IL FAUT LE DIRE !

Posté par mdame le 19 octobre 2009

Editorial du Président :Gérard Garcia

     Pour ceux qui ne le savaient pas encore, depuis le 8 mai 1945 l’Algérie et ses populations connaissent les affres mortelles du terrorisme et du contre-terrorisme. Les peuples qui ont envahi successivement ce territoire sont tous des colonisateurs et des colonisés qui ont su vivre en paix, ensemble, avant de se massacrer.

       Le lâche abandon, par un gouvernement misérable, des populations vivant dans les départements d’Algérie en juillet 1962   a occasionné la mise en place d’un régime unique en Algérie et un des plus grands déplacements de population vers la France fuyant la terreur.

      Depuis 1962 les gouvernements de la France n’ont ni voulu ni su prendre la mesure de ce drame. Aucune politique n’a vraiment été mise en place depuis 47 ans. Le Haut Conseil au Rapatriés (HCR) ne peut donc exercer sa mission de conseil au gouvernement .

     Tout ceci nous l’avons répété au Conseiller technique  du premier ministre qui nous a reçus le 22 Juin dernier. Nous lui avons confirmé notre démission (1) Nous devons constater que malgré les efforts de hauts fonctionnaires dévoués à la MIR et l’ANIFOM, le gouvernement de la France ne met pas en place une politique juste et efficace pour les « rapatriés » qui se sentent  des « exilés  » par un tel manque de considération . A ce jour, il faut dire que les promesses du candidat élu à la Présidence de la République ne sont pas tenues.

     A l’initiative de notre association avec le soutien du CLAIR.R et de nombreuses associations amies, 122 personnes ont assisté à une messe du souvenir le 5 juillet dernier ,célébrée par Monseigneur BOZ. Nous étions honorés de la présence du Président et de la directrice de l’ANIFOM entre autres personnalités

     Notre association a soutenu le 8 juillet par sa présence et continué à soutenir moralement Nicole Guiraud, victime de l’attentat du Milkbar , dans le procès qu’elle intente à France 3  pour l’apologie du terrorisme . Là encore il faut constater que le gouvernement de la France ne fait pas tout ce qu’il faudrait. Une trop grande partie des médias s’aligne sur les méthodes de la parole unique de la Régence d’Alger. 

     A l’occasion de la commémoration du débarquement du 15 Août 1944 en Provence notre ami le général Maurice Faivre a rappelé au Président de la République le déficit mémoriel ressenti par les Anciens Combattants natifs d’Algérie : de 1943 à 1945 l’armée de libération a mobilisé
2% des Maghrébins,
0,5% de coloniaux
16% des Français d’AFN
et 1,7% de Français de l’hexagone.
Cet effort exceptionnel des Français d’AFN dans la libération de la France n’est jamais évoqué!

     Notre association a également  soutenu le 11 Septembre la « Journée internationale contre le terrorisme ».

                                                      Gérard Garcia

 retour à la page d’accueil    IL FAUT LE DIRE ! dans HISTOIRE fleche_064

images.jpg

 

Publié dans HISTOIRE, MEMOIRE | Pas de Commentaire »

Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli,

Posté par mdame le 15 octobre 2009

Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli,
professeur agrégé au Val de Grâce, Chevalier de la Légion d’Honneur
, officier de l’Ordre National du Mérite

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !

C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion. Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadram , Histoire des Berbères,T I, p.36-37, 40, 45-46. 1382).

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30 000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12 000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5 000 Turcs, 100 000 Koulouglis, 350 000 Arabes et 400 000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2 000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » – j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, – il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle – mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie.

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75 000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de 200 000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées – ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français,
André Savelli,

 retour à la page d’accueil   Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli, dans ARTS et LETTRES fleche_064

Publié dans ARTS et LETTRES | 4 Commentaires »

Enfin un documentaire sur la tragédie des harkis

Posté par mdame le 16 septembre 2009

« On est complètement bouleversés par le succès d’audience qu’a fait Apocalypse.

Qu’un documentaire à base d’archives cartonne à ce point face à match de foot sur TF1, ça prouve que les gens évoluent et ont envie de se cultiver, d’en savoir plus sur notre Histoire » nous a confié, ému, Daniel Costelle.

« On ne touche plus terre ! On a maintenant très envie de faire une suite à Apocalypse : le succès de ce travail de titans nous booste d’une manière formidable !

«  Le réaliasteur nous a aussi confié qu’il venait d’entamer le tournage, pour France 3, d’un documentaire d’1h30 intitulé Tragédie française sur les Harkis.« 

A base d’archives, d’interviews et d’images inédites, le doc montrera le mécanisme politique qui a amené le drame des Harkis » nous a t-il expliqué, avant d’ajouter que la diffusion était prévue pour début 2010 sur France 3.

source Télé Star
images.jpg

Publié dans ACTUALITE | 1 Commentaire »

Algerie : les années Pieds-Rouges(1962-1969)

Posté par mdame le 14 septembre 2009

C’est un ouvrage absolument remarquable qui sort en ce début septembre aux éditions la découverte dans la collection si bien nommée les cahiers libres. L’ouvrage de Catherine Simon, grand reporter au quotidien Le Monde traite d’un sujet mal connu à propos de la guerre d’Algérie. Si la littérature, le cinéma, et bien entendu les études historiques sont multiples sur la période de la colonisation et de la décolonisation, rares sont les ouvrages qui traitent de cet engagement militant en faveur de l’Algérie indépendante au lendemain de l’indépendance de 1962.

L’auteur a travaillé à partir de témoignages qui méritent largement d’être conservés avant que la nature ne fasse Algerie : les années Pieds-Rouges(1962-1969) dans HISTOIRE jpg_Algerieson oeuvre et ne fasse disparaître les témoins de cette période charnière dans la formation d’une gauche tiers-mondiste aujourd’hui largement désenchantée. On connaît bien entendu le réseau des porteurs de valises, de ses militants qui ont fait le choix de servir une cause, celle de l’indépendance et de l’anticolonialisme pendant la période 1954 – 1962. Des films ont traité de l’histoire de ces déserteurs qui quittaient l’armée française pour se rallier aux forces du FLN. Mais une fois les affrontements terminés, l’indépendance proclamée, c’est une Algérie nouvelle que ces femmes et que ces hommes, pétris d’idéaux anticolonialistes, ont voulu bâtir.

Les « établis » dans les usines d’armement

Qui étaient donc ces « pieds rouges », ainsi nommés, en

Lire la suite… »

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Alger la blanche, entre Casbah et Dallas

Posté par mdame le 4 septembre 2009

Alger la blanche, entre Casbah et Dallas dans ACTUALITE casbah_Alger

COPIE d’un article de Thierry Oberlé, envoyé spécial du Figaro à Alger
   

 

Classé par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, le quartier de la casbah est en ruines. Il ne reste que quelque 900 bâtiments debout, soutenus pour la plupart par des madriers. Les autres se sont effondrés comme des dominos. 

«L’État déclare du bout des lèvres qu’il va sauver la casbah mais il n’y a pas de véritable volonté politique»

La ville est un gigantesque chantier. Des investisseurs des pays du Golfe construisent un nouveau port, les Français terminent le métro, des armées de Chinois bâtissent à la va-vite des logements sociaux. Alger change grâce aux pétrodollars. La capitale est riche mais ses habitants sont dans leur grande majorité plongés dans la pauvreté. C’est le paradoxe des années Bouteflika, cet autocrate qui, après dix ans de gouvernance, devrait être réélu jeudi à la tête de son pays. La rente des hydrocarbures a servi à rembourser la dette publique, mais pas à venir en aide aux démunis via des créations d’emploi. L’État dispose de 140 milliards de dollars de réserve de change, mais l’économie informelle domine.

Dans la baie à la lumière si particulière mouillent des dizaines de cargos.

Lire la suite… »

Publié dans ACTUALITE | 2 Commentaires »

ORAN 5 JUILLET 62 : LES CAUSES DU MASSACRE

Posté par mdame le 22 août 2009

 LES CAUSES  DU  MASSACRE 

Par   Jean-François  PAYA  Ancien combattant d’Algérie classe:/ 54  

Article publié avec autorisation bénévole de l’auteur dans « Les dossiers Secrets de l’Histoire »    4 Sept 2002 »

Ci dessous actualisé avec références 

                                                                              -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Cinq Juillet 1962 .Cette date est celle de l’indépendance pour les Algériens .Cependant pour les Français d’Oran,seule ville où ils étaient majoritaires ,elle évoque une journée d’horreur où près d’un millier d’entre eux furent massacrés en présence d’une garnison Française de 18000 hommes strictement consignée dans ses cantonnements.(1)   (2) 

Ces forces Françaises avaient cependant un role théorique de protection de leurs ressortissants d’après les déclarations publiques et les promesses faites par écrit et diffusées en Algérie comme en métropole. Les accords d’Evian prévoyaient la remise des pouvoirs à « l’exécutif provisoire » mis en place depuis le 19 Mars 1962 .Celui-ci devait maintenir l’ordre avec une « force locale » quasiment volatilisée  à Oran assistée de l’Armée Française ;et ce en principe jusqu’à la transmission de ses pouvoirs à une assemblée nationale élue au suffrage universel . 

Ceci ne fut effectif que le 27 Septembre 1962.Mais les accords d’Evian ne faisaient nullement référence au GPRA et à l’ALN dans ce processus…

Lire la suite… »

Publié dans HISTOIRE | 2 Commentaires »

LA DECHIRURE

Posté par poncholetetu le 22 août 2009

Jadis j’ai déjà dû m’enfuir de mon pays

Quand la France décida de lâcher l’Algérie

Et si avec le temps les plaies se sont fermées

Leurs cicatrices, elles, n’ont pas pu s’effacer !

Ces quelques lignes résument à elles seules le traumatisme que j’ai ressenti lorsque comme de nombreux pieds noirs et Algériens nous avons dû quitter notre sol natal pour ne pas être confrontés à des dangers risquant de mettre notre vie en péril à la suite de l’indépendance de l’Algérie.

J’ai tout abandonné, parents et amis sans même pouvoir les prévenir et leur communiquer une adresse pour correspondre.

J’ai fermé ma maison, libéré mon chien, et après un regard sur ce qui avait été mon chez moi j’ai pris la route vers d’autres horizons.
Personne n’ayant vécu cette tragédie ne peut comprendre combien était grande ma détresse. Après quelques heures de voyages et de formalités j’étais à nouveau en sécurité avec ma femme et mes enfants sur le sol de la mère patrie où aucun repaire ne nous rappelait notre passé.

En guise de Welcome je n’ai alors ressenti que mépris et discrimination à mon égard car nous étions aux yeux des métropolitains les riches colons qui avaient fait suer le burnous aux algériens.

Pour ce qui est du riche colon je n’avais été qu’un modeste représentant chez un fabriquant de boissons gazeuses et ma femme quant à elle n’était

Qu’une simple employée de banque.

La désinformation du peuple français n’a fait qu’aggraver l’épreuve que nous subissions en nous faisant porter une étiquette qui n’avait aucune relation avec notre réalité. Les médias gauchisants de l’époque nous décrivaient comme des monstres sanguinaires aux mains maculées du sang des algériens.

Ces rédacteurs mal intentionnés auraient dû assister aux scènes émouvantes des adieux lorsque des algériens priaient la plupart d’entre nous de ne pas les abandonner.

Ces derniers étaient aussi affligés que nous de cette situation et ne pouvaient admettre que l’indépendance les conduise vers cette déchirure.

Qu’allons nous devenir sans vous répétaient ils sans arrêt.

Si les autorités de l’époque avaient organisé différemment cette libération du peuple algérien, tout ce serait bien mieux passé avec beaucoup moins de sang et de larmes versés.

Pour cela il eut fallu que le retrait de la France transite par une période d’autonomie sous la protection conjointe des armées Algérienne et Française. Cela aurait permis d’éviter dans un premier temps toutes ces exécutions sommaires qui ont poussé les pieds noirs à s’enfuir en masse et d’organiser dans un second temps la formation de ce peuple qui n’était pas encore apte à prendre du jour au lendemain les différentes rennes du pays. Ainsi petit à petit le pouvoir aurait changé de main sans heurte ni violence et pour le plus grand bien être de tous.

Malheureusement la vacance de l’autorité française a laissé libre court aux émeutes fratricides engendrées par la course au pouvoir des différentes factions en présence et subitement les pétards de la fête furent remplacés par les tirs des mitrailleuses des belligérants.

Les chefs vainqueurs n’avaient plus qu’à s’octroyer les meilleures places aux différents postes du gouvernement suivant leur grade dans l’armée de libération ou en fonction du rôle qu’ils avaient joué pendant l’insurrection.

Mais hélas le plus souvent cette prise de pouvoir s’est effectuée au mépris d’une quelconque démocratie ainsi que dans l’incertitude qu’ils aient les capacités d’en assumer la charge !

Par la suite les propriétés agricoles furent nationalisées sans même prendre soin de cueillir les récoltes pourtant mûries sur pieds. Ceci eut pour effet d’une part d’en perdre la totalité de leurs revenus pourtant nécessaires pour le redémarrage futur de ces entreprises et d’inciter d’autre part les agriculteurs qui avaient misés sur une coopération Algérienne à grossir le flot des rapatriés.

Certains d’entre eux ont alors investi dans des propriétés agricoles tombées en désuétudes tant sur le sol métropolitain qu’en corse où dans les territoires d’outre mer. A force d’efforts et de sacrifices ils ont réussi à transformer ces terrains incultes en vergers et en entreprises rentables qui furent jalousées par les autochtones du pays.

Par la suite de nombreux de leurs anciens employés algériens s’expatrièrent pour venir les rejoindre afin de les épauler dans leurs tâches et les aider à produire des récoltes rentables.

Cela tenterait à prouver que contrairement aux dires de la plupart des médias médisants de l’époque, ces employés agricoles n’avaient pas tant souffert de cette période que l’on appelle la colonisation !

Depuis, les années ont passées, chacun de nous a poursuivi sa vie avec plus ou moins de réussite, certains sont sortis grandis de cette débâcle, d’autres qui pourtant ne déméritaient pas et n’avaient pas ménagé leur sueur et leur peine ont subit au contraire une nouvelle déception dans le fiasco de leur entreprise.

Tout doucement, avec le recul, la colère et la rancœur ressenties contre le peuple algérien ont fait place à de la nostalgie pour le pays et les amis de toutes confessions que nous avions laissés là bas. Plusieurs d’entre nous se sont alors risqués dans des voyages commémoratifs où ils ont reçu un accueil digne de hautes personnalités. Partout et chaque fois les anciens sont venus à leur rencontre dès qu’ils apprenaient leur passage pour leur poser des questions, afin de connaître le sort des uns et des autres. Chaque fois ils se disputent la possibilité de les avoir à leur table et de partout il leur a été dit : Bienvenue chez vous ! Cela réchauffe le cœur car on a vraiment l’impression d’être regretté ; ainsi on est en droit de penser que la nostalgie s’est installée des deux cotés de la Méditerranée.

Quel gâchis !

Un jour l’histoire dira peut être la vérité sur les liens qui unissaient les pieds noirs et les Algériens, tout n’a peut être pas été rose pour ces derniers avant l’indépendance mais pourtant, aujourd’hui, lorsqu’on a l’occasion de parler avec eux du passé, on est surpris d’entendre de leur propre bouche : C’était le bon temps !!

André Agostini

Publié dans MEMOIRE | 2 Commentaires »

« Les pieds noirs : histoire d’une blessure» Rediffusion

Posté par mdame le 19 août 2009

« Les pieds noirs : histoire d'une blessure» Rediffusion dans EMISSION TV pieds-noirs-dramatiques   Article écrit par Jean-Claude Guillebaud dans France Ouest  au sujet de l’emission télévisée : « Les pieds noirs : histoire d’une blessure» des frères Perez

Des pieds-noirs et des larmes

Durant l’été, à la campagne, il nous arrive de grandes plages de silence, des insomnies, du temps devant soi… Alors, on en profite pour relire un vieux livre, compter les étoiles ou revoir sur DVD un film récemment découvert. Visionné à nouveau cette semaine, un film a effectivement produit sur moi le même effet que la première fois : une silencieuse mais forte émotion. C’est un long documentaire (trois épisodes) consacré à l’histoire de ces « pieds-noirs ». Réalisé en 2007 par Gilles Perez, je crois bien que « Les Pieds-Noirs, histoires d’une blessure » est sans équivalent à ce jour. dans MEMOIRE

Quarante-sept ans après, le temps me paraît venu d’écouter cette souffrance. Elle fut si longtemps refoulée, ou niée.
Lire la suite… »

Publié dans EMISSION TV, MEMOIRE | Pas de Commentaire »

Lettre de la Secrétaire Générale au Chargé de mission auprès du Premier Ministre

Posté par mdame le 18 août 2009

Madame Quessada Jocelyne
Secrétaire générale des oraniens des Bouches du Rhône
Secrétaire adjointe et déléguée PACA
du collectif de sauvegarde des cimetiéres d’Oranie 

Monsieur Eric Etienne 
                                                                               Chargé de mission  auprès du Premier  Ministre
 

Monsieur

Nous avons eu par deux fois, l’occasion de nous rencontrer lors de réunions à Paris, en compagnie du Président du collectif de sauvegarde des cimetières d’Oranie.

Dans le cadre de l’association amicale des oraniens des Bouches du Rhône dont je suis secrétaire générale, j’ai effectué un voyage à Oran du 25/09 au 02/10 avec un groupe de 35 personnes.

Ce que nous avons vu dans les cimetières et en particulier au cimetière Tamashouët à Oran est absolument inadmissible.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un important regroupement a été effectué à Oran réduisant le cimetière de moitié. Nous pensions que cela rendrait la surveillance plus facile. Or depuis la cérémonie de bénédiction des ossuaires  qui a eu lieu le 10 mai, la situation s’est complètement dégradée et la première moitié du cimetière est maintenant saccagée.

J’ai rencontré sur place, notre représentant chargé des cimetières M. le vice-consul Christian Ottobrini auprès de qui j’ai élevé de vives protestations car il m’a dit ne rien pouvoir faire contre les profanations. Conclusion de ma part : « la France n’est pas capable de faire respecter ses morts ». M. Ottobrini m’a promis que la situation serait rétablie dans 3 ou 4 mois. J’en accepte l’augure et nous y veillerons.

Sur place devant l’émotion suscitée par le spectacle offert par la majorité des cimetières, dont en particulier celui de Sidi Bel Abbès, j’ai fait signer à la demande générale, par mon groupe et d’autres groupes présents dans le même hôtel que nous, la pétition ci-jointe. Je vous demande d’excuser l’état de cette pétition. Elle a vraiment été signée sur le tas. Vous avez dû vous même vous rendre compte ou pouvez le faire, du mécontentement général de mes compatriotes, en parcourant les sites internet.

Monsieur, vous nous avez toujours écouté, avec semble-t-il attention et compréhension. Je vous demande d’être notre interprète pour que le gouvernement de ce grand pays qu’est la France,  prenne enfin conscience que le spectacle qu’offrent nos cimetières, est indigne et que ceux qui ont écrit une page de l’histoire commune de la France et de l’Algérie, page dont nous n’avons pas à rougir, aient droit qu’à « leur tombeau la foule vienne et prie ». A moins qu’on ne veuille définitivement les effacer, mais je n’ose, bien sûr, pas croire cela.

Veuillez agréer Monsieur le Conseiller, l’expression de nos meilleurs sentiments.  

Jocelyne QUESSADA

Publié dans CIMETIERES | Pas de Commentaire »

EXPOSITION PERMANENTE SUR LES HARKIS à ONGLES(Haute-Provence)

Posté par mdame le 14 août 2009

« ILS ARRIVENT DEMAIN… »

Tel est le titre de l’exposition permanente de « La Maison d’histoire et de mémoire d’Ongles ».

Ongles est un charmant petit village des Alpes de Hautes Provence, à quelques kilomètres de Forcalquier.

Pour l’histoire, Ongles fut quasiment le premier village de France à accueillir des Harkis et leurs familles après leur exode en France. Cette installation a été rendue possible grâce à l’action de deux hommes, Yvan DURAND, ancien officier français en Algérie, et le Maire d’Ongles de l’époque.

Lire la suite… »

Publié dans ACTUALITE, COMMUNIQUES des Associations | 2 Commentaires »

1...171819202122
 

michelhenrialexandre |
POUR MES POTES |
prostitution etudiante |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecoblog le blog éco
| Néolibéralisme & Vacuit...
| Maatjes en bier