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Noël à Ouarzazate

Posté par lesamisdegg le 20 décembre 2014

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Ce matin là de décembre 1974 , après une nuit passée sous une mince toile de tente, l’eau était gelée dans les tuyaux du camping.

Sous un ciel plombé l’arrivée dans l’oasis de Ouarzazate ressemblait à la visite d’un décor de péplum enfoui sous la poussière grise de l’oubli .Afin de découvrir le paysage, la montée au bordj du super-caïd s’imposait pour avoir le point de vue le plus large.

Du haut de ce promontoire, le ciel enturbanné de promesses de neiges couvrait l’antique casbah . Au pied de celle-ci la poussière recouvrait les rares cabanes et boutiques à souvenirs qui longeaient l’unique rue de ce misérable bled abandonné du Malik et des dieux. C’est sur ce serpent de poussière qu’un manège de « pijo » soulevait une brume de terre pour en faire don au ciel , telle une moderne course de chars dans l’arène .

Interloqué par cette course du bas sonorisée par les ronflements de moteurs, mais aussi par les klaxons bloqués, je me demandais ce qui avait bien pu déclencher cette évidente manifestation de joie. La poussière et le bruit faisaient songer à une burlesque fantasia, une cavalcade sans l’odeur du baroud. Me tournant vers le moghazni de garde devant l’entrée du bordj je lançais ce dialogue :

-ah si moghazni, achnou ada ? foutbol diel maghrib meziane, oula Malik i mout ?

-m’sieur gendarme que ce passe-t-il ? victoire pour le foot marocain ou le roi est mort ?

-ada ? ci nouel m’ssio !

-ça c’es Noël, m’ssieu !

Publié dans ARTS et LETTRES | 1 Commentaire »

FELLAGHA

Posté par lesamisdegg le 8 mars 2013

« Fellagha »

Quand ma pensée s’en va vers l’Afrique du Nord,

Je me sens, tout d’un coup, bourrelé de remords.

Que l’Algérie soit une province française,

C’est évident, bien sûr, bien qu’à tous ça ne plaise.

Que des hommes aient fait d’un bled qui n’était rien,

Ce beau pays algérien,

Nul ne peut dire le contraire…

Seulement, ces temps-ci, il faut compter, là-bas

Avec un mécontent, un certain fellagha.

Et, petit fellagha, c’est à toi que je pense

En voyant ta rancune à l’égard de la France.

J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation

Me décide à venir te demander pardon.

Oui, pardon, fellagha, pardon pour mon grand-père

Qui vint tracer des routes et labourer la terre.

Il est tombé chez toi, il a tout chamboulé.

Où poussaient des cailloux, il a foutu du blé.

Et, mettant après cela le comble de l’ignoble,

Où poussaient des cailloux il a fait un vignoble

Pardon, cher petit Fellagha,

Oh, pardon de tous ces dégâts.

Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)

N’était pas seul de son espèce.

Ces autres scélérats ont bâti des cités,

Ils ont installé l’eau et l’électricité.

Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence,

Puisqu’avant qu’arrive la France

Tu n’avais, en dehors de la Casbah d’Alger,

Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.

Et tu t’éclairais à l’huile.

Nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.

De l’électricité, là encore soyons francs,

Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant.

Tu t’es habitué à ces choses infâmes

Mais à regret et la mort dans l’âme

Stoïquement, d’ailleurs, supportant ces malheurs,

Avec courage et bonne humeur.

Mais tu engraissais, mais de mauvaise graisse

Car tu prenais le car (une invention traîtresse),

Ce même car que, pris d’un délire divin,

Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.

Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,

Tu n’es pas au niveau des Arabes du Caire

Tu gâches et tu vis mieux qu’un fellagha égyptien.

À quoi Nasser … Nasser a rien

Nous avons massacré les lions, les panthères,

Nous avons asséché les marais millénaires.

Les moustiques sont morts. Les poux, De Profundis.

Nous avons tout tué, jusqu’à la Syphilis.

Ah! Pardon, Fellagha, pour tous ces carnages.

Nous avons fait tout cela, c’est bougrement dommage.

Car si d’autres idiots l’avaient fait, inspirés

C’est nous qui maintenant, viendrions vous libérer,

Et bouffer les marrons cuits pour ces imbéciles.

C’aurait été moins long et beaucoup plus facile.

Bien pardon, Fellagha, de t’avoir mieux nourri,

Et d’avoir à tes pieds nus, mis (oh maladresse),

Des souliers…

Dont tu voudrais nous botter les fesses.

Pierre Jean Vaillard

Publié dans ARTS et LETTRES, TERRORISME | Pas de Commentaires »

Alger la blanche, entre Casbah et Dallas

Posté par mdame le 4 septembre 2009

Alger la blanche, entre Casbah et Dallas dans ACTUALITE casbah_Alger

COPIE d’un article de Thierry Oberlé, envoyé spécial du Figaro à Alger
   

 

Classé par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, le quartier de la casbah est en ruines. Il ne reste que quelque 900 bâtiments debout, soutenus pour la plupart par des madriers. Les autres se sont effondrés comme des dominos. 

«L’État déclare du bout des lèvres qu’il va sauver la casbah mais il n’y a pas de véritable volonté politique»

La ville est un gigantesque chantier. Des investisseurs des pays du Golfe construisent un nouveau port, les Français terminent le métro, des armées de Chinois bâtissent à la va-vite des logements sociaux. Alger change grâce aux pétrodollars. La capitale est riche mais ses habitants sont dans leur grande majorité plongés dans la pauvreté. C’est le paradoxe des années Bouteflika, cet autocrate qui, après dix ans de gouvernance, devrait être réélu jeudi à la tête de son pays. La rente des hydrocarbures a servi à rembourser la dette publique, mais pas à venir en aide aux démunis via des créations d’emploi. L’État dispose de 140 milliards de dollars de réserve de change, mais l’économie informelle domine.

Dans la baie à la lumière si particulière mouillent des dizaines de cargos.

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Publié dans ACTUALITE | 2 Commentaires »

La Casbah d’Alger

Posté par mdame le 27 juin 2009

Les ruelles étroites, les cafés maures, les odeurs fortes, les bordels, Jean Gabin dans  » Pépé le Moko « , la bataille d’Alger… Au-delà des souvenirs exotiques et tragiques de la Casbah, il y a le dernier carré d’une ville corsaire. Tout ce qui reste d’Alger d’avant la conquête française.La Casbah d’Alger suscite des images contrastées, familières ou exotiques, scandaleuses ou tragiques. Ce sont les ruelles étroites aux odeurs fortes, les cafés maures avec leur jasmin et leur basilic, les bordels et Jean Gabin dans le rôle de  » Pépé le Moko « , maquereau au grand coeur.                                                                                                                     C’est la  » bataille d’Alger  » en 1957, quand les paras du général Massu, pour empêcher les attentats urbains, s’acharnent, par la torture, à découvrir les caches du FLN (Front de libération nationale). La Casbah, qui paraissait impénétrable, fut alors un piège mortel pour Larbi ben Mehidi, Hassiba bent Bouali, Ali la Pointe…

Mais la Casbah représente aussi un précieux patrimoine architectural, car ce quartier est tout ce qui reste de la cité d’avant la conquête française.
Au reste, le terme de Casbah est impropre. Il ne devrait s’appliquer qu’au château qui domine l’agglomération. Les Français l’ont étendu à toute la ville  » mauresque « , qu’ils ont considérablement mutilée. Des cinquante hectares qu’elle occupait, dix-huit seulement sont à peu près préservés. Ils forment le dernier lambeau d’un passé méconnu.
Ce passé n’est pas très ancien. On peut égrener le chapelet des maîtres d’Alger – Carthaginois, Romains, dynasties berbères ou arabes – peu importe, car la ville a ‘été modelée par deux armées : celle des Turcs qui se sont installés en 1529 pour trois siècles, et celle des Français qui sont arrivés en 1830 et partis, comme on sait, en 1962. La Casbah représente donc la ville de 1529 à 1830, entre la citadelle et la mer, largement rebâtie après le tremblement de terre de 1716.
C’était le temps d’Alger  » la blanche « ,  » la bien gardée « . Un joli coup d’œil : sur un rocher au bord de la mer, une dégringolade de maisons bien chaulées, cerclées d’un rempart rouge quiLa Casbah d'Alger dans LIEUX empêche les coups de main et recèle les prises des corsaires. Pas de faubourgs, mais des forts isolés et, clairsemées dans la verdure, des maisons de campagne. Alger est une ville de proie et elle ressemble, couleurs et lumière en plus, à d’autres ports qui jouent le même rôle, Saint-Malo par exemple.
 

 

 

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