LES MASSACRES d’ORAN du 5 JUILLET 1962

Posté par lesamisdegg le 8 juillet 2013

Ils commencèrent dans la matinée du 5 juillet 1962, le jour officiel même de l’indépendance. Ils prirent fin officiellement le soir, mais dans les centres de détention où avait été rassemblée la population européenne, les tueries continuèrent pendant plusieurs jours.

Une fois obtenue la neutralité des forces françaises qui étaient cantonnées dans les casernes de la ville et dans le port, des unités militaires du FLN accompagnées de civils venant de l’intérieur du pays se répandirent dans tous les quartiers d’Oran, entrant dans les lieux publics pillant les magasins et entrepôts, forçant les portes des appartements, rassemblant les habitants non-musulmans désarmés, les emmenant dans des commissariats ou d’autres centres de détention (comme les Abattoirs d’Oran), les tuèrent ou les livrèrent à la foule qui lyncha, après les avoir torturés, ceux qui lui étaient livrés. Policiers et soldats français observaient les tueries, qui avaient lieu parfois à quelques mètres de leur casernement, sans qu’aucun d’entre eux ne soit intervenu. Les jours qui suivirent, la population d’Oran – qui était en majorité européenne – s’exila et quitta le pays, abandonnant tous ses biens. Le nombre de victimes du massacre d’Oran se compte en centaines de morts, hommes, femmes et enfants. Il s’agissait de terroriser et faire fuir du pays les habitants de la plus grande ville européenne après Alger.

De la même manière, les massacres, moins spectaculaires, commis dans l’Algérois et le Constantinois aboutirent à l’exil des populations non musulmanes, le gouvernement français s’étant opposé au rapatriement des harkis et de leurs familles. Les européens, prêts à vivre sur le territoire d’une Algérie indépendante, renoncèrent alors. En quelques semaines, ce sont plus d’un million de non-musulmans qui fuirent le pays victimes de la stratégie d’épuration ethnique pratiquée par le FLN. Cette politique, fondée sur le programme nationaliste des années 30, qui consistait à prôner une Algérie indépendante et uniquement arabo-musulmane, fut mise en œuvre sciemment par une politique de terreur systématique.

algerianie@live.fr                         2013 07 05

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INDIGNEZ VOUS !

Posté par lesamisdegg le 19 mars 2013

Au septième siècle l’invasion arabo-musulmane venue d’orient fond sur l’occident .Elle a converti par le sabre-bi el cif, bessif-, contraint à l’exil, voire nettoyé ethniquement, religieusement les chrétiens de la rive sud de la méditerranée .La majorité des juifs dut subir le statut de dhimmi.

Indignez vous !

Du quinzième au dix-neuvième siècle, après la « reconquista » catholique de la péninsule ibérique, un véritable djihad maritime-selon les auteurs musulmans de l’époque-fut mené à partir de Salé, Alger, Tunis ou Tripoli, entres autres .La piraterie barbaresque terrorisa de l’Islande à Chypre. Les bagnes d’Afrique du nord  fournirent des rançons contre des otages chrétiens d’Europe réduits en esclavage .Le tribut payé permettait seul de commercer en paix.

Indignez-vous !

La victoire des Chrétiens sur les Ottomans, de la croix sur le croissant, à Vienne en 1683 arrêta la progression de l’envahisseur musulman en Europe. Le congrès d’Aix la Chapelle de 1818 chargeât la France intégrée dans la Sainte Alliance de libérer l’Europe de la terreur barbaresque .La victoire navale de Navarrin en 1827, des Européens sur les Ottomans, libéra la Grèce du joug de ces derniers.

Réjouissez-vous !

La France se retrouva seule pour exécuter son mandat, au-delà des demandes faites au Dey d’Alger. A l’expédition d’Alger, pour libérer l’humanité de la terreur des pirates esclavagistes, succéda la prise de possession par droit de conquête  de ce qui deviendra l’Algérie. Les Juifs furent délivrés de leur dhimmitude, les Chrétiens d’Europe purent peupler et mettre en valeur  une terre libérée .

Honni soit qui Mali pense !

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AAA/GG/2013 02 28

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Monseigneur Pierre BOZ-in memoriam -

Posté par lesamisdegg le 19 février 2013

Mémoire, Vérité, Espoir.

Notre Dame de Paris, le 5 Juillet 2012

Monseigneur, Chers amis « Pieds-Noirs »,

Nous sommes ici pour le souvenir et la prière d’intercession pour toutes les victimes d’Algérie de 1954 à 1962. Le Seigneur les a déjà sûrement prises en grâces et en pitié. Nous aurons une intention particulière pour les religieuses et les    religieux massacrés durant ces évènements et les hommes, les femmes, les enfants enlevés et disparus à jamais.

S’il nous arrive encore de nous souvenir des drames vécus, des atrocités, des enlèvements  et de ne pouvoir encore effacer certaines images qui rendent nos nuits interminables, c’est que nous ne sommes pas totalement guéris de cette fin des temps que beaucoup d’entre nous ont vécue. Comment réparer les blessures, les fêlures  irréversibles striées dans nos cœurs et nos vies ? Cela donnera à notre mémoire l’empreinte de la douleur, du mal subi qui nous rendent  solidaires de tous les peuples ou communautés victimes de génocide, même si ce mot terrible n’a pas encore appliqué à notre histoire.

Mais une longue marche, une longue maturation ont été accomplies et assurées depuis cinquante ans par les hommes et les femmes de communautés si diverses qui constituaient notre quotidien sur notre Algérie natale, Ces hommes  et ces femmes, Nous sommes de ceux-là,  juifs, musulmans,  chrétiens  ou sans aucune religion,  furent condamnés à la Dispersion  à la suite d’un invraisemblable mélange d’erreurs de jugement, de passions et peut-être aussi de haine et de trahisons. Si pour les décisions au plus haut niveau, si pour les engagements de toutes sortes qui sont à l’origine de notre sinistre destinée, nous n’avons pas été consultés, et délibérément écartés,  nous savons du moins comment tout cela s’est passé. Et nous avons eu le temps avec le temps qui passe, de prendre la mesure de nos propres responsabilités comme « Pieds-Noirs », mais aussi une plus grande clairvoyance  sur les responsabilités des autres acteurs du drame qui fut le nôtre.  Et jamais, dans cette quête, aucun sentiment de repentance ou une quelconque  demande de pardon ne se sont  imposés  à nous. Il nous reste  l’immense regret de n’avoir pas eu assez tôt la conscience d’une communauté,  d’un peuple nouveau qui était en train de naître dans ce pays. Communauté et peuple nouveau que nous n’avons pas pu défendre. Nous fûmes  même traités d’assassins lorsqu’il fut question de défendre la terre de nos morts.

Au-delà de toute rancune,  au-delà de toute haine, la mémoire de ce passé reste une nécessité absolue pour sa transmission dans les temps à venir, comme une part irremplaçable de l’Histoire de la France, de l’Europe, de notre Mer commune.et aussi de l’Eglise. Ce passé  fait désormais partie de l’héritage spirituel de nos enfants et des générations à venir. Il doit également peser  sur  notre propre réflexion,  pour un retour et la cohérence sur nous-mêmes,  la réconciliation avec notre histoire et notre place dans le monde et dans notre nouvelle  patrie. Pour aller de l’avant,  la réconciliation est nécessaire et signe de notre humanité, avec tout homme de bonne volonté qui a pu être notre adversaire, peut-être même notre ennemi, jusqu’à celui qui, par temps de folie, a tué ou enlevé l’un   des nôtres. Comme dit l’Ecriture, jusqu’en éternité, seront reconnus ceux qui ont « traversé la Grande Epreuve » et qui restent signés du Sang de l’Agneau.

Mais il faut aussi que Lumière soit faite sur ce passé. Il faut à tout prix, extraire nos communautés d’Algérie,  du magma idéologique et tragique dans lequel a baigné pendant des décennies, toute l’Afrique du Nord : fin de l’Empire Ottoman (1917), première revendication d’indépendance de l’Algérie (1926) , proclamation au temps de la « guerre froide » de la Troisième Internationale du Kominterm Soviétique, déclarant que toute colonisation, identifiée à  l’exploitation «  de l’homme par l’homme »,  était le crime absolu pour  les pays qui en bénéficiaient. Plus  profondément, il faut séparer la guerre de conquête de l’Algérie-  hélas semblable à toutes les guerres  durant lesquelles assaillants et assaillis commirent des actes irréparables d’avec l’arrivée sur ces terres africaines, des hommes et des femmes les plus pauvres de la Méditerranée. Les Métropolitains eux-mêmes se rendirent compte, lors du l’Exode imposé en 1961-1962, que les descendants de ces premiers arrivés, appelés « Pieds Noirs » n’avaient aucune ressemblance avec les découvreurs conquérants, revenant des Amériques,  sur des galions remplis d’or. Plus de cent ans de « colonie » n’avaient pas transformé ces hommes et ces femmes  en « maîtres d’esclaves », ni en possesseurs de trésors. Ils n’avaient que le souvenir de leurs morts. Et pourtant que de liens créés, qui ne nous font que regretter cet immense gâchis de cette fausse guerre, durant laquelle les habitants de ce pays ont failli perdre leur âme et le culte héréditaire de la lumière et de terre et de la mer ! L’histoire s’acheva par un simulacre de traité de paix entre des  communautés qui avaient déjà appris à vivre ensemble, à faire la fête ensemble, et à mourir ensemble. Et  mourir ensemble aussi pour une  Patrie, découverte dans la douleur et dans le doute, mais avec quelle loyauté et quelle générosité ! Ceux de nos  frères algériens qui sont morts et ont souffert pour notre commune patrie ne sont ni des traitres ni des renégats. Ce sont les meilleurs d’entre nous. Car leur route fut plus longue et souvent plus cruelle que la nôtre, combien semée de malheurs. Mais ils sont avec les « Pieds-Noirs », les annonciateurs de temps nouveaux que nous vivons.  Revenus en Europe,  les «Pieds-Noirs » se sont remis à la tâche avec un courage et une persévérance  qui étonnèrent les Métropolitains. Ceux-ci  eurent du mal à reconnaître en ces hommes et ces femmes, ceux ou celles qui « auraient fait « suer le burnous » ou auraient humilié l’ « indigène » comme on disait alors. C’est ainsi que certains observateurs de la vie économique  n’hésitent pas  à décrire le rôle et la part non négligeable prise par les Français d’Algérie, dans l’embellie économique  et les progrès acquis durant les  « Trente Glorieuses »   en France. Nos frères des communautés ecclésiales d’Europe furent étonnés de la ferveur, de la chaleur des chrétiens venus d’Algérie dans l’expression de leur foi.

Mais à une autre échelle ou perspective, cette vie commune de plus d’un siècle, cette première rencontre entre Orient et Occident après les Croisades, dans un tout  autre contexte, n’a-t-elle pas semé des germes qui ont lentement mûri pour au moins initier ces mouvements profonds qui bouleversent actuellement, dans un sens  positif, nous l’espérons de tour notre cœur, le monde arabo-musulman ? C’est ce rôle qu’ont  joué les chrétiens du Moyen-Orient auprès de leurs compatriotes, lors de la « Renaissance » de ce continent à la  fin du 19e siècle.

Et commence à se lever au milieu de nous ce souffle, non pas de l’oubli qui serait une trahison pour notre histoire, commence à se lever au milieu de nous, ce Souffle de l’Esprit, ce souffle de l’Espérance, cet espoir qui purifie, qui dégage des horizons nouveaux pour des routes nouvelles, fi sabil lillah,  «  sur la voie de Dieu » comme on disait autrefois !

Mgr Pierre BOZ, d’Oran

Groupe de recherches des Disparus en Algérie

messe du 3 juillet 2011 AAA

Monseigneur Pierre BOZ célébrant la messe

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Le « Pataouète »

Posté par lesamisdegg le 15 novembre 2010

parler pied-noir pataouète langue algérie

Un livre de référence sur le Pataouète

La langue “Pataouète” s’est créée entre ports et banlieues au creuset du faubourg populaire.

Là, les parfums se passionnent de soleil et de mer pour effacer la misère du monde, à mi-chemin entre l’enflure verbale et l’expression héroïque. Le Pataouète est né durant la deuxième moitié du 19ème siècle au confluent des races méditerranéennes. Laissons la parole à Louis Bertrand qui écrit dans “Le sang des races” :

“Quand ils quittaient le valencien, leur langue était celle qui se parle au Faubourg, mais avec quelque chose de plus prétentieux qui sentait le commis-voyageur. On y retrouvait les expressions boulevardières d’il y a dix ans à côté des vieilles élégances de corps de garde apportées jadis par les troupiers de 1830. »

La Pataouète : un mélange de langues méditerranéennes

 

« Des métaphores marseillaises se heurtaient à des dictons espagnols, des mots de sabir ou d’arabe bigarraient le français officiel appris à l’école des Frères. Et parfois, au milieu de ces phrases bâtardes, martelées avec les rudes intonations gutturales de l’Afrique, s’enlevait une belle image, robuste et saine, sortie toute vive du riche terroir de Valence ou étincelante et dure comme les roches d’Alicante et que le mauvais français du Faubourg laissait transparaître, ainsi qu’une loque misérable.”

Ce système linguistique deviendra le système de communication obligatoire et nécessaire pour une nouvelle communauté, celle de ceux que l’on appellera les pieds-noirs, un véritable parler créole plus élaboré qu’un pidgin ou que le sabir.

Des emprunts ont été faits dans toutes les langues originelles des peuples unis dans l’effort pendant plus d’un siècle. Le Pataouète est un vrai dialecte méditerranéen quant à la syntaxe quasi-latine, l’accent, le lexique. Le dialecte pied-noir rappelle à tous les linguistes, aux Académies et à la nôtre en particulier, comment une langue vit.

Le Pataouète était parlé ou compris par une population nord-africaine de cinq millions de personnes en 1962, toutes origines confondues. Il reste une langue vivante pour les Nord-Africains, en péril pour les Pieds-Noirs.

Notre peuple veut le parler, l’écrire, le comprendre, le savourer, l’entendre. Maintenant, elle chante le passé, ensoleille notre présent.

C’est le creuset où se préparent nos lendemains.

 

Gérard Garcia

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Le MUSÉE de la FRANCE en ALGÉRIE

Posté par mdame le 11 septembre 2010

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IL FAUT LE DIRE !

Posté par mdame le 19 octobre 2009

Editorial du Président :Gérard Garcia

     Pour ceux qui ne le savaient pas encore, depuis le 8 mai 1945 l’Algérie et ses populations connaissent les affres mortelles du terrorisme et du contre-terrorisme. Les peuples qui ont envahi successivement ce territoire sont tous des colonisateurs et des colonisés qui ont su vivre en paix, ensemble, avant de se massacrer.

       Le lâche abandon, par un gouvernement misérable, des populations vivant dans les départements d’Algérie en juillet 1962   a occasionné la mise en place d’un régime unique en Algérie et un des plus grands déplacements de population vers la France fuyant la terreur.

      Depuis 1962 les gouvernements de la France n’ont ni voulu ni su prendre la mesure de ce drame. Aucune politique n’a vraiment été mise en place depuis 47 ans. Le Haut Conseil au Rapatriés (HCR) ne peut donc exercer sa mission de conseil au gouvernement .

     Tout ceci nous l’avons répété au Conseiller technique  du premier ministre qui nous a reçus le 22 Juin dernier. Nous lui avons confirmé notre démission (1) Nous devons constater que malgré les efforts de hauts fonctionnaires dévoués à la MIR et l’ANIFOM, le gouvernement de la France ne met pas en place une politique juste et efficace pour les « rapatriés » qui se sentent  des « exilés  » par un tel manque de considération . A ce jour, il faut dire que les promesses du candidat élu à la Présidence de la République ne sont pas tenues.

     A l’initiative de notre association avec le soutien du CLAIR.R et de nombreuses associations amies, 122 personnes ont assisté à une messe du souvenir le 5 juillet dernier ,célébrée par Monseigneur BOZ. Nous étions honorés de la présence du Président et de la directrice de l’ANIFOM entre autres personnalités

     Notre association a soutenu le 8 juillet par sa présence et continué à soutenir moralement Nicole Guiraud, victime de l’attentat du Milkbar , dans le procès qu’elle intente à France 3  pour l’apologie du terrorisme . Là encore il faut constater que le gouvernement de la France ne fait pas tout ce qu’il faudrait. Une trop grande partie des médias s’aligne sur les méthodes de la parole unique de la Régence d’Alger. 

     A l’occasion de la commémoration du débarquement du 15 Août 1944 en Provence notre ami le général Maurice Faivre a rappelé au Président de la République le déficit mémoriel ressenti par les Anciens Combattants natifs d’Algérie : de 1943 à 1945 l’armée de libération a mobilisé
2% des Maghrébins,
0,5% de coloniaux
16% des Français d’AFN
et 1,7% de Français de l’hexagone.
Cet effort exceptionnel des Français d’AFN dans la libération de la France n’est jamais évoqué!

     Notre association a également  soutenu le 11 Septembre la « Journée internationale contre le terrorisme ».

                                                      Gérard Garcia

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LA DECHIRURE

Posté par poncholetetu le 22 août 2009

Jadis j’ai déjà dû m’enfuir de mon pays

Quand la France décida de lâcher l’Algérie

Et si avec le temps les plaies se sont fermées

Leurs cicatrices, elles, n’ont pas pu s’effacer !

Ces quelques lignes résument à elles seules le traumatisme que j’ai ressenti lorsque comme de nombreux pieds noirs et Algériens nous avons dû quitter notre sol natal pour ne pas être confrontés à des dangers risquant de mettre notre vie en péril à la suite de l’indépendance de l’Algérie.

J’ai tout abandonné, parents et amis sans même pouvoir les prévenir et leur communiquer une adresse pour correspondre.

J’ai fermé ma maison, libéré mon chien, et après un regard sur ce qui avait été mon chez moi j’ai pris la route vers d’autres horizons.
Personne n’ayant vécu cette tragédie ne peut comprendre combien était grande ma détresse. Après quelques heures de voyages et de formalités j’étais à nouveau en sécurité avec ma femme et mes enfants sur le sol de la mère patrie où aucun repaire ne nous rappelait notre passé.

En guise de Welcome je n’ai alors ressenti que mépris et discrimination à mon égard car nous étions aux yeux des métropolitains les riches colons qui avaient fait suer le burnous aux algériens.

Pour ce qui est du riche colon je n’avais été qu’un modeste représentant chez un fabriquant de boissons gazeuses et ma femme quant à elle n’était

Qu’une simple employée de banque.

La désinformation du peuple français n’a fait qu’aggraver l’épreuve que nous subissions en nous faisant porter une étiquette qui n’avait aucune relation avec notre réalité. Les médias gauchisants de l’époque nous décrivaient comme des monstres sanguinaires aux mains maculées du sang des algériens.

Ces rédacteurs mal intentionnés auraient dû assister aux scènes émouvantes des adieux lorsque des algériens priaient la plupart d’entre nous de ne pas les abandonner.

Ces derniers étaient aussi affligés que nous de cette situation et ne pouvaient admettre que l’indépendance les conduise vers cette déchirure.

Qu’allons nous devenir sans vous répétaient ils sans arrêt.

Si les autorités de l’époque avaient organisé différemment cette libération du peuple algérien, tout ce serait bien mieux passé avec beaucoup moins de sang et de larmes versés.

Pour cela il eut fallu que le retrait de la France transite par une période d’autonomie sous la protection conjointe des armées Algérienne et Française. Cela aurait permis d’éviter dans un premier temps toutes ces exécutions sommaires qui ont poussé les pieds noirs à s’enfuir en masse et d’organiser dans un second temps la formation de ce peuple qui n’était pas encore apte à prendre du jour au lendemain les différentes rennes du pays. Ainsi petit à petit le pouvoir aurait changé de main sans heurte ni violence et pour le plus grand bien être de tous.

Malheureusement la vacance de l’autorité française a laissé libre court aux émeutes fratricides engendrées par la course au pouvoir des différentes factions en présence et subitement les pétards de la fête furent remplacés par les tirs des mitrailleuses des belligérants.

Les chefs vainqueurs n’avaient plus qu’à s’octroyer les meilleures places aux différents postes du gouvernement suivant leur grade dans l’armée de libération ou en fonction du rôle qu’ils avaient joué pendant l’insurrection.

Mais hélas le plus souvent cette prise de pouvoir s’est effectuée au mépris d’une quelconque démocratie ainsi que dans l’incertitude qu’ils aient les capacités d’en assumer la charge !

Par la suite les propriétés agricoles furent nationalisées sans même prendre soin de cueillir les récoltes pourtant mûries sur pieds. Ceci eut pour effet d’une part d’en perdre la totalité de leurs revenus pourtant nécessaires pour le redémarrage futur de ces entreprises et d’inciter d’autre part les agriculteurs qui avaient misés sur une coopération Algérienne à grossir le flot des rapatriés.

Certains d’entre eux ont alors investi dans des propriétés agricoles tombées en désuétudes tant sur le sol métropolitain qu’en corse où dans les territoires d’outre mer. A force d’efforts et de sacrifices ils ont réussi à transformer ces terrains incultes en vergers et en entreprises rentables qui furent jalousées par les autochtones du pays.

Par la suite de nombreux de leurs anciens employés algériens s’expatrièrent pour venir les rejoindre afin de les épauler dans leurs tâches et les aider à produire des récoltes rentables.

Cela tenterait à prouver que contrairement aux dires de la plupart des médias médisants de l’époque, ces employés agricoles n’avaient pas tant souffert de cette période que l’on appelle la colonisation !

Depuis, les années ont passées, chacun de nous a poursuivi sa vie avec plus ou moins de réussite, certains sont sortis grandis de cette débâcle, d’autres qui pourtant ne déméritaient pas et n’avaient pas ménagé leur sueur et leur peine ont subit au contraire une nouvelle déception dans le fiasco de leur entreprise.

Tout doucement, avec le recul, la colère et la rancœur ressenties contre le peuple algérien ont fait place à de la nostalgie pour le pays et les amis de toutes confessions que nous avions laissés là bas. Plusieurs d’entre nous se sont alors risqués dans des voyages commémoratifs où ils ont reçu un accueil digne de hautes personnalités. Partout et chaque fois les anciens sont venus à leur rencontre dès qu’ils apprenaient leur passage pour leur poser des questions, afin de connaître le sort des uns et des autres. Chaque fois ils se disputent la possibilité de les avoir à leur table et de partout il leur a été dit : Bienvenue chez vous ! Cela réchauffe le cœur car on a vraiment l’impression d’être regretté ; ainsi on est en droit de penser que la nostalgie s’est installée des deux cotés de la Méditerranée.

Quel gâchis !

Un jour l’histoire dira peut être la vérité sur les liens qui unissaient les pieds noirs et les Algériens, tout n’a peut être pas été rose pour ces derniers avant l’indépendance mais pourtant, aujourd’hui, lorsqu’on a l’occasion de parler avec eux du passé, on est surpris d’entendre de leur propre bouche : C’était le bon temps !!

André Agostini

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« Les pieds noirs : histoire d’une blessure» Rediffusion

Posté par mdame le 19 août 2009

« Les pieds noirs : histoire d'une blessure» Rediffusion dans EMISSION TV pieds-noirs-dramatiques   Article écrit par Jean-Claude Guillebaud dans France Ouest  au sujet de l’emission télévisée : « Les pieds noirs : histoire d’une blessure» des frères Perez

Des pieds-noirs et des larmes

Durant l’été, à la campagne, il nous arrive de grandes plages de silence, des insomnies, du temps devant soi… Alors, on en profite pour relire un vieux livre, compter les étoiles ou revoir sur DVD un film récemment découvert. Visionné à nouveau cette semaine, un film a effectivement produit sur moi le même effet que la première fois : une silencieuse mais forte émotion. C’est un long documentaire (trois épisodes) consacré à l’histoire de ces « pieds-noirs ». Réalisé en 2007 par Gilles Perez, je crois bien que « Les Pieds-Noirs, histoires d’une blessure » est sans équivalent à ce jour. dans MEMOIRE

Quarante-sept ans après, le temps me paraît venu d’écouter cette souffrance. Elle fut si longtemps refoulée, ou niée.
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Le premier musulman Algérien entré à l’Ecole polytechnique ;

Posté par mdame le 9 août 2009

Jean-Yves Bertrand-Cadi

Le colonel Chérif Cadi Serviteur de l’Islam et de la République

« Quelle partie de l’univers n’avons-nous pas successivement possédée et perdue, sans qu’il en reste même dans notre mémoire le souvenir du nom des pays que nous avons régis, des hommes éminents qui nous les ont acquis, et de ceux qui ont consacré leur talent à nous les conserver ». Cette phrase de Buchon, que le Bourget d’Outre-Mer répétait à Saint-Augustin en Floride et le Barrès du Voyage de Sparte devant les châteaux francs de Morée, nous remet en mémoire l’importance et la grandeur de l’œuvre colonisatrice de la France dans le monde.

La dernière phase de cette œuvre toujours recommencée est celle qu’initia la Troisième République après 1870 et dont le mobile était moins une volonté d’expansion de la civilisation française que le désir « d’ajourner la Revanche jusqu’à ce que l’Allemagne nous l’imposât » – ce qui advint. La France républicaine était, sur ce sujet, divisée contre Le premier musulman Algérien entré à l’Ecole polytechnique ; dans MEMOIRE 51CNWBM42JL._SS500_elle-même et, sauf en de rares moments de crise, elle n’eut pas clairement conscience de ses destinées colonisatrices ; en effet, privée de doctrine intérieure stable, elle ne savait que faire de l’empire que, peu à peu, soldats, missionnaires, explorateurs, administrateurs, lui apportaient. On peut même dire que les grands thèmes du XIXe siècle, soutenus par une République longtemps vacillante – liberté, égalité, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, etc… – étaient purement et simplement en contradiction avec l’œuvre entreprise.

C’est pourquoi la personnalité complexe du colonel Hadj Si Chérif Cadi, si longuement et si clairement analysée par son petit-fils, Jean-Yves Bertrand-Cadi *, est aussi exemplaire qu’elle est restée, à ce degré de conscience de soi, véritablement unique.

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L’ARMEE D’AFRIQUE par le Général Faivre

Posté par mdame le 4 août 2009

L’ARMEE D’AFRIQUE et L’ARMEE COLONIALE

 des origines à 1962 Les précurseurs.             

  Dans les pays musulmans où elle a exercé sa souveraineté, la France a engagé dans ses armées, comme soldats de métiers, conscrits ou supplétifs, des ressortissants des populations autochtones. En même temps, le gouvernement a souvent confié à l’autorité militaire l’administration de ces populations.          

   Les premiers musulmans furent engagés dans la Syrie franque par Tancrède en 1108 et Renaud de Chatillon en 1170. 20.000 auxiliaires combattent sous les ordres de Guy de Lusignan contre Saladin en 1187. Recrutés par les Templiers, les Turcopoles sont selon Grousset les Goumiers de la Syrie franque.

En 1765 au Sénégal, des Laptots furent affranchis pour participer à la défense de Gorée .           

  Le véritable précurseur de l’engagement des musulmans est le général Bonaparte, qui au cours de la campagne d’Egypte en 1798-99, forme le projet de recruter 30.000 auxiliaires. Il limite ses ambitions et utilise des déserteurs turcs et une centaine de cavaliers palestiniens, qui l’accompagnent dans sa campagne de Palestine. Il constitue un régiment de Dromadaires  qui s’illustre sous le commandement de Desaix et Cavalier, et ramène en France, avec femmes et enfants, des Chasseurs d’Orient et des Mameluks de la Garde, qui participent à toutes les campagnes de l’Empire. Plus tard, il lèvera des troupes illyriennes en Dalmatie.            

  Moins connu est l’épisode du capitaine du Génie Boutin  à Constantinople, qui en 1806 recrute 2.000 turcs et contribue en février 1807 à la défaite de l’escadre anglaise, avant de remettre sur pied l’armée du vizir. En 1808, le commandant Boutin reconnaît les plages de débarquement de Sidi Ferruch, et le capitaine Burel les itinéraires et les fortifications du Maroc. Dans le prolongement de l’expédition d’Egypte, il faut citer le Lieutenant Selve, qui devenu Suleyman Pacha au service de Muhamed Ali à partir de 1805, organise une armée de 130.000 hommes 

            La conquête de l’Algérie et la colonisation de l’Afrique ouvrent la voie au recrutement de contingents musulmans moins symboliques que ceux de ces précurseurs. 

L’armée d’Afrique. 

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