La Casbah d’Alger

Posté par mdame le 27 juin 2009

Les ruelles étroites, les cafés maures, les odeurs fortes, les bordels, Jean Gabin dans  » Pépé le Moko « , la bataille d’Alger… Au-delà des souvenirs exotiques et tragiques de la Casbah, il y a le dernier carré d’une ville corsaire. Tout ce qui reste d’Alger d’avant la conquête française.La Casbah d’Alger suscite des images contrastées, familières ou exotiques, scandaleuses ou tragiques. Ce sont les ruelles étroites aux odeurs fortes, les cafés maures avec leur jasmin et leur basilic, les bordels et Jean Gabin dans le rôle de  » Pépé le Moko « , maquereau au grand coeur.                                                                                                                     C’est la  » bataille d’Alger  » en 1957, quand les paras du général Massu, pour empêcher les attentats urbains, s’acharnent, par la torture, à découvrir les caches du FLN (Front de libération nationale). La Casbah, qui paraissait impénétrable, fut alors un piège mortel pour Larbi ben Mehidi, Hassiba bent Bouali, Ali la Pointe…

Mais la Casbah représente aussi un précieux patrimoine architectural, car ce quartier est tout ce qui reste de la cité d’avant la conquête française.
Au reste, le terme de Casbah est impropre. Il ne devrait s’appliquer qu’au château qui domine l’agglomération. Les Français l’ont étendu à toute la ville  » mauresque « , qu’ils ont considérablement mutilée. Des cinquante hectares qu’elle occupait, dix-huit seulement sont à peu près préservés. Ils forment le dernier lambeau d’un passé méconnu.
Ce passé n’est pas très ancien. On peut égrener le chapelet des maîtres d’Alger – Carthaginois, Romains, dynasties berbères ou arabes – peu importe, car la ville a ‘été modelée par deux armées : celle des Turcs qui se sont installés en 1529 pour trois siècles, et celle des Français qui sont arrivés en 1830 et partis, comme on sait, en 1962. La Casbah représente donc la ville de 1529 à 1830, entre la citadelle et la mer, largement rebâtie après le tremblement de terre de 1716.
C’était le temps d’Alger  » la blanche « ,  » la bien gardée « . Un joli coup d’œil : sur un rocher au bord de la mer, une dégringolade de maisons bien chaulées, cerclées d’un rempart rouge quiLa Casbah d'Alger dans LIEUX empêche les coups de main et recèle les prises des corsaires. Pas de faubourgs, mais des forts isolés et, clairsemées dans la verdure, des maisons de campagne. Alger est une ville de proie et elle ressemble, couleurs et lumière en plus, à d’autres ports qui jouent le même rôle, Saint-Malo par exemple.
 

 

 

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Harkis, lettre ouverte ( A.D.A.H. )…

Posté par mdame le 24 juin 2009

Lettre ouverte de l’Association pour la Défense et l’Avenir des Harkis (A.D.A.H.)

aux élu(e)s et responsables politiques

Objet : PLAN EMPLOI HARKIS

La colère monte chez les Harkis !

Harkis, lettre ouverte de ( A.D.A.H. )...

« J’ai fixé au gouvernement et aux préfets un objectif mesurable et je leur ai demandé de se mobiliser pour agir vite et efficacement….. Parce que beaucoup de jeunes ont souffert d’une installation trop précaire et de ce qu’il faut bien appeler l’ingratitude de notre société, j’ai voulu un plan à la fois global et ambitieux. »

Nicolas SARKOZY- 05 déc.2007 à l’Elysée.

Mesdames et Messieurs les élus et responsables politiques,

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DEMISSION DU HCR-lettre collective

Posté par mdame le 24 juin 2009

BILAN SIMPLIFIE DE DEUX ANNEES D’ACTION GOUVERNEMENTALE

dans la Concrétisation des Engagements pris envers les Rapatriés

par le Président de la République

Deux années se sont écoulées depuis les promesses, confirmées par les engagements des 31 mars, 6 et 16 avril 2007 du Président de la République, à la veille de son élection, il apparaît bien naturel de dresser un point d’étape des réalisations concrètes dont la mise en œuvre repose pour l’essentiel sur l’action gouvernementale.

« Je veux sortir d’une situation où nous sommes depuis trop longtemps, dans laquelle l’Etat promet constamment de faire un peu plus sans jamais tout à fait faire ce qu’il faut te les rapatriés espèrent à chaque élection ce qui n’arrive jamais ou qui arrive si tard que les déceptions et les rancœurs s’en trouvent aiguisées » avait déclaré le Président, avant de conclure « Ensemble nous ferons bouger les choses, je m’y engage ».

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MONUMENTS EN EXIL

Posté par mdame le 20 juin 2009

        MONUMENTS EN EXIL dans MEMOIRE banniere  

 Beaucoup des monuments que nous avons laissés là-bas ont pu être ramenés et accueillis par des municipalités bienveillantes.
En voici une liste (fournie en grande partie par Henri Belasco)
Si vous connaissez la nature et le lieu « d’exil » d’autres monuments, non cités dans cette liste, nous serons heureux de la mettre à jour.

 

Certains monuments comportent un lien qui renvoie sur leur histoire 

Ville ou Village Nature Lieu d’exil
Aïn el Arba Cloche Maurin (34)
Affreville Cloche (nommée Algérie) Vannes (56)
Affreville Statue (Mgr Affre) St Rome de Tarn (12)
Aïn el Turck Monument aux Morts Coulenteral (34)
Alger Statue du Mal Bugeaud Excideuil – Dordogne
Alger Cloche St Just de Narbonne (11)
Alger Statue Equestre de Jeanne d’Arc Vaucouleurs (55) Place de l’Hôtel-de-Ville
Alger 1 cloche de Ne Dame d’Afrique (refondue) Eglise St-Pierre-du-Gros-Caillou, Paris 7è Info : Jacques Servant
Alger 1 cloche de l’église Ste Monique du Ruisseau Eglise St-Pierre-du-Gros-Caillou, Paris 7è Info : Jacques Servant
Alger Carillon (20 cloches) St Vincent de Carcassonne (11)
Alger 4 cloches St Jean de Castelnaudary (11)
Alger Cloche (Cyprienne)1000Kg/1868 Geaune (40) Carillon cathédrale Alger
Berrouaghia cloche (carillon) Laval
Bône (Région) 3 cloches Sète Métairies (34)
Bône Statue Bertagna Villier-Morgon (68)
Boufarik Statue du Sergent Blandan Nancy – Rue Blandan
Boufarik Mur de la Colonisation appel pour sauvetage
Bougie Monument aux morts Bordeaux (33) Cimetière Gde Chartreuse (Echo de l’Oranie)
Bourkika 1 Cloche Eglise de Luché (49)
Carnot (Orléansville) Statue de Lazare Carnot, Général et Ministre
Obernai (Bas-Rhin) Info : Alain Chappet
Canrobert 3 cloches (do-mi-sol)
Quasquara (20) Raymonde Jeanne/
Josette Paule/Antoinette Jacqueline
Constantine Statue du Général Vallée, Maréchal de France
Brienne-le-Château (Aube)
(Son lieu de naissance) Info : Alain Chappet
Constantine Statue du Général de Lamoricière
St Philibert de Grand Lieu (44) Installée en 1969.
Cendres du Gal au cimetière de St Philibert
Constantinois Cloche St Paul du Moulin à vent (66)
Delly Plaque de marbre – Monument Boutin Musée école du Génie – Angers
Eugène Etienne 2 cloches St Geniès des Moures (34)
Kléber Statue de Kléber Strasbourg – Cour du lycée Kléber
Lamtar 1 cloche Nîmes N.D. du Salut
Lavigerie 1 cloche nommée Juliette Châteaudun (28)
Mers-el-Kébir Cloche Luceram (O6) abandonnée derrière l’église
Mostaganem Bourdon (muet) Nîmes Courbessac
Oran Statue équestre de Jeanne d’Arc Caen
Oran Monument aux Morts Lyon, Plateau de la Duchère
Oran Monument de Sidi Brahim Périssac (33)
Oran
Vierge Santa Cruz
Ste Patronne d’Oran
Nîmes Courbessac
Oran 3 cloches
Montpellier (34) 1 : St-Jacques
2 St-Paul
Oran Vitraux (Don Bosco Marine)
Wittenheim (68)-Lycée Don Bosco (Echo de l’Oranie)
Parmentier 1 cloche St Paul du Moulin à vent (66)
Pelissier 1 cloche Juvignac (34)
Philippeville Monument aux morts Toulouse, Cimetière de Salonique
Philippeville
Plaque commémorative
Bombardement 14/9/1914
Versailles (78)
Cimetière des Grognards
Philippeville
Canon
Fort d’El-Kantara
Chemin de croix 
Paris (7)
Invalides (Cour de la Victoire)

l’église Saint-Joseph de Roquebrune-Cap-Martin (06) abrite un magnifique chemin de croix ramené en son temps de Philippeville.(Maryvonne Gauthier)

Port aux poules 1 cloche Nîmes ND du Salut
Rabelais 1 cloche Eglise de Luché (49)
Relizane 6 cloches Nîmes Courbessac
Renan 3 cloches Eglise St-Luc Brest (29)
Rouiba
3 cloches
Eglise de Grazeilles. Carcassonne
Saint Denis du Sig
4 cloches (Joséphine 564 Kg, Amélie 403 Kg, Jeanne 283 Kg, Denise 169 kg)
Le maître autel a été rapatrié par la Marine nationale de la pêcherie de Bizerte
N.D d’Afrique à Carnoux en Provence
Sainte-Léonie cloche Eglise St-Paul Perpignan (66)
Saïda Statue de St Antoine Toulouse, Eglise du Taur
Saïda Monument aux morts (Monument légion ?) Bonifacio – Place Bir-Hakeim
Sétif 3 cloches St Joseph de Béziers (34)
  Stèle d’Aïn Arnat (Gal de Lattre) Wildenstein (68820) (Centre Bernard de Lattre)
Sidi-bel-Abbès Monument de la Légion Caserne de la Légion – Aubagne (13400)
Sidi-bel-Abbès Statue Notre-Dame des Spahis Eglise Saint-André – Bayonne (64100)
Sidi-Ferruch 1 cloche Rivesaltes (66)
Sidi-Ferruch 1 cloche Port Vendres (66)
Sidi-Ferruch Monument Port Vendres (66) Redoute Béar
Stora/Philippeville 1 cloche Quillan (11)
Stora Statue Vierge de Stora La Seyne sur Mer (13) Chapelle Ste Rita
Tassin 1 cloche église Monchotoir Lorient (56)A propos des cloches de Tassin, je vous signale que ce sont trois cloches ( la  si  do dièse  ) qui ont été rapatriées  vers l’Eglise du Moustoir à Lorient et qu’elles ont été accrochées à un support en bois devant la baraque chapelle provisoire.. On  a pû y lire les noms des parrains et marraines . L’église n’avait pas encore été construite;  on les faisait tinter de temps à autre. Je suis prêtre et j’étais au Moustoir de 1961 à 1968 lorsqu’elles sont arrivées. Donc vers 1964. Elles carillonnent maintenant dans le clocher de l’Eglise…
Tiaret Coq – élément Monument aux Morts Briey (54) Rond point de la Poste – Offert par M Claude Gérard
 Trois Marabouts Cloche de l’Eglise Pallon (05) Communauté protestante de Freissinières
Turenne 1 cloche Onet le Château (12)

ENCORE DES CLOCHES 

 HISTOIRE DE LA FONDERIE FARNIER À ROBECOURT (Vosges) 
Au cours de mes recherches sur mon village d’Abbe, j’ai appris que les trois cloches qui garnissaient le clocher de l’église provenaient de la fonderie « FARNIER Frères » sise dans le village de Robécourt (Vosges). La commande, passée en 1886, faisait suite à un véritable forcing du desservant de l’époque : au départ, il était seulement question de faire refondre une cloche fendue. Après bien des débats, la commande passée par l’Abbé Albert Génies portait, non sur une, mais sur trois cloches qui devaient en outre, donner l’accord musical parfait. La facture se montait à 1 296.15 F, livraison faite à Dellys, et un premier acompte de 500 F avait été adressé au fondeur.
J’ai appris que la fonderie Farnier, fermée en 1940, était depuis 1986, le siège d’un musée qu’on peut visiter. Le tout est coiffé par une association qui a pour but de restaurer et de faire visiter ce petit site industriel tout en faisant découvrir un beau et rare métier (il n’existe plus en France que 3 ou 4 fonderies de cloches : encore utilisent-elles souvent des méthodes modernes de fabrication qui se sont substituées à des savoir-faire qui deviennent de plus en plus rares). Outre deux fours et leurs accessoires de manutention du métal en fusion ainsi qu’une forge où étaient fabriqués et mis en place les battants de cloches, une salle abrite des collections fort intéressantes d’outils, de moules, de jeux de lettres ou de dessins divers, un film vidéo montrant, en fin de visite, les différentes étapes de fabrication.
Les archives de la fonderie, répertoriées et éventuellement consultables aux Archives départementales des Vosges, comprennent entre autres les registres d’atelier de Ferdinand Famier (de 1873 à 1914) et de son fils Georges (de 1919 à 1939) ; ces registres permettent de retrouver toutes les caractéristiques (poids, diamètre, note donnée) ainsi que l’iconographie présente sur les cloches sorties de la fonderie Jeanne d’Arc de Robécourt.
Ferdinand et Georges Famier ont ainsi fondu un total de 5 824 cloches parties aux quatre coins du monde. Les paroisses d’Algérie, ainsi que quelques-unes du Maroc et de Tunisie, ont constitué une clientèle importante puisque 87 d’entre elles en ont commandé 145.
Le tableau ci-après permettra peut-être à certains de retrouver « l’état-civil » des cloches de leur village. Ce sera probablement une autre affaire que de les retrouver alors même qu’elles ont certainement toutes quitté le clocher qui les abritait.
 AIN-EL-TURCK  1  CHARRIER  1  LA SENIA  1  REBEVAL  1
 AIN-FEKAN 1  CHERCHELL 3  L’HILLIL 2   RENAULT 1
 AIN-SIDI-CHERIF 1  DELLYS 1  MAILLOT 1  RIVOLI 2
 ALGER (CitéBugeaud) 3 DJIDJELLI 1  MARENGO 2  SAÏDA 1
 ARBA (L’) 2  DUBLINEAU 1  MASCARA 3  SIDI-CHAMI 2
 ARCOLE 2  DOUAOUDA 1  MELLAKOU 1   SOUK-ARRAS 1
 ASSI-BOU-NIF 2  ECKMÜHL 1  MERCIER-LACOMBE 1 STORA 3
 BEDEAU 1  ER-RAHEL 1  MERS-EL-KEBIR 2  ST-CYPR/ATTAFS 1
 BELLEFONTAINE 1  FORT-NATIONAL 1  MEKLA 1  ST-DENIS-DU-SIG 1
 BOGHAR 1  FRENDA 2  MISSERGHIN 2  STE-LEONIE 1
 BÔNE 1  GUELMA 3  MUSTAPHA SUP. 4  ST-LEU 1
 BOIS-SACRE 3  HAMMAM-B-HADJAR 1  ORAN (St André) 3  TAGUEM.-ELZOUZ 1
 BOUFARIK 2  HIPPONE 1  ORAN (St Esprit) 4  T(ou V)ALEE 1
 BOU-NOUH 1  INKERMANN 1  OUED-EL-ALLEUG 1  TASSIN 1
 BOU-TLELIS 1  KEF-OUM-TEBOUL 1  OUED-ROUÏNA 1  TIARET 2
 BOUZAREA 1  KHENCHELA 1  OUED-TEMENIA 1  TREZEL 1
 B (ou D)REA 1  KLEBER 1  OULED-RAHMOUN 1  VESOUL-BENIAN 2
 BUGEAUD 1  LA CALLE 3  PARMENTIER 1  YUSUF 1
 CASTIGLIONE 2  LACROIX 1  PERREGAUX 2  ZEMMORAH 2
 CHANZY 1  LAGHOUAT 1  RABELAIS 1  

Par ailleurs, la maison FARNIER a également fourni des cloches en:

TUNISIE à EL-MAHRINE (1), GHARDIMAOU (1), KELIBIA (1), MONASTIR (2), TABARKA (3), TEBOURBA (1), THIBAR – Domaine St Joseph (3 + 1 horloge + I carillon de 13 cloches).
MAROC à TAOURIRT (1)
Avec l’aimable autorisation deChristian TRUCHI

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C.A.O.M. Centre des Archives d’Outre-Mer

Posté par mdame le 20 juin 2009

LE CENTRE DES ARCHIVES D’OUTRE-MER 

29, chemin du Moulin-Detesta, 13090 Aix-en-Provence. 

 A Aix-en-Provence, les archives des anciennes colonies et de l’Algérie fascinent les chercheurs.
Cette bâtisse moderne ocre et grise située près de la faculté de lettres d’Aix-en-Provence est un inestimable mémorial. Siège, depuis 1966, du centre des archives d’outre-mer, elle recèle des montagnes de documents d’état civil, de cartes, de livres, de photos et de papiers rares qui retracent les destins mêlés du peuple français et des habitants de terres longtemps colonisées.
C’est ici qu’ont afflué, dans les années 60, les archives de souveraineté française rapatriées des colonies de la République devenues indépendantes. Même si l’état civil remontant au-delà de cent ans est conservé à Nantes. Complétées, en 1986 puis en 1994, par les archives ministérielles du défunt ministère des Colonies, les collections d’Aix restent aujourd’hui les gardiennes de trois siècles d’histoire coloniale.
Les magasins répartis sur plusieurs étages abritent 350.000 mètres de microfilms, 40 kilomètres linéaires de rayonnages, la cartothèque renferme plus de 40.000 cartes et plans, la bibliothèque 100.000 volumes et la photothèque plus de 50.000 gravures et images.
Derrière cet inventaire impressionnant, c’est une trame infinie de visages, de paysages d’Afrique ou d’Asie, de vies et d’événements historiques, qui se profile. Des lettres rarissimes d’Abd-el-Kader, réclamées régulièrement par l’Etat algérien, ressuscitent la prise de la Smala. Des registres répertorient tous les habitants de petits villages français autrefois créés près d’Oran.
Dans la salle de lecture de cent places, chercheurs, écrivains, cinéastes et grand public se côtoient. Passionnées quand un Le Clézio séjourne ici pour les besoins d’un nouveau roman, les consultations peuvent, en d’autres circonstances, devenir désespérées. Lorsqu’un Algérien ayant combattu aux côtés de la France, par exemple, téléphone d’Alger pour découvrir qu’il n’a jamais été Français et n’a aucun droit d’ancien combattant. Lorsque telle famille ne parvient pas à retracer sa généalogie…
 » Nous accueillons des historiens des Etats-Unis ou d’Australie, intéressés par l’Indochine, des documentalistes du Cambodge, explique Françoise Durand-Evrard, conservateur général du patrimoine et directrice des archives. Mais nos visiteurs non spécialisés, de plus en plus nombreux, sont en majorité pieds-noirs ou d’origine algérienne. »
Ancêtres bagnards
Qu’il s’agisse de reconstituer une généalogie ou de réunir des informations nécessaires à une démarche administrative, plonger dans les registres du passé c’est s’aventurer dans un voyage à rebours aux destinations parfois très inattendues. Si des documents de police et des renseignements généraux très sensibles concernant l’Algérie ne sont pas encore consultables, ceux du fonds des bagnes évoquent les aventures de milliers de bannis de la citoyenneté, déportés ou forçats. « Nous avons ici des documents sur Dreyfus, 100.000 dossiers avec noms et numéros de matricule de bagnards de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, ainsi que des photos anthropométriques « , détaille Nicole Célestin, documentaliste. Elle se souvient d’un visiteur s’apercevant que son ancêtre n’était pas gardien de bagne à Madagascar, mais bagnard…
 » Mais les archives réservent aussi de charmantes surprises  » précise-t-elle. Actuellement, en classant des correspondances personnelles adressées à un établissement pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie, elle a découvert des missives féminines enflammées adressées à un bagnard. « Je vous couvre de mille baisers et caresses « , écrivait cette amoureuse du siècle dernier.
Plus naïfs encore, des cahiers d’élèves d’écoles françaises, creuset de la citoyenneté. « C’est sur toi que nous comptons, petit missionnaire des idées modernes, petit élève de l’école primaire « , a ainsi écrit avec application le petit Indien Diagardjane dans sa dictée…
Anne-Sophie CATHALA

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Le 5 juillet 1962 à Oran

Posté par mdame le 17 juin 2009

                                                     Afin que nul n’oublie

Le 5 juillet 1962à Oran un coup de feu éclate place d’Armes et blesse des musulmans qui défilent dans la rue . Aussitôt une clameur monte « C’est l’oasse !» Ce  cri mille fois répété va sonner la chasse au faciès, à l’européen et le massacre des innocents commence

Ce massacre se déroule sous les yeux de dizaines de milliers de soldats français encasernés,  sur ordre,  par un gouvernement d’abandon.

 

Aux huit années de terrorisme s’ajoutent les massacres du 5 juillet 1962, les disparus, les harkis suppliciés , leurs âmes errantes entretiennent notre deuil en une plaie toujours ouverte.

Ce crime inexpiable a permis à l’ALN de ravir le pouvoir à un GPRA incapable de protéger les minorités . C’est un acte fondateur de la nouvelle république

Gérard Garcia

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 images 5 juillet 1962 dans HISTOIRE

     

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Algérianie soutient Mme Nicole Guiraud

Posté par mdame le 16 juin 2009

Lettre à la Direction de FR3 /A Madame la Directrice générale de FR3

De Mme San Juan Marie-Claude, Paris, née à Souk-Ahras, Algérie.

Madame,

Je joins ma voix à celle des autres Pieds-Noirs et Harkis qui ont été traumatisés par le documentaire sur les poseuses de bombes .   En effet, s’il nous a semblé très choquant, du fait de notre mémoire et de nos vécus, il nous a paru inacceptable, aussi, dans la mesure où il véhiculait encore cette fausse idée du terrorisme nécessaire dans des luttes pour l’indépendance ou pour d’autres revendications, justifiées ou pas : là n’est pas la question. 

  Documentaire, sans la moindre critique, sans le moindre recul, ni, évidemment, la moindre compassion pour les victimes : les morts, les familles endeuillées tragiquement, les blessés et les amputés, dont certains sont de très proches amis, et qui ont ce rappel permanent du terrorisme dans leur chair, depuis l’enfance pour nombre d’entre eux.
  Nous admirons le courage de ceux qui vivent avec cette douleur toujours présente,  quel que soit le travail thérapeutique qu’ils aient pu entreprendre parfois – alors il n’y avait pas de « cellules » d’aide psychologique, ni pour ces drames violents, ni pour l’exil, et son autre violence.
  Aux victimes on peut ajouter les témoins que nous sommes tous, ayant partagé la peur et la douleur : les traces sont là, aussi.  Nous admirons donc le courage des survivants, car ils vivent, créent, luttent.   Mais cela ne nous suffit pas et ne leur suffit pas.
 
  Le Président de la République a pris des engagements pour que soient reconnus les torts de l’Etat. 

  Les chaînes publiques devraient au moins tenter de rétablir la réalité complète de l’histoire, et ne pas laisser passer des messages qui justifient des  « crimes contre l’humanité », car c’est de cela qu’il s’agit. Une sorte d’apologie, criminelle aussi.   Il y a d’autres films à présenter qui attendent leur tour…
  Certains qui sont retenus ne le méritent pas.
  Bien sûr, j’ai entendu quelqu’un, qui représentait FR3, dire, lors d’une projection récente du film de Gilles PEREZ à Paris, que FR3 tentait l’équilibre entre les points de vue.   Quel équilibre ? 
  
  Ce film sur les Pieds-Noirs (histoires d’une blessure) ne faisait pas l’apologie d’une autre violence!
  Non, il montrait l’histoire des gens et leurs témoignages.
 Nous ne sommes pas hostiles aux films qui présentent des points de vue et des vécus qui ne sont pas les nôtres, tant qu’ils respectent un minimum de règles.   Tant qu’ils ne font pas l’apologie du terrorisme et des crimes contre l’humanité, présentés comme une norme.  
  Le documentaire que nous mettons en question n’était accompagné d’aucun matériel critique qui en aurait fait alors un « document ».  
  Le terrorisme reste une menace permanente   Dans le monde entier des attentats sont encore commis, en se référant aux mêmes justifications.   Si personne n’avait jamais, en France, banalisé cela tant que nous étions les seuls à être touchés…   Si personne n’avait même osé soutenir de tels actes, sans en mesurer, ou en en mesurant les effets, on n’en serait peut-être pas là.   Cette question nous concerne mais elle va bien au-delà de nous : tragédie aux dimensions universelles, elle engage notre responsabilité, pour le présent, pour le futur. 

 Avec mes salutations.

   MC San Juan - Auteur d’un ouvrage sur l’identité et la culture des Pieds-Noirs-
 

 

 

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MEMBRES DEMISSIONNAIRES DU H.C.R

Posté par mdame le 15 juin 2009

                      Lettre au Premier ministre

 

 MEMBRES DEMISSIONNAIRES DU H.C.R dans ACTUALITE pdf pemierministrelademission.pdf 

 

                                                   images Pieds-Noirs dans ACTUALITE

 

        MESSAGE ADRESSE A LA COMMUNAUTE DES RAPATRIES

              PAR LES MEMBRES DEMISSIONNAIRES DU H.C.R.

La démarche, que nous avons menée en groupe au sein du H.C.R. faute d’avoir obtenu la convocation d’une séance plénière, avait pour objectif de contraindre le gouvernement à s’intéresser enfin aux revendications, morales et matérielles, des Rapatriés et à amorcer la mise en oeuvre des engagements du candidat devenu Président de la République, exprimés à Toulon en mars, à Paris en avril 2007 et confirmés par courriers des 6 et 16 avril.

Le constat est clair : le Premier ministre ne nous a pas reçus et ne nous a pas même fait transmettre un message de nature à nous rassurer. Bien au contraire, tout démontre dans le comportement et les actes de quelques uns de ses ministres une claire hostilité à nos attentes ; nous n’en voulons pour preuve que l’incitation à participer aux cérémonies associatives du 19 mars qui, malgré le langage musclé tenu à M Bockel par la délégation HCR à laquelle plusieurs d’entre nous participaient, a permis à un membre du gouvernement de s’afficher aux côtés de la FNACA, sous l’Arc de Triomphe à Paris…

Notre démission n’est que la conséquence directe de cet état de fait.

En notre qualité de membres du Haut Conseil des Rapatriés, instance consultative d’avis et de propositions au Premier ministre, nous avons estimé ne plus pouvoir assumer face à ce gouvernement le rôle d’alerte, d’orientation, d’aiguillon que nous avons tenu contre vents et marées, par sens du devoir, face à des interlocuteurs politiques généralement peu enclins à nous écouter et malgré les critiques, parfois acerbes, d’une fraction de nos compatriotes.

De la part des médias, largement informés par nous, l’absence d’écho ne surprendra personne.

Dans notre communauté, les adhérents de nos associations respectives, tenus régulièrement au courant des difficultés rencontrées, et nombre de nos partenaires associatifs habituels ont accueilli très favorablement notre décision.

Quant à la polémique suscitée par les manoeuvres d’un sergent-recruteur improvisé, en quête de onze comparses crédules ou indélicats, « guerriers » de la onzième heure, elle a rapidement tourné au foisonnement de propositions aussi séduisantes qu’irréalistes. Saluons au passage la dignité du refus de nombre des personnalités contactées.

A tous nos compatriotes qui, de bonne foi, prônent l’Union et se préoccupent de Stratégie, nous adressons le message suivant :

  • l’Union commande – même si notre décision apparait trop tardive aux yeux de certains – de témoigner massivement de votre solidarité avec notre démarche : auprès des Pouvoirs publics et de leurs conseillers à Matignon et à l’Elysée, comme auprès du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et du Président du Haut Conseil des Rapatriés, comme enfin auprès de nos collègues du H.C.R..
  • la Stratégie consiste à concentrer nos efforts pour obtenir du gouvernement, jusqu’alors demeuré sourd à notre appel, qu’il mette en oeuvre tous les engagements du Président de la République et certainement pas à tenter de revitaliser une instance que notre départ massif décrédibilise.

Il ne nous appartenait pas de prendre l’initiative dans ce domaine où notre qualité de juge et partie nous aurait été reprochée. Est-il encore temps aujourd’hui ? A vous d’en juger…

Sachez en tout cas que nous avons agi en conscience, en occupant un siège tant qu’il nous aura été possible de le faire comme en claquant une porte quand la dignité nous l’a commandé, avec amertume certes, mais sans regret.

Sachez aussi que nous n’abandonnons pas le combat pour autant. Nous recentrons aujourd’hui nos efforts, au sein de nos propres associations dont nous tenons notre légitimité, vers les parlementaires… Puis viendront les échéances électorales.

goldscrew-c264d rapatriés


Les douze démissionnaires d’origine
  •  
    • BOUALAM Ahmed
  •  
    • DUCOS-ADER Colette
  •  
    • FADDA Denis
  •  
    • FERRANDIS-DELVARRE Nicole
  •  
    • GARCIA Gérard
  •  
    • HAACK Georges
  •  
    • LEVY Michel
  •  
    • PEREZ Joseph
  •  
    • SAINSOT Yves
  •  
    • SEROIN Jean-Pierre
  •  
    • SPINA Jean-Paul
  •  
    • VALLAT Jean-Félix
Auxquels il convient d’ajouter
  •  
    • Mme Andrée MONTERO qui nous a indiqué téléphoniquement avoir envoyé sa propre démission et souhaiter rejoindre notre groupe

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Les Pieds Noirs, histoire d’une blessure

Posté par mdame le 10 juin 2009

DROLE DE TITRE

Les Pieds Noirs, histoire d'une blessure  dans EMISSION TV pieds-noirs-dramatiquesIls auront été nombreux, je l’espère, les téléspectateurs, pieds-noirs ou non, qui ont eu le courage d’être à l’écoute de France 3, un peu tard, en ces soirées de mars, avril 2007, pour regarder l’excellent documentaire de Gilles Perez : Les pieds-noirs, histoires d’une blessure. Mais tout d’abord, permettez-moi cette question :

Pourquoi ce titre :  » Histoires « , certes au pluriel,  » d’une blessure  » ?

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Qui sommes nous…?

Posté par mdame le 9 juin 2009

L’Association des Amis d’Algérianie 

Notre association existait depuis 1983 sous le nom de « Cercle Algérianiste de Paris et Région ». 

Cette appellation a été changée le 17 mars 2001 enAssociation des Amis d’Algérianie avec comme objectifs : Nous réunir autour d’idées fortes et mobilisatrices sur les trois thèmes suivants : 

 

MEMOIRE, CULTURE , AVENIR

Qui sommes nous...? dans COMMUNIQUÉS AAA separateur1 

Les Objectifs de l’Association des Amis d’Algérianie 


MEMOIRE , CULTURE, AVENIR 

rondviolet dans COMMUNIQUÉS AAA Cultiver, perpétuer la Mémoire des événements nés de la présence française en A.F.N. en nouant des relations avec des personnalités susceptibles d’évoquer avec objectivité l’Algérie dans le contexte présent et en accueillant parmi nous tout naturellement les Français du Maroc et de la Tunisie afin d’atteindre de larges perspectives.
   
rondviolet Vivre pleinement notre Culture.
Pour l’animer, la magnifier, faire appel à nos écrivains, nos artistes, nos cinéastes, nos poètes, et tous ceux qui d’une façon ou d’une autre perpétuent dans leur oeuvre la culture particulière de notre pays d’origine. Nous lier également avec d’autres associations dont les objectifs sont complémentaires ou voisins des nôtres.
 rondviolet Imaginer l’Avenir, en ne restant pas figés dans notre nostalgie, et en faisant appel à toutes personnes qui s’intéressent vraiment aux Français d’A.F.N.

________________________ 

rondvioletAutres objectifs : 

Faire connaître aux Français de Métropole et aux jeunes générations les richesses du patrimoine culturel de l’Afrique du Nord Française en refusant toute politisation du débat. 

Dénoncer et rectifier les falsifications de l’histoire. 

Resserrer les liens entre les associations poursuivant des objectifs proches des nôtres 

En accord avec les objectifs cités ci-dessus, nous avons en décembre 2001, adhéré au C.L.A.I.R-R

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