DISPARUS en Algérie 1962

Posté par lesamisdegg le 30 août 2015

 

GALEA JF

GALEA JF

DISPARITIONS FORCEES : une stratégie de la terreur

 

Les disparitions forcées ont souvent servi de stratégie pour faire régner la terreur dans la société. Le sentiment d’insécurité résultant de cette pratique ne se limite pas aux proches de la personne disparue, mais touche aussi la communauté et l’ensemble de la société. Les disparitions forcées sont perpétrées dans des situations de conflit interne, en particulier comme moyen de répression politique des opposants, voire d’épuration ethnique comme en Algérie de 1962 à 1964.

Le 21 décembre 2010, l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 65/209 , s’est dite profondément préoccupée par la multiplication dans diverses régions du monde des disparitions forcées ou involontaires, y compris les arrestations, détentions et enlèvements, lorsque ces actes s’inscrivent dans le cadre de disparitions forcées ou peuvent y être assimilés. Elle souligne également le nombre croissant d’informations faisant état de cas de harcèlement, de mauvais traitements et d’intimidation des témoins de disparitions ou des familles de personnes disparues.

Dans la même résolution, l’Assemblée a décidé de proclamer le 30 août Journée internationale des victimes de disparition forcée, célébrée depuis 2011.

 

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20 Aout 1955 EL HALIA le massacre

Posté par lesamisdegg le 20 août 2015

EL HALIA  le massacre 20 aout 1955  JF GALEA

EL HALIA
le massacre
20 aout 1955
JF GALEA

Zirout Youssef, responsable FLN du Nord Constantinois, décide de lancer, le 20 août à midi, une attaque généralisée contre 40 localités, afin de venir en aide aux rebelles de l’Aurès qui sont aux prises avec les paras de Ducournau. Il dispose d’à peine 200 hommes armés qui devront soulever la population, laquelle ne s’engage pas dans la révolution. 12 000 musulmans sont mobilisés. Les objectifs de Zirout sont de récupérer de l’armement, d’éliminer les pro-français, et de provoquer des représailles irréparables. Ses propagandistes affirment que l’armée de Nasser et les Américains soutiennent ce soulèvement raciste. Dans la plupart des localités, les djounoud restent en retrait et poussent en avant les femmes et les enfants.

L’action la plus importante vise Philippeville, ville de 70.000 habitants, où des masses de civils, manifestement drogués, avancent dans les rues sans se soucier de lourdes pertes. L’armée et la police sont en effet alertées et bloquent brutalement les manifestants. En revanche, la mine d’El Halia et le village d’Ain Abid ne sont pas protégés, et les Européens y subissent d’horribles atrocités [1]. Le bilan, minutieusement vérifié, est de 133 Français d’Algérie [2], 53 militaires et policiers, et 36 Français-musulmans dont le neveu de Ferhat Abbas. La répression militaire aurait fait 700 morts le 20 août, et les vengeances de civils plus de 2000 tués les jours suivants (et non les 12000 revendiqués par le FLN).

Les conséquences de ce soulèvement sont tragiques : « C’est la guerre, il faut la faire », déclare le gouverneur Soustelle, qui abandonne l’idée d’une politique libérale [3].  La fracture entre les communautés s’aggrave, elle donne naissance au contre-terrorisme de certains Européens [4] .Sans être exactement une répétition des massacres du 8 mai 1945, ces violences préfigurent celles de la guerre civile des années 1990.

Notes [1] On peut citer 21 enfants dont les têtes sont écrasées contre les murs, et le témoignage de ce rebelle, qui après avoir égorgé une femme, mange le poisson qu’elle avait préparé. [2] Roger Vétillard publie les noms de 51 victimes européennes. [3] Cette déclaration dément la légende de ceux qui prétendent qu’on a attendu la loi de 1999 pour reconnaître la réalité de la guerre d’Algérie. Un Comité de guerre interministériel s’est réuni à Constantine en juillet 1957. [4] Le terrorisme FLN a précédé le contre-terrorisme. Il n’a pas attendu l’attentat de la rue de Thèbes en août 1956 pour utiliser les explosifs. [5] dans « Algérie, 20 août 1955 » (Payot 2011) C. Mauss-Copeaux se réfère à un faux témoin d’el Halia et attribue au général Faivre un curriculum fantaisiste. Les films de la Fox Movietone sont des montages que certains présentateurs situent en 1945, sans en montrer les incohérences.

Roger Vétillard. 20 août 1955 dans le nord-constantinois. Un tournant dans la guerre d’Algérie. Préface de Guy Pervillé. Ed. Riveneuve, 2012, 351 pages, 20 euros. Originaire de Sétif, le docteur Vétillard, après avoir renouvelé l’histoire du 8 mai 1945, a fait une étude très approfondie sur les massacres du 20 août 1955, à partir de documents inédits de la ville de Philippeville, des archives de la gendarmerie et de l’armée, et des témoignages de 53 Français et 11 Algériens, dont 5 anciens de l’ALN. Guy Pervillé met en lumière l’objectivité historique de l’auteur, qui met à mal les erreurs grossières de Claude Mauss-Copeaux-5-, et la présentation tendancieuse des films de la Fox Moviétone. Cet ouvrage montre que des travaux rigoureux peuvent réviser des idées reçues.

 

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the ORAN massacre

Posté par lesamisdegg le 5 juillet 2015

the Oran massacre

le massacre d’ORAN

july 05 1962

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CAMUS Albert -terrorisme en Algérie-

Posté par lesamisdegg le 27 mai 2015

« Les noces sanglantes du terrorisme et de la répression « 

Le dernier terrorisme auquel Camus eut affaire fut celui perpétré par les fellagas (1954-1962).

L’auteur, décédé dans un accident de voiture en janvier 1960, ne connut pas la fin du conflit.

Né en Algérie de parents Pieds-Noirs fort pauvres, farouchement attaché à sa terre et à la diversité des communautés (arabe, kabyle, juive, pieds-noirs) qui la composaient, Camus militait activement et incessamment depuis ses vingt ans la mise en place d’une plus grande justice politique, sociale et économique en Algérie française. En juin 1939, il publia notamment dans Alger républicain une série de onze longs articles dénonçant la famine et le dénuement dont souffraient les Kabyles et appelant à des réformes urgentes.

Quand le terrorisme éclata en 1954, Camus se refusa à soutenir le FLN. Il craignait, à juste titre,  que la victoire de ce parti ne conduisît à l’avènement d’ « une Algérie reliée à un empire d’Islam qui ne réaliserait à l’intention des peuples arabes qu’une addition de misères et de souffrances » et qui exclurait les Pieds-Noirs de son sol. Lui défendait la constitution d’une fédération où les populations multiples d’Algérie vivraient ensemble sans qu’aucune n’en soit bannie pour des raisons ethniques ou religieuses.

Aussi Camus récusa-t-il autant le FLN qui recourait au terrorisme que l’État français ou les « ultras ». Ses articles et éditoriaux de cette période, de même qu’un appel à la trêve civile lancé au péril de sa vie à Alger en janvier 1956, enjoignent les deux camps à mettre fin à une violence mortelle, à ses yeux contagieuse et inacceptable. Cette violence révolte l’écrivain parce que, chez les uns, elle prend pour cible des civils innocents et que, chez les autres, elle remplace la justice par la force répressive. Lui veut interrompre « les noces sanglantes du terrorisme et de la répression » et leur substituer le dialogue.

Avec assiduité, et ce même après l’échec de son appel à la trêve et l’adoption d’une réserve certaine, il appelle à l’établissement d’une société pleinement démocratique, notamment avec la publication des Chroniques algériennes (1958) .

Il s’engage aussi pour sauver des vies. À titre privé, il intervient à maintes reprises pour demander la grâce de membres du FLN condamnés à mort dont il n’approuve pourtant pas les actes terroristes.

Ces actes lui inspirent un dégoût profond lorsqu’ils sont synonymes du meurtre « de femmes et d’enfants », de populations innocentes.

 

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chant pour OUHARAN

Posté par lesamisdegg le 5 novembre 2014

le massacre des inocents

le massacre des inocents

Cruel de lumière et de vie,

L’astre de nos jours

S’arrête surpris,

Car on fauche le blé de Numidie.

 

Une clameur atroce

En Ouharan s’élève,

L’humaniste enfant de Mondovi

Nous l’avait prédit,

La Peste est arrivée.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Ivre de sang et d’instinct

Le renard chrysoprose hurle à la colombe,

De son clavier aigu

Son chant mortel.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan

Le simoun dans les oliviers

Roule les rameaux dans le sable,

Et emporte dans les pins

Les promesses des parjures.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan

L’air apporte aux sirènes hideuses

Le chant du rossignol de nos veines,

Et le hennissement de la cavale blanche

Qui répand la liqueur de vie.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Des coquelicots naissent

Dans la poussière d’or,

Lorsque des enfants meurent

Là où des mères pleurent.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

La sueur de neige inconnue

S’empare du peuple naïf,

Trop surpris

Qui tue dans les artères de l’âme.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

Sous le regard de Notre Dame de Santa-Cruz

Par ses pasteurs abandonnés,

L’humain troupeau agonise

et perd, un instant, sa confiance en l’avenir.

 

Jusqu’à cinq heures en Ouharan,

La blessure brûle comme un soleil,

Déjà la gangrène arrive au loin,

Et le vent, qui soulève les suaires absents,

Porte enfin, au Monde la détresse du Peuple .

 

Alors à cinq heures précises à Ouharan

S’identifiant au Christ Martyr

Le peuple écoute respirer la mer apaisée,

Et un chœur de voix secrètes crier aux cieux 

Barka ! Basta ! Assez !

 

Oui à cinq heures précises en Ouharan,

Assez de désillusions pour perdre le paradis de Dieu,

Assez de morts pour oublier Ouharan,

Assez d’horreurs pour gagner le ciel de l’Homme,

Assez de sang pour redonner la Vie.

 

Ouharan, personne ne te connaît,

Car ils croient que tu es morte à jamais

Comme tous les morts de la Terre,

Etouffée sous le sang, étouffée sous la peur

Sans vie, sans fierté, sans honneur.

 

Ouharan, personne ne te connaît,

Nos enfants perdent ton souvenir,

Et la nature voudrait t’oublier,

Mais les défis de l’Homme Sont trop proches des cieux.

 

Ouharan, personne ne te connaît

Mais je chante pour toi les murs trop blancs,

Mais je chante pour toi la peine trop noire,

Mais je chante pour toi la tourmaline et la malachite,

Mais je chante pour toi le saphir et la turquoise…

 

Car le chant de l’Homme jamais ne s’arrête

Et porte au monde, ma Patrie perdue,

Cette lumière aveugle de vie,

Le cri d’espoir de la liberté exilée

Ouharan !Ouharan f Ouharan !

SOL 1968 07 05

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ORAN , les genets

Posté par lesamisdegg le 28 janvier 2014

 Du lycée annexe de Gambetta aux genets.

En ce début des années 60 , l’appariteur venait trop souvent chercher l’un d’entre nous pour lui annoncer qu’un membre de sa famille venait  d’être victime d’un attentat terroriste des fellagas .Pour protester contre cette insécurité , nous nous formions en longs cortèges criant notre foi en « l’Algérie Française  plurielle » de Gambetta vers le lycée de filles Ali Chekkal , avant d’affronter les crosses des « gardes rouges » qui protégeaient la nouvelle préfecture. Les marques des coups  sur nos corps pouvaient donner lieu à une « palissa » de première catégorie   , à la maison, pour avoir manqué les cours –double peine dirait on aujourd’hui-.

Avant que notre »lycée annexe de Gambetta » ne soit réquisitionné par les troupes,  d’un gouvernement d’abandon, chargées de la répression des partisans de l’Algérie Française, nous avons pratiqué le jardin des délices » des Genets » .Au bout de l’avenue des palmiers du lycée se trouvait le chemin qui descendait la falaise, le chemin des genets. A l’ombre des massifs de genets nous allions fumer la cigarette anglaise blonde sans filtre dont les vapeurs nous faisaient découvrir une légère ivresse. La sieste à l’ombre des genets pouvait être un paradis artificiel plus puissant  encore quand l’ardeur du soleil nous explosait au nez les effluves enivrantes de la plante généreuse. Et là,  le regard noyé dans la baie d’ORAN,  la lumière du monde semblait encore une fois reconquise sur les ennemis de la beauté.

2014 01 27 GG

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Ni KARMOUSS , ni KAUW-KAUW !

Posté par lesamisdegg le 30 novembre 2013

Du temps de l’armée d’Afrique on engageait des hommes qui pouvaient ne pas comprendre le français. Durant l’instruction militaire, pour leur apprendre à marcher au pas, on leur mettait une poignée de figues sèches-karmouss- dans la main gauche et une autre de cacahuètes –kauw kauw- dans la main droite .Sur cette instruction répétitive, karmouss kauw-kauw, karmouss kauw-kauw…. la troupe apprenait à marcher au pas, sans comprendre le traditionnel gauche-droite, gauche-droite.

Tous ces gouvernements , tous ces parlementaires « godillots » qui depuis plus d’un demi siècle fuient leurs responsabilités -  concernant l’abandon des Français d’Algérie à la barbarie djihadiste , le massacre des Harkis ,l’épuration ethnique réalisée par les fellagas , le massacre d’Oran , le sort des disparus , les profanations des nécropoles chrétiennes et juives – voudraient nous faire marcher au pas , karmouss kauw-kauw…. , nous inciter à voter pour eux lors des prochaines échéances électorales . Pour quelles raisons devrait-on les croire capables de réaliser demain ce qu’ils n’ont pas voulu faire hier, gauche droite.. confondues ?

Ils peuvent ici et là manipuler leurs mercenaires, leurs pantins, nos babaos de service, jamais ils ne nous feront chanter ce refrain là, karmouss kauw-kauw, karmouss kauw-kauw…. !Comme disait Jean AUGEAI, nous ne sommes ni à droite ni à gauche, mais en face !

AL 2013 11 20

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LES MASSACRES d’ORAN du 5 JUILLET 1962

Posté par lesamisdegg le 8 juillet 2013

Ils commencèrent dans la matinée du 5 juillet 1962, le jour officiel même de l’indépendance. Ils prirent fin officiellement le soir, mais dans les centres de détention où avait été rassemblée la population européenne, les tueries continuèrent pendant plusieurs jours.

Une fois obtenue la neutralité des forces françaises qui étaient cantonnées dans les casernes de la ville et dans le port, des unités militaires du FLN accompagnées de civils venant de l’intérieur du pays se répandirent dans tous les quartiers d’Oran, entrant dans les lieux publics pillant les magasins et entrepôts, forçant les portes des appartements, rassemblant les habitants non-musulmans désarmés, les emmenant dans des commissariats ou d’autres centres de détention (comme les Abattoirs d’Oran), les tuèrent ou les livrèrent à la foule qui lyncha, après les avoir torturés, ceux qui lui étaient livrés. Policiers et soldats français observaient les tueries, qui avaient lieu parfois à quelques mètres de leur casernement, sans qu’aucun d’entre eux ne soit intervenu. Les jours qui suivirent, la population d’Oran – qui était en majorité européenne – s’exila et quitta le pays, abandonnant tous ses biens. Le nombre de victimes du massacre d’Oran se compte en centaines de morts, hommes, femmes et enfants. Il s’agissait de terroriser et faire fuir du pays les habitants de la plus grande ville européenne après Alger.

De la même manière, les massacres, moins spectaculaires, commis dans l’Algérois et le Constantinois aboutirent à l’exil des populations non musulmanes, le gouvernement français s’étant opposé au rapatriement des harkis et de leurs familles. Les européens, prêts à vivre sur le territoire d’une Algérie indépendante, renoncèrent alors. En quelques semaines, ce sont plus d’un million de non-musulmans qui fuirent le pays victimes de la stratégie d’épuration ethnique pratiquée par le FLN. Cette politique, fondée sur le programme nationaliste des années 30, qui consistait à prôner une Algérie indépendante et uniquement arabo-musulmane, fut mise en œuvre sciemment par une politique de terreur systématique.

algerianie@live.fr                         2013 07 05

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INDIGNEZ VOUS !

Posté par lesamisdegg le 19 mars 2013

Au septième siècle l’invasion arabo-musulmane venue d’orient fond sur l’occident .Elle a converti par le sabre-bi el cif, bessif-, contraint à l’exil, voire nettoyé ethniquement, religieusement les chrétiens de la rive sud de la méditerranée .La majorité des juifs dut subir le statut de dhimmi.

Indignez vous !

Du quinzième au dix-neuvième siècle, après la « reconquista » catholique de la péninsule ibérique, un véritable djihad maritime-selon les auteurs musulmans de l’époque-fut mené à partir de Salé, Alger, Tunis ou Tripoli, entres autres .La piraterie barbaresque terrorisa de l’Islande à Chypre. Les bagnes d’Afrique du nord  fournirent des rançons contre des otages chrétiens d’Europe réduits en esclavage .Le tribut payé permettait seul de commercer en paix.

Indignez-vous !

La victoire des Chrétiens sur les Ottomans, de la croix sur le croissant, à Vienne en 1683 arrêta la progression de l’envahisseur musulman en Europe. Le congrès d’Aix la Chapelle de 1818 chargeât la France intégrée dans la Sainte Alliance de libérer l’Europe de la terreur barbaresque .La victoire navale de Navarrin en 1827, des Européens sur les Ottomans, libéra la Grèce du joug de ces derniers.

Réjouissez-vous !

La France se retrouva seule pour exécuter son mandat, au-delà des demandes faites au Dey d’Alger. A l’expédition d’Alger, pour libérer l’humanité de la terreur des pirates esclavagistes, succéda la prise de possession par droit de conquête  de ce qui deviendra l’Algérie. Les Juifs furent délivrés de leur dhimmitude, les Chrétiens d’Europe purent peupler et mettre en valeur  une terre libérée .

Honni soit qui Mali pense !

INDIGNEZ VOUS ! dans ACTUALITE indignez-vous-640x525

AAA/GG/2013 02 28

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FELLAGHA

Posté par lesamisdegg le 8 mars 2013

« Fellagha »

Quand ma pensée s’en va vers l’Afrique du Nord,

Je me sens, tout d’un coup, bourrelé de remords.

Que l’Algérie soit une province française,

C’est évident, bien sûr, bien qu’à tous ça ne plaise.

Que des hommes aient fait d’un bled qui n’était rien,

Ce beau pays algérien,

Nul ne peut dire le contraire…

Seulement, ces temps-ci, il faut compter, là-bas

Avec un mécontent, un certain fellagha.

Et, petit fellagha, c’est à toi que je pense

En voyant ta rancune à l’égard de la France.

J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation

Me décide à venir te demander pardon.

Oui, pardon, fellagha, pardon pour mon grand-père

Qui vint tracer des routes et labourer la terre.

Il est tombé chez toi, il a tout chamboulé.

Où poussaient des cailloux, il a foutu du blé.

Et, mettant après cela le comble de l’ignoble,

Où poussaient des cailloux il a fait un vignoble

Pardon, cher petit Fellagha,

Oh, pardon de tous ces dégâts.

Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)

N’était pas seul de son espèce.

Ces autres scélérats ont bâti des cités,

Ils ont installé l’eau et l’électricité.

Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence,

Puisqu’avant qu’arrive la France

Tu n’avais, en dehors de la Casbah d’Alger,

Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.

Et tu t’éclairais à l’huile.

Nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.

De l’électricité, là encore soyons francs,

Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant.

Tu t’es habitué à ces choses infâmes

Mais à regret et la mort dans l’âme

Stoïquement, d’ailleurs, supportant ces malheurs,

Avec courage et bonne humeur.

Mais tu engraissais, mais de mauvaise graisse

Car tu prenais le car (une invention traîtresse),

Ce même car que, pris d’un délire divin,

Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.

Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,

Tu n’es pas au niveau des Arabes du Caire

Tu gâches et tu vis mieux qu’un fellagha égyptien.

À quoi Nasser … Nasser a rien

Nous avons massacré les lions, les panthères,

Nous avons asséché les marais millénaires.

Les moustiques sont morts. Les poux, De Profundis.

Nous avons tout tué, jusqu’à la Syphilis.

Ah! Pardon, Fellagha, pour tous ces carnages.

Nous avons fait tout cela, c’est bougrement dommage.

Car si d’autres idiots l’avaient fait, inspirés

C’est nous qui maintenant, viendrions vous libérer,

Et bouffer les marrons cuits pour ces imbéciles.

C’aurait été moins long et beaucoup plus facile.

Bien pardon, Fellagha, de t’avoir mieux nourri,

Et d’avoir à tes pieds nus, mis (oh maladresse),

Des souliers…

Dont tu voudrais nous botter les fesses.

Pierre Jean Vaillard

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