chant pour OUHARAN

Posté par lesamisdegg le 5 juillet 2017

le massacre des inocents

le massacre des innocents

Cruel de lumière et de vie,

L’astre de nos jours

S’arrête surpris,

Car on fauche le blé de Numidie.

 

Une clameur atroce

En Ouharan s’élève,

L’humaniste enfant de Mondovi

Nous l’avait prédit,

La Peste est arrivée.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Ivre de sang et d’instinct

Le renard chrysoprose hurle à la colombe,

De son clavier aigu

Son chant mortel.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan

Le simoun dans les oliviers

Roule les rameaux dans le sable,

Et emporte dans les pins

Les promesses des parjures.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan

L’air apporte aux sirènes hideuses

Le chant du rossignol de nos veines,

Et le hennissement de la cavale blanche

Qui répand la liqueur de vie.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Des coquelicots naissent

Dans la poussière d’or,

Lorsque des enfants meurent

Là où des mères pleurent.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

La sueur de neige inconnue

S’empare du peuple naïf,

Trop surpris

Qui tue dans les artères de l’âme.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Sous le regard de Notre Dame de Santa-Cruz

Par ses pasteurs abandonnés,

L’humain troupeau agonise

et perd, un instant, sa confiance en l’avenir.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

La blessure brûle comme un soleil,

Déjà la gangrène arrive au loin,

Et le vent, qui soulève les suaires absents,

Porte enfin, au Monde la détresse du Peuple .

 

Alors à cinq heures précises à Ouharan

S’identifiant au Christ Martyr

Le peuple écoute respirer la mer apaisée,

Et un chœur de voix secrètes crier aux cieux 

Barka ! Basta ! Assez !

 

Oui à cinq heures précises en Ouharan,

Assez de désillusions pour perdre le paradis de Dieu,

Assez de morts pour oublier Ouharan,

Assez d’horreurs pour gagner le ciel de l’Homme,

Assez de sang pour redonner la Vie.

 

Ouharan, personne ne te connaît,

Car ils croient que tu es morte à jamais

Comme tous les morts de la Terre,

Etouffée sous le sang, étouffée sous la peur

Sans vie, sans fierté, sans honneur.

 

Ouharan, personne ne te connaît,

Nos enfants perdent ton souvenir,

Et la nature voudrait t’oublier,

Mais les défis de l’Homme Sont trop proches des cieux.

 

Ouharan, personne ne te connaît

Mais je chante pour toi les murs trop blancs,

Mais je chante pour toi la peine trop noire,

Mais je chante pour toi la tourmaline et la malachite,

Mais je chante pour toi le saphir et la turquoise…

 

Car le chant de l’Homme jamais ne s’arrête

Et porte au monde, ma Patrie perdue,

Cette lumière aveugle de vie,

Le cri d’espoir de la liberté exilée

Ouharan ! Ouharan ! Ouharan !

 

SOL 1968 07 05

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Le combat de la MACTA

Posté par lesamisdegg le 25 juin 2017

Le Combat de la Macta

27 06 1835

27 06 1835

 se déroule du 26 au 27 juin 1835 dans la forêt de Mouley-Ismaël, près de l’oued Sig et oppose les forces françaises aidées par deux tribus, Douair et Sméla, aux Arabes qui disposent de 8 000 cavaliers et 4 000 fantassins.

Ne pouvant plus résister aux assauts arabes, les hommes du général Trézel battent en retraite le 26 juin. Un second repli est également amorcé à Arzew, mais les forces de Trézel sont prises de vitesse. Les cavaliers arabes, qui sont plus rapides, plus mobiles et surtout plus nombreux, bloquent les Français au défilé de la Macta. La Légion étrangère réussit à contenir l’ennemi et à le repousser, mais les Arabes poursuivent leurs attaques.

Le lendemain, 27juin, ils tendent une embuscade dans le marais de la Macta, formé par le confluent de deux cours d’eau : le Sig et l’Habra, entre la rivière et la forêt. Les lourds chariots du convoi sont éventrés et les blessés de la veille égorgés, tandis que les troupes d’escorte sont anéanties. Une nouvelle intervention des légionnaires est décisive : la colonne est dégagée et la voie libre vers Arzew, mais l’attaque des cavaliers arabes coûtent cher aux forces françaises. Ces dernières déplorent la perte de 52 tués et 189 blessés.

En novembre 1837 quelque temps après le Combat du Sig, les soldats noirs (tribus Douair et Sméla) hommes et femmes, bien que noirs, étaient considérés comme des prisonniers échangeables en tant que personnes par l’armée française, alors qu’ils étaient considérés comme des biens matériels par les musulmans.

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ORAN mai 1962

Posté par lesamisdegg le 28 mai 2017

LA DERNIĖRE COMMUNION

 

Qu’elle était radieuse l’aurore de ce dernier dimanche de Mai 1962 à Oran !… Le ciel était tout blanc, d’une blancheur de gaze, où scintillaient des gouttelettes nacrées, pluie d’atomes lumineux dont la chute emplissait l’éther d’une immense vibration qu’on aurait dit minuscule. Tel une plume blanche, un nuage solitaire se courbait au-dessus de la ville, cette ville, hier si gaie, si propre, si belle qui, aujourd’hui, avait le visage gris des malades incurables, des cancéreux à quelques jours de leur mort.

Avec le mois de Mai étaient revenus les cortèges immaculés des premiers communiants, et dans cette époque de violence et de haine, il n’y avait rien de plus émouvant que ces enfants graves et recueillis, rayonnants de foi et vêtus de la blancheur des lys.

Parmi eux, se trouvait Sophie Dubiton, amputée d’une jambe et qu’on portait dans le cortège des communiantes. Elle avait été l’une des premières victimes du « boucher d’Oran », le général Katz, commandant le secteur autonome d’Oran qui avait donné la consigne à ses troupes essentiellement constituées de « gens sûrs », en l’occurrence de gendarmes mobiles, « de tirer à vue sur tout européen qui aurait l’audace de paraître sur une terrasse ou un balcon lors d’un bouclage ».

Les premières victimes du « boucher d’Oran » furent deux adolescentes de 14 et 16 ans : Mlles Dominiguetti et Monique Echtiron qui étendaient du linge sur leur balcon. Elles furent tuées par les gendarmes. Les projectiles d’une mitrailleuse lourde de 12/7 traversèrent la façade et fauchèrent dans leur appartement, Mme Amoignan née Dubiton, dont le père était déjà tombé sous les balles d’un terroriste du FLN, ainsi que sa petite fille, Sophie, âgée de deux ans et demi et sa sœur, Frédérique, âgée de treize ans qui, atteinte à la jambe, eut le nerf sciatique arraché et dut être amputée.

Pourquoi lui refuser, malgré l’atrocité de la situation, le droit à la robe blanche et à la douceur de la cérémonie ? Elle n’aurait pas compris, elle, petite victime innocente, quelle nouvelle punition on lui imposait après tant de souffrances imméritées.  Alors, toute parée, superbe dans ces blancheurs d’étoffe qui l’entouraient comme d’un rayonnement de candeur, Frédérique, se sentait enveloppée d’amour, réchauffée par les sourires lumineux de ses voisins et amis qui lui témoignaient leur tendresse et l’astre radieux, semblait une pluie d’or qui ruisselait de ses mains fines.

Et cette vision insolite de ces enfants encadrés de C.R.S !… parce que leur quartier étant bouclé par suite d’une perquisition générale, on n’avait pas le droit d’en sortir, sinon avec ces charmants messieurs. C’était grotesque et digne d’Ubu Roi ! Ces petites filles parées de blanc, se rendant vers l’aumônerie du lycée, ridiculisaient par leur innocence la faconde de ces matamores qui les accompagnaient d’un air soupçonneux. Pensez donc, si elles allaient emporter sous leurs voiles les tracts et les armes de l’OAS ! On massa les enfants, place de la Bastille, avec les mitrailleuses braquées sur eux. Et le chanoine, sur le devant de son église, bénit les communiants en disant :

« Aujourd’hui, pour venir ici vous avez dû franchir les armées ; vous avez franchi les armées de Satan ! Ne l’oubliez jamais ! Que cela vous reste comme le symbole, l’exemple de ce que vous devrez toujours être prêts à faire : franchir les armées du démon pour venir à la maison de Dieu. »

Après cette déclaration, le chanoine fut arrêté…

José CASTAÑO

mai 1962  la dernière communion

mai 1962
la dernière communion

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Pélerinage de l’Ascencion à Oran

Posté par lesamisdegg le 25 mai 2017

Les bonnes coutumes ne se perdent pas, à cela près que les pèlerins 1936 ne ressemblent en rien à leurs frères des années précédentes. Il n’était que de voir la majeure partie d’entre eux pour deviner le vœu qui avait été fait par tous les fervents de N.D. de Santa-Cruz :

« Si Dubois est élu, avait dit le chef de la famille, nous irons tous à pied remercier la vierge Marie. »

Et de fait, c’est au chant de l’Internationale que la plupart des fidèles se lancèrent à l’assaut de la chapelle, magnifiquement décorée pour la circonstance d’une faucille et d’un marteau gigantesques. Un peu partout, on croisait des groupes de jeunes hommes dont la pochette rouge n’excluait pas la foi. En ce jour de l’Ascension, ils s’en allaient au Fort ou à là Chapelle afin de graver sur la pierre, à l’aide d’un petit canif, la faucille et le marteau qui remplacent aujourd’hui le cœur traversé d’une flèche de nos jeunes années.

Tout près de la petite église, notre charmant confrère Paul Saffar, de Pathé-Journal, escorté d’un bataillon de jolies femmes « tourne » la montée des pèlerins. C’est la première fois qu’une firme cinématographique envoie un reporter pour filmer une actualité en notre ville. Et avant quinze jours, les Oranais pourront revivre, sur l’écran du Régent, les heures traditionnelles de l’Ascension.

Sous la voûte de la Chapelle, où ça sent la cire qui brûle et l’aisselle qui transpire, les fidèles se pressent. Il s’agit d’acheter des bougies préalablement bénites. Près de moi, une brave femme proteste :

« Mira que abuso ! A franco la vela ! Y tampoco da timbres de La Ruche ! »

- Regardez quel abus. Un franc la bougie et il ne donne même pas de timbres « La Ruche ».

La messe a lieu sur l’esplanade supérieure. C’est comme qui dirait, une messe-camping. Le prédicateur nous apprend que nous montons à Santa-Cruz pour remercier le Seigneur d’avoir sauvé Oran de la Peste de 1849. A cette époque, dit-il, la peste et le choléra faisaient des ravages dans notre population. Alors qu’Oran ne comptait que 25.000 habitants, on enregistrait 60 décès par jour. Les médecins ne pouvant rien contre le fléau, les autorités de la ville décidèrent de tenir un grand Conseil. Il y avait là le Préfet, l’Evêque et le Maire d’alors. Il y avait aussi le général Pélissier. Tout à coup, le général Pélissier se leva :

« Bougre d’andouille I s’écria-t-il cri s’adressant â l’évêque, il faut que ce soit moi qui trouvé le truc ! Ce n’est pourtant pas difficile ! On va monter à Santa-Cruz une statue de la Bonne Mère et on fera une procession. Avec ça, fini le choléra. »

Bravo, opina l’évêque; et en tous cas, si ça ne prend pas, on aura tout de même eu l’occasion de faire quelques quêtes.

Et aussitôt dit, aussitôt fait. Les malheureux qui se privaient de manger pour payer un médecin non estampillé par l’Eglise, versèrent à Monseigneur le prix d’une visite. On fit faire une vierge grandeur nature et, au cours d’une procession monstre, on la porta à Santa-Cruz.

Là-dessus, l’évêque chanta. Tout de suite après -c’était fatal- la pluie tomba. Et quand les Oranais descendirent en ville, c’était fini. Oran était sauvé !

Mais hélas, mes très chers frères, continue le collègue de l’Abbé Lambert, nous subissons aujourd’hui un mal beaucoup plus grave que la peste et le choléra. C’est l’odieuse révolution qui fait des ravages considérables de par le monde et qui menace d’exterminer l’univers si nous ne réagissons pas. Mes très chers frères, méfiez-vous des révolutionnaires comme de la peste et du choléra, et demandez tous à la Sainte-Vierge de nous préserver de ce nouveau fléau. Ainsi soit-il, préparez-vous pour la quête !

Une heure après, le même curé parcourait les sentiers qui entourent la chapelle, et, agitant une petite sonnette, il appelait les fidèles à intervalles réguliers : Tout le monde sur l’esplanade pour la messe ! Je pensais à un steward qui appellerait les passagers d’un transatlantique à l’heure de midi : Deuxième service pour les secondes ! Au fond, ne se ressemblaient-ils pas comme des frères, et ne nous mènent-ils pas tous les deux en bateau ?

Fortuné LEBIDOIS, ancien enfant de chœur

Oran spectacles… Hebdomadaire satirique

 

Pathé-journal

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procession

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cierges

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chapelle

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CRACCIATORE « jeune » ou le cracheur d’Alger

Posté par lesamisdegg le 7 mai 2017

 

Honni soit qui crache !

texte et dessin de  Jean BRUA

texte et dessin de Jean BRUA

Après les « costumes de l’haine » des z’hérauts de l’anticouillonialisme, nous voici sous le déluge de cracheurs algériens haut-placés.

Dodièze n’étant pas homme à ouvrir le parapluie, voici, en exclusivité de fin d’année, la salve rabiatique qu’il tire en l’honneur de la réélection du président le plus expectorant de la nouvelle Algérie.

DODIÈZE – T’l'as pas connu çuilà de Blida qu’on l’appelait Guillaume Tell par rigolade ?

J.-B. – Non, mais j’aimerais savoir ce qui – à part la proximité de l’Atlas blidéen du même nom – lui avait valu un sobriquet aussi flatteur. Était-il champion de tir à l’arc ? à la pipe de terre ? au taouette (1) ? à la boule de pétanque ?

DODIÈZE – Ouallou partout. Guillaume, c’était son vrai prénom. Mais « Tell », pasqu’il était le nass de nass (2), pas de tout ça que tu dis toi, mais d’une autre chose de la cour d’école ou de la rue que c’était pas non plus le foot, les noyaux z’abricots, les billes ou le gendarme-voleur…

J.-B. – Diable ! Je bous de savoir quoi…

DODIÈZE – Tu bous, mais tu brûles pas… Y alors ?… Non ? Eh ben, t’i'as jamais fait le concours de crachat, toi ? C’est pas la peine que t’i'es-t-allé à l’école plus longtemps que moi !

J.-B. (vesqué) – Permettez, permettez ! Je suis encore capable de tirer à quatre mètres sans élan…

DODIÈZE – Quat’ mèt ! Zec (3) ! Mon pôve, au moins le doube i’faisait, le canon à mollards de Tell, a’c le claquement d’la langue – plop ! – comme un coup d’percuteur ! Le roi du glaviot, il était, à Bablouette ousque son père i vendait des balais, des brosses et des serpillières, assaoir si c’était pas pour nettoyer ça qu’i salissait le fils. Et en pluss d’la longueur, j’te dis pas la précision : la toupie en marche, les mouches au vol, le trou de serrure, qu’est-ce qu’il était pas capabe à flinguer, rien qu’a'c la bouche !

J.-B. (retournant le ricanement) – Ben voyons ! Et aussi la pomme sur la tête d’un copain, non ?

DODIÈZE (choqué) – La pomme, non ! Ça l’aurait été mal élevé, dégoûtant. Mais la cocotte en papier, en tir direct, à trois mèt’, i te la lévait de la tête kif-kif un chapeau. (Soupir) Le pôve Guillaume, il a resté à Saint-Ugène (4). En tout cas, i serait content de oir que son sport, lui, il est pas mort. Et même qu’il a venu international.

J.-B. – Ne me dites pas que la discipline va entrer aux Jeux olympiques. Je plaindrais les juges et les arbitres…

DODIÈZE – Justement, question d’arbitres. Chouf (5) l’affaire Barthez. La vérité, c’est que quand il a craché dessur l’arbitre marocain, il était hors-jeu.

J.-B. – Que me chantez-vous là ? Un gardien de but ne peut pas être hors-jeu.

DODIÈZE – Au foot, non, mais à la crache, oui. À moins d’un mèt, antantion le sifflet ! S’il aurait craché d’un peu pluss loin, le fartass (6), jamais l’arbite il tape le rapport à la Fédération et y’a plus le coup de suspension et les travails forcés…

J.-B. (corrigeant) – Travaux d’intérêt général.

DODIÈZE – Si tu veux. En tout cas, à ça qu’on m’a dit question des intérêts générals, tous les petits des écoles de foot ousqu’il a travaillé aouf (7) Barthez pendant six mois, i z’ont profité d’la leçon : de tant qu’i se sont entraînés dessur les silhouettes en carton, pas un i rate un arbite à trois mèt’, méteunant !

J.-B. – Je suis content de voir que votre sens de la dérision est intact. Votre version de l’affaire Barthez pourrait servir de mot de la fin…

DODIÈZE – Mot de la fin, minute. On l’a pas encore parlé du champion toutes catégories.

J.-B. – Plus fort que votre « Guillaume Tell » et que Barthez ?

DODIÈZE – Ou’Allah (8) ! Un qu’il est capabe à cracher par-dessur la mer sans fatiguer, comme si ça s’rait une mitrailleuse Hoskitch que sa bande de cartouches elle traîne jusqu’ à Tamanrasset, au moinss ! P’touh ! dessur la France ; p’touh ! dessur les z’harkis ; p’touh ! dessur les Pieds-Noirs. Plus mouillé que nouzôtres, tu meurs noyé comme si ça s’rait de l’ouragan Katrina ! Qué rabia que tout le monde i font semblant de rester secs de cette baffagne ! Dommage qu’il est plus là mon copain Tell pour la réponse, ou alors ce cracheur talien que ton père il avait inventé dans le jornal pour se payer la tête à Mussolini, en 1943, tu t’arapelles ?

J.-B. – Bien sûr. Il l’avait appelé Cracciatore (9).

DODIÈZE – Eh ben oilà. Pendant la guerre on l’avait Cracciatore. Méteunant que c’est la paix, on l’a son modèle réduit : Pouh ! teflika !

Jean BRUA

Splications

1) Taouette : contraction de tire-boulette (lance-pierre à élastique)

2) Nass de nass : as des as  3) Zec ! (ironique) : mazette !

4) Saint-Ugène (pour Saint-Eugène) : principal cimetière européen d’Alger

5) Chouf : vois, regarde 6) Fartass : chauve 7) Aouf : gratis 8) Ou’Allah : sur Dieu ! (ma parole d’honneur)

9) Cracciatore : cracheur mythique de l’armée mussolinienne dont Edmond Brua avait fait le héros d’une fable.

Les chroniques de Dodièze (1999-2005) ont fait l’objet d’un recueil (QUÉ RABIA !) aux éd. Jacques Gandini

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SETIF 8 mai 1945

Posté par mdame le 6 mai 2017

C’est jour de marché, De nombreux indigènes venus des douars voisins emplissent les rues. Vers 7 heures, un rassemblement se forme devant la mosquée. La troupe scoute musulmane Kechafat el-Rayat est autorisée à défiler pour se rendre au monument aux morts. Vers 8 h 30, elle se met en marche, suivie par un cortège de 7 à 8 000 personnes. Vers 9 heures, le cortège arrive rue de Constantine où il se heurte à un barrage de police. Le commissaire central somme les manifestants de faire disparaître les pancartes séditieuses. Sur leur refus, la police essaie de s’en emparer. C’est le signal de la bagarre. Des coups de feu éclatent. Le cortège se disperse et les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de pistolet, de couteau ou de bâton les Européens rencontrés dans les rues ou assis à la terrasse des cafés. On entend les cris de N’katlou ennessara! (tuons les Européens). Les femmes poussent de stridents  » you-you  » Rue Sillègue, M. Deluca, président de la délégation spéciale, s’efforce de calmer les excités. Il est abattu. D’autres meurtres sont commis. Quand, vers midi, l’ordre est rétabli, on relève dans les rues vingt et un cadavres d’Européens. D’après le procès-verbal détaillé, on voit que treize de ces cadavres ont le crâne complètement enfoncé, un est éventré et un autre émasculé.

 

Dans l’après-midi, les troubles s’étendent au nord de Sétif. A El-Ouricia, à12 kilomètres, l’abbé Navarro est abattu. Aux Amouchas, à 10 kilomètres plus au nord, les maisons européennes sont pillées, mais leurs habitants ont pu fuir. À Périgotville, les insurgés pénètrent dans le bordj et s’emparent de 45 fusils Lebel et de 10 000 cartouches, puis ils attaquent les Européens et pillent leurs maisons. Au soir, quand le village sera dégagé, on relèvera douze cadavres sauvagement mutilés. A Sillègue, le garde champêtre, M. Mutschler, est tué ainsi que sa femme et le cantonnier. Les maisons européennes sont pillées, puis incendiées.A La Fayette, de gros rassemblements d’indigènes se forment, mais sur l’intervention de l’administrateur, aidé par des notables musulmans, les attroupements se dispersent.Il n’en est pas de même, malheureusement, à Chevreul, à 60 kilomètres au nord de Sétif. A 2 heures du matin, le village est pillé et incendié. La plupart des Européens s’étaient réfugiés à la gendarmerie ; mais ceux qui ne l’avaient pu sont massacrés et mutilés. Le lendemain, quand les secours arriveront, on trouvera cinq cadavres, dont ceux de trois hommes émasculés: le garde forestier Devèze et les agents des Ponts et Chaussées Coste et Bovo, et ceux de deux femmes : Mme Deveze et Mme Bovo, celle-ci mutilée des deux seins. En outre, quatre femmes ont été violées, dont Mme Ruben, âgée de 84 ans, Mme Grousset et sa fille Aline, âgée de 15 ans. Pour ce premier jour, on dénombrera au total, dans la subdivision de Sétif : 84 tués, dont 13 femmes.

Le peloton de la garde arrive à Sétif à 15 h 30. On lit dans le journal de marche de l’unité :  » De Sétif, le half-track du capitaine Mazucca repart immédiatement pour dégager Périgotville, qui est encerclée. Son arrivée dans Périgotville coupe court au massacre. A l’arrivée du lieutenant et de sa petite troupe, les assaillants se retirent dans le djebel. Le lieutenant Bentegeat, est dirigé sur Aïn-Abessa, à 18 kilomètres au nord de Sétif. Quand il y parvient, vers 1 heure, la situation est la suivante: depuis la veille au soir, le bordj, où la population européenne s’est réfugiée et dont la défense a été organisée par le chef de brigade de gendarmerie, est assiégé par un millier d’indigènes conduits par Debache Seghir, membre influent des  » Amis du Manifeste « . Ils arrosent le bâtiment de rafales de mitraillette et de coups de fusil. A l’arrivée du lieutenant et de sa petite troupe, les assaillants se retirent». Une patrouille envoyée dans le village délivre la famille Heyberger, également assiégée dans sa maison. La patrouille arrête plusieurs des assiégeants, pris les armes à la main, dont le secrétaire général des  » Amis du Manifeste « . En fouillant le village, on découvre le cadavre de M. Fabre, tué à coups de pistolet et de gourdin.

 

Autre délivrance: le 9 au matin, le lieutenant Poutch est envoyé avec un petit détachement sur Kerrata. Il fait irruption dans le village en plein massacre ! Son arrivée y met fin. On lit dans, son rapport :  » Nous trouvons cinq cadavres, dont ceux du juge de paix, M. Trabaud, et de sa femme. Vingt personnes se trouvent sur le toit d’une maison en flammes. Je réussis à les sauver, et, après avoir dispersé à la mitrailleuse les assassins, je rassemble la population européenne au château Dussaix, sous la protection des gendarmes.  »

Autre sauvetage de justesse celui de Chevreul. Nous avons vu que, le 8 mai, les habitants européens, qui avaient échappé au premier massacre, s’étaient réfugiés à la gendarmerie, où se trouvaient en dépôt les armes du centre de colonisation. Les deux gendarmes du poste les avaient distribuées aux hommes. La gendarmerie fut investie et le siège commença. Pendant toute la journée du 9, les insurgés, postés aux alentours, tirèrent sur les fenêtres. Ils coupèrent la conduite d’eau, privant les assiégés d’eau potable. Dans la soirée du 9, ils parvinrent à s’emparer du rez-de-chaussée. La défense se concentra alors au premier étage. Ce n’est que le 10 au matin qu’arrive devant Chevreul le détachement du commandant Rouire (une section de half1racks et une compagnie de zouaves). Le commandant envoie une section à l’est du village et une autre à l’ouest pour le cerner. La section de l’est met en fuite les rebelles et capture des bourricots chargés de tapis et autre butin, que les pillards abandonnent.

 » J’entre moi-même dans le village avec les half-tracks, relate le commandant, et je marche sur la gendarmerie.

A notre arrivée, la joie et l’émotion sont intenses. Les habitants, hommes et femmes, sont émus jusqu’aux larmes d’avoir été sauvés in extremis, car les rebelles avaient déjà répandu de l’essence au rez-de-chaussée.  »

 

Colonel Adolphe GOUTARD

 

NB : Certes, la répression a été dure, mais les moyens dont disposait celui qui était chargé d’arrêter les meurtres d’Européens et les actes de sauvagerie qui les accompagnaient et de rétablir l’ordre et la sécurité dans un immense pays, étaient extrêmement réduits.

Colonel Groussard :  » Une répression est d’autant plus sévère que les moyens sont faibles »

Mais ces événements allaient servir à la propagande des excitateurs des foules musulmanes.  » Lancé par la radio du Caire, le mythe de la  » répression massive ayant fait des dizaines de milliers de victimes innocentes » fut sans cesse repris, par la suite, au point de convaincre le monde de son effroyable réalité. A la fin des troubles, si ceux-ci s’étaient clos par un véritable massacre de musulmans, on n’aurait pas vu chose tout à fait exceptionnelle -le cadi de Constantine venir inviter le général Duval, de même que le général Henry Martin, de passage, assister à la cérémonie organisée à la mosquée pour remercier le  » Tout-Puissant d’avoir rétabli la paix « . Et la cérémonie se déroula sans incident, dans le plus grand recueillement.séttif mai 1945k

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MARGUERITTE avril 1901: l’héroïque institutrice

Posté par lesamisdegg le 26 avril 2017

L’héroïque madame Goublet

En 1901, il y eut en Algérie, dans la province d’Alger, une révolte des indigènes, qui atteignit de graves proportions au village de Margueritte. Mme Goublet, l’institutrice, réussit, par son courage et son sang-froid, à préserver de toute atteinte les enfants et les femmes qui étaient accourus chercher un refuge dans l’école.

Il était une heure. La cloche de l’école venait de sonner la rentrée, quand un cri retentit : « Les Arabes se révoltent ! »

Aussitôt l’institutrice ordonna à ses élèves de regagner leurs places et, s’asseyant elle-même à son bureau comme d’habitude, elle leur dit «  Soyez tranquilles ! Avec moi, vous n’avez rien à craindre. » Il y avait là soixante enfants, dont trente fillettes de dix à quatorze ans, exposés aux pires dangers.

On entendait à quelques pas les vociférations des forcenés qui, en quelques minutes, avaient déjà commis plusieurs assassinats et qui saccageaient et pillaient. Les détonations des armes, le tumulte de la rue, le fracas des portes, des volets, des meubles brisés dans les habitations assaillies, achevaient de produire l’épouvante et l’effroi. Dans la classe, pas un mouvement, aucune parole ; tous les regards étaient dirigés vers la maitresse, qui demeurait calme, s’efforçant d’inspirer aux autres une confiance qu’elle n’avait pas.

Le logement de l’institutrice a subi deux attaques. Les portes gardent l’empreinte d’une balle, les marques des pesées exercées au moyen d’une barre à mine. Les Arabes, tout d’abord, s’emparèrent du cheval de M. Goublet et forcèrent celui-ci à les suivre.

Vers deux heures, un des révoltés qui tenait une auberge indigène à Margueritte, pénétra dans la classe, brandissant au-dessus de sa tête la hache qui lui avait servi à forcer la porte. A cette vue,  les femmes et les enfants poussèrent un cri, un seul, formidable et terrible. Mme Goublet leur imposa silence : « Que veux-tu ? dit-elle au chenapan. Le fusil de ton mari. Tu l’auras » .Et le prenant par le bras, elle l’entraina dans ses appartements. L’Arabe, muni de l’arme, traversa de nouveau la salle et, devant tous, l’institutrice lui fit promettre de respecter l’école.

Une heure plus tard, il y eut encore dans la classe un moment de véritable terreur. Des rebelles à cheval et armés jusqu’aux dents se plantèrent devant l’école et, du haut de leurs selles, par les fenêtres, essayèrent de voir dans l’intérieur. Qu’allaient-ils faire ? Il fallait mettre fin à ce supplice, Mme Goublet sort, va droit aux cavaliers : « Que voulez-vous ?  De l’argent ? Vous savez bien que je suis pauvre. Tiens, toi, Moktar, voilà un sou, va prendre une tasse au café maure » .Les brigands déconcertés, s’éloignèrent en riant

Ce ne fut que vers cinq heures que les malheureux que l’école abritait, entendant la fusillade et voyant les révoltés fuir au triple galop de leurs montures, comprirent que les troupes étaient arrivées et qu’ils étaient enfin sauvés. Les parents vinrent à la hâte chercher leurs enfants et pleurèrent de joie en les retrouvant sains et saufs.

 

Le Vétéran 03 1912

l'hérïque institutrice de Margueritte

l’héroïque institutrice de Margueritte

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Le CABASSETTE et le COUFFIN

Posté par lesamisdegg le 17 avril 2017

Au fond d’un placard, le cabassette et le couffin s’ennuyaient beaucoup. Depuis qu’ils avaient quitté leur pays natal, ils ne sortaient plus du tout. Alors, ils se racontaient des histoires pour tromper leur ennui, surtout celles qui parlaient de leurs anciennes et nombreuses sorties, quand ils accompagnaient la famille au marché, en forêt ou en bord de mer.

 

Ainsi, à Pâques, on les remplissait de ce qu’il y avait de meilleur sur terre ; le cabassette disait qu’il transportait la soubressade, la calentica, le boutifar, les poivrons grillés, les anchois, les dattes et les figues sèches, les cocas, les mantécaos, sans oublier le bon selecto et le fameux Mascara.

 

Le couffin se vantait d’être plein de zlabias au miel, de douces oreillettes, de makrouts, de la belle mona, sans oublier les succulents rollietes. Ils étaient tellement lourds qu’ils n’en pouvaient plus, surtout s’il fallait tenir jusqu’à la forêt de Sidi-Ferruch ou la montagne des Lions, pleines de monde.

 

Là, au milieu des cris de joie, on commençait à les vider, les tramousses et les variantes étaient sortis en premier car, avant le repas, on sirotait bien sur l’anisette traditionnelle en trinquant à la bonne santé de tous.

 

Puis, au milieu d’une joyeuse ambiance, on déballait tout, et chacun se servait, tous les membres de la famille pouvaient commencer à se régaler.

 

Dans la soirée, pour le retour à la maison, le cabassette et le couffin maintenant si légers, pensaient à faire les courses dès le lendemain matin ; ils continueraient ainsi à déambuler dans les allées du marché où ils seraient remplis de ces bonnes choses qui faisaient leur fierté.

 

Bien longtemps après, alors qu’ils se lamentaient toujours, une main amie qui les avait bien connus, leur apporta un grand réconfort, et pour ne pas qu’ils tombent complètement dans les oubliettes, ils furent sortis du placard pour aller faire des commissions.

 

Réconfortés, ils purent se dire qu’on ne les avait pas laissé tomber, pour enfin revivre en pensant à la journée de la MONA.

 

In Connu 2012 05 19

le jour de la mona aux planteurs à ORAN- by PALLES-

le jour de la mona aux planteurs à ORAN- by PALLES-

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MONA-mouna-

Posté par lesamisdegg le 16 avril 2017

Après la « mére des batailles » et la « mère des bombes »  voici ………..

la MONA des MONES , la Mouna des Monèss !!

mouna Jean BRUA 2016

mouna Jean BRUA 2016

« Ma mère, ma sœur et les autes femmes de la maison, elles travaillent dedans les plats en terre vernite pluss que quat’jours pour faire les monès (1). Mon père qu’il est aveugue, le pôve, i donne un coup de main pourquoi la pâte elle fatigue de remuer. Chaque coup que je rentre dedans la cuisine pour oir, toutes les femmes elles m’engueulent à cause que je fais venir les gâteaux aigues.

« Allez, foutche (2) ! On l’a pas besoin de toi par ici ! » elle me dit Chicanelle, qu’elle a la colle du cerf-volant (3) jusqu’en haut les bras. Par-terre, c’est tout plein de l’eau, des peaux d’œuf, du gouillat (4), des peaux de la soubressade, des peaux du formage, des papiers de beurre et tout.

On s’a fabriqué pluss de trois qualités des gâteaux pour aller se les manger à la Pointe (5), tous ensemble. La mère à Nini, qu’elle travaille les guêtres, elle s’a porté la machine à coudre à le Mont-de-Piété et d’un peu ma sœur elle me chope la montre en argent du temps que je dors, pour se l’envoyer à la place Bugeaud (6).

De la castagne que j’y a foutue, j’y a sorti une oreille comme un beignet arabe :

- Vends-toi ton bracelet à toi et laisse la montre ici, bougue de voleuse !

Elle a fait fâché. Qu’ça m’fout, à moi ?

À présent, chaque coup que je me couche, je m’attache les effets à le fer du lit, et je m’embusque la montre en-dessous la paillasse. »


« Ma parole, les femmes elles font catholiques rien que pour les monès. Les monès, c’est pluss que quand on fait la première communion. On pense plus à les autes choses. Pour baliyer, laver le linge, les assiettes, arranger le lit, faire le manger, personne i marche.

À bon matin, chaque femme elle s’attrape son plat et vinga d’écraser la pâte, de monter les gâteaux dessur les planches en tendant qu’on s’les porte à le four. Les hommes i se nettoyent les petits barils ; i s’anrangent la guitare ; i s’attachent les couvertes pour faire la tente vec les bâtons. Après, i se louent le carrosse arabe (7) et i s’en vont soigir la place bonne à la mer, vec tout le bazar.

Moi, je fais le roseau (8) jusqu’à temps qu’on jette le signal qu’on commence la fête. Demain nous allons. Challah ! ».

1 Orthographe valencienne.

2 Fiche le camp !

3 La fabrication du cerf-volant utilisait une colle rudimentaire à base de farine.

4 Synonyme probable de « bagali ».

5 Pescade, évidemment.

6 Siège du Mont-de-Piété. Par parenthèse, le recours aux fonds de « ma tante » pour acheter de quoi faire la cassouela de Pâques donne une idée de la condition des « colons » babelouédiens de ce temps.

7 Voiture à bras.

8 Tirer la flemme.

Jean BRUA

 

 

 

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La bataille d’ALGER

Posté par lesamisdegg le 10 avril 2017

La bataille d’Alger a opposé, en 1957 à Alger la 10e D.P.aux terroristes fells .

À la suite des nombreux attentats perpétrés contre la population par les fells, le pouvoir civil délègue alors tous pouvoirs au général Massu pour démanteler l’organisation terroriste et ainsi mettre fin aux attentats, de janvier à octobre 1957.

Le 8 janvier 1957, Massu entre dans la ville avec10 000 paras et proclame la loi martiale. Les fells répliquent par des attentats et une grève générale qui débute le 28 janvier. En réaction, l’armée divise la ville en secteurs et ceinture les quartiers musulmans. Elle procède à des arrestations massives pour obtenir des informations. Cette stratégie permet de démanteler l’organigramme de la Zone autonome d’Alger forçant ses dirigeants à quitter Alger et l’arrestation de ses membres clés, Larbi Ben M’hidiYacef Saadi et l’élimination d’Ali la Pointe.

La bataille est remportée par l’Armée française qui a éradiqué les attentats et la guérilla urbaine , l’ordre est rétabli. Les Français d’Algérie qui ont subi durant trois mois les attentats terroristes des fells n’oublient pas le général Massu qui a gagné la « bataille d’Alger », et le soutiendront en mai 1958, lorsqu’il crée le Comité de Salut Public, puis une seconde fois lorsque, après avoir critiqué la politique algérienne du de Gaulle, il est muté en métropole, ce qui provoque la semaine des barricades.

Miss Wiky

 

paras en Alger

paras en Alger

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