PARIS 17 octobre 1961

Posté par lesamisdegg le 16 octobre 2017

LA VERITE EST UNE ARME REDOUTABLE

Le climat ambiant en octobre 1961, était celui d’une guerre révolutionnaire, sournoise, meurtrière, déclenchée par la fédération en France du FLN, contre la Police Parisienne et la force de Police Auxiliaire. Dans ce contexte, le 17 octobre 1961, la manifestation de masse de la communauté algérienne vivant en France, n’est qu’un « flash »de 4 heures, pris sur le temps d’une aventure humaine douloureuse qui a duré 7 ans et 8 mois .

LA MANIFESTATION

Le 17 octobre 1961, suivant les directives données par le Préfet de police Maurice Papon, par de gaulle, sous-couvert du Premier Ministre Michel Debré et du Ministre de l’Intérieur Roger Frey, 1300 hommes, soit 650 gardiens de la paix, 300 gendarmes mobiles, 280 CRS, une soixantaine de Harkis de la Force de Police Auxiliaire pour servir d’interprètes, et non 7000 hommes, comme il a été dit ou écrit, ont été rassemblés en urgence dans la nuit du 16 et la journée du 17 octobre. En effet, le renseignement sur le déroulement d’une manifestation dans Paris, organisée clandestinement par le FLN, n’a été connu que dans la soirée du 16 octobre. Ces 1300 hommes ont été déployés sur une cinquantaine de points sensibles et de passages obligés par groupe de 25 hommes, commandé chacun par un gradé, avec en réserve quelques éléments pouvant intervenir en cas de besoin.

Le théâtre opérationnel comportait 3 fronts :

- le front extra-muros

- le front intra-muros

- un front souterrain.

Le FLN avait menacé de représailles, pouvant aller jusqu’à une condamnation à mort, ceux qui ne participaient pas à ce « rassemblement patriotique »… Seules les femmes enceintes, les enfants de moins de 10 ans et les malades pouvant le justifier étaient dispensés de manifester.

Les Forces de l’ordre avait mission de stopper la progression vers le centre de la capitale et de disperser 40 à 50000 Algériens contraints, pour ne pas dire pris en otage par le FLN. Ce dernier ayant décidé, avec l’accord du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne installé à Tunis) d’organiser et de déclencher sans autorisation préalable, une manifestation de masse de tous les Algériens résidant en île de France.

LE VRAI BILAN

Le bilan réel en pertes humaines du FLN, lors de la manifestation du 17 octobre :

- le 17 octobre 1961 de 19h30 à 23h, dans le périmètre même de la manifestation : 1 mort, Guy CHEVALLIER tué vers 21h devant le cinéma Rex-5è arrondissement, décédé à la suite d’un coup sur la tête. IL EST LA SEULE VICTIME DANS LE PERIMETRE DE LA MANIFESTATION, Français rien ne prouve qu’il ait été tué par les policiers. Hors du périmètre de la manif : 2 morts. Abdelkader DEROUES, tué par balles, trouvé vers 22h à Puteaux et Lamara ACHENOUNE tué par balles toujours à Puteaux. A ces 3 morts s’ajoutent une centaine de blessés plus ou moins sérieusement, transportés vers les hôpitaux.  Soit du 17 octobre au 21 octobre 1961, 7 morts dont deux peuvent être imputés avec certitude à la Police.

Pour la seule année 1961, le FLN n’a pas hésité à liquider froidement 3% de la communauté algérienne installée en France.

Du 1er janvier au 20 juillet 1961 :

- 417 algériens assassinés par le FLN

- 24 européens assassinés par le FLN

- 11 gardiens de la paix et harkis tués.

LA MANIPULATION  L’agitation politico-médiatique concernant la manifestation des Algériens du 17 octobre 1961, n’a duré que très peu de temps, parce que celle-ci a été considérée à l’époque où elle s’est déroulée comme un incident banal engendré par la guerre d’Algérie.

PRESSE DU 18 OCTOBRE 1961 AU MATIN

- Le FIGARO : « Grâce à la promptitude et à la vigilance de la Police, le pire qui était à craindre a pu être évité ».

- PARIS JOUR : « 20000 algériens maîtres de la rue à Paris pendant 3heures. C’est inouï ! Ils ont déferlé en plein coeur de la capitale et en ont franchi les portes par groupes entiers ».

- Le PARISIEN LIBERE : « Ils ont pris le métro, comme on prend le maquis ! »

LE DEROULEMENT DE LA MANIPULATION HISTORIQUE

Ce n’est qu’en 1984 qu’un ancien haut responsable de la fédération du FLN en France - Ali Haroun -  publie un livre écrit à la gloire du FLN « la VII Wilaya- la guerre du FLN en France 1954-1962″.

Quelques années plus tard, en 1991, Jean Luc Einaudi, employé au Ministère de la Justice en qualité d’éducateur, s’inspire largement du livre d’Ali Haroun pour « confectionner » le sien, à qui il donne pompeusement le titre « La bataille de Paris, 17 octobre 1961″ ouvrage de parti-pris dans lequel on trouve des détails morbides destinés à frapper d’horreur l’imagination du lecteur.  C’est à partir de ce livre en 1991 que des sympathisants francais appelés aujourd’hui « les frères des frères », par les anciens du FLN, organisent chaque année, avec la participation active d’anciens cadres de la fédération du FLN en France (responsable de nombreux assassinats en France!!!) une cérémonie commémorative à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961 qui n’ont jamais existé que par l’imagination de leurs créateurs.

En octobre 2000, les  »frères des frères » ont créé l’Association « 17 octobre 1961 contre l’oubli ». Son président est Olivier Le Courgrandmaison appuyé par JL Einaudi et Marcel Péju, Pierre Vidal-Naquet, François Maspero.*

Extrait de l’Afrique Réelle automne 2001, par le Lieutenant Colonel Raymond Montaner, ancien Commandant de la force auxiliaire.

 

« Comme les hommes, les peuples qui oublient leur histoire cessent d’exister! »..Albert Camus

HERAKLES finira par vaincre le mythe de l'hydre

HERAKLES finira par vaincre le mythe de l’hydre

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GOUMIERS , HARKIS , MOGHAZNIS : soldats de l’Algérie française

Posté par lesamisdegg le 25 septembre 2017

Goumiers , Harkis et Moghaznis, gardiens de la paix, au Maroc, en Algérie française.

Siba, en arabe  signifie « anarchie » -c’est une forme de contestation-  s’oppose au terme Makhzen . Au cours de son histoire le Maroc a connu des périodes d’instabilité. Certaines régions du Maroc ne connaissaient pas l’influence de l’État, notamment au Moyen Atlas au Haut Atlas dans le Rif et dans la Chaouia. Il existait, par ailleurs, des luttes intestines au sein de la famille du Makhzen, l’appareil étatique marocain. L’expression « bled el makhzen », désigne l’espace où l’État exerce son autorité, s’oppose à « bled siba », espace non soumis à l’autorité centrale du pays.

Pour le bled siba les espagnols utilisèrent l’expression « moros de guerra » -maures de guerre-du 16ième au 15ième siècle. Pour rétablir l’autorité de l’état-le makhzen-, en bled siba, le sultan utilisait des harkas composées de harkis-employés temporairement le temps d’une harka- au delà des soldats permanents du makhzen, les mokhaznis. Pour le bled makhzen les espagnols utilisèrent l’expression « moros de paz »-maures de paix- et leurs supplétifs indigènes étaient des almogataces-pluriel d’almogataz, mot dérivé de l’arabe al mokhazni-.

moghaznis 1961

moghaznis 1961

harkis 1959

harkis 1959

goumiers marocains 1955

goumiers marocains 1955

Les officiers des affaires indigènes, héritiers des bureaux arabes, vont créer les goums et leurs goumiers, les moghaznis, et les harkis.

GOUM – ar tribu, groupe-formation militaire indigène -

HARKI Soldat d’Algérie française qui servait dans une harka. L’administration française utilise toujours des harkas, troupes indigènes recrutées sur place (arabe [ḥarka], expédition, opération militaire) dont les soldats sont appelés harkis (Lanly1962, p. 60).

 

 

 

 

Les moghaznis étaient des supplétifs des Sections administratives spécialisées et les sections administratives urbaines de l’armée française durant la bataille d’Algérie française. Au nombre de 20 000, ils étaient chargés de protéger les SAS.

 

 

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SIDI-BRAHIM 09 1845

Posté par lesamisdegg le 18 septembre 2017

 Djemaa Ghazaouet-NEMOURS-,
26 septembre 1845, fin de journée… Seize hommes blessés et épuisés sont recueillis par la garnison venue à leur rencontre: il s’agit du caporal Lavayssière, de quatorze chasseurs et du hussard Nataly. On les écoute. Ils racontent leur marche terrible de trois lieues sous le soleil de plomb, constamment harcelés par les Arabes contre lesquels ils ont dû lutter la baïonnette, car il y avait longtemps qu’ils n’y avaient plus de munitions. Ils étaient près de quatre-vingt, formés en carré, les blessés au centre dont l’épuisement obligeait à de fréquents arrêts lentement, environnés d’ennemis, vers Djemaa Ghazaouet qu’il leur fallait atteindre à tout prix. Leur fatigue était immense, mais surtout la soif les torturait, lorsqu’ils parvinrent dans le lit de l’oued Mersa, à deux mille mètres de leur objectif. De l’eau, enfin ! Ils se jetèrent sur elle, mais les hommes de la tribu des Ouled Ziri les attendaient et ce fut un carnage. Déjà blessés, le capitaine de Géreaux et le lieutenant de Chappedeleine ont été tués les premiers… Seuls seize personnes ont survécu.
Tout a commencé le 21 septembre 1845 …
Depuis le début du mois, l’émir Abd el-Kader, du Maroc où il s’est réfugié, a entrepris de soulever les tribus dont beaucoup, sur la frontière, se sont ralliées à la France. Ce jour là, le caïd Trari, sous prétexte d’appeler les Français au secours, entraîne en réalité les troupes françaises dans un piège. Commandant les troupes basées à Djemaa Ghazaouet, le colonel de Montagnac prend la tête d’une petite colonne destinée à lui porter secours : soixante cavaliers du 2e hussard (chef d’escadrons Courby de Cognord) et 350 chasseurs du 8e Chasseurs d’Orléans (chef de bataillon Froment-Coste), le tout avec six jours de vivres. La troupe part le jour même à vingt-deux heures et bivouaque à quinze kilomètres environ à l’ouest de Djemaa Ghazaouet.
Le 22 au matin, Trari oriente Montagnac vers le sud-est et la troupe campe après huit kilomètres, vers 13 heures, le long de la piste, en pleine campagne. A ce moment, quelques cavaliers arabes sont visibles sur les crêtes qui barrent l’horizon à l’ouest. On échange à distance les premiers coups de feu.
Le 23 à l’aube, Montagnac décide de se porter vers le petit parti de cavaliers ennemis aperçu la veille. Il laisse à la garde du bivouac, le commandant Froment-Coste, le capitaine de Géreaux et des éléments de sa compagnie – la 8e – de carabiniers, le capitaine Burgard et sa 2e compagnie. Puis, il se porte vers l’ouest avec l’escadron de hussards, les 3e, 6e, 7e compagnies et 3e escouades de la 8e compagnie du 8e bataillon de Chasseurs. Ils font alors environ quatre mille mètres vers l’ouest lorsque, des crêtes environnantes, surgissent cinq à six mille cavaliers, menés par Abd el-Kader en personne et qui fondent sur la petite colonne.
Les hussards chargent, Courby de Cognard est blessé, mais les cavaliers sont submergés et bientôt anéantis (un escadron du 2e Régiment de Hussards garde fidèlement la tradition et le souvenir de ces combattants tombés non loin du marabout de Sidi-Brahim, aux côtés de leurs camarades du 8e Chasseurs d’Orléans). Les trois compagnies de Chasseurs forment alors le carré et tentent de faire face. Au milieu d’elles, Montagnac est tué. On charge par compagnie pour se dégager. Cette lutte va durer trois heures, avant que, disloquées et dispersées, les unités du 8e d’Orléans ne succombent entièrement sous le nombre.
Averti au bivouac par le maréchal des logis Barbue du 2e Hussards, le commandant Froment-Coste, auquel Montagnac demande des renforts, se précipite avec la 2e compagnie vers le combat qui se déroule à quatre kilomètres de lui. Il ne fait pas deux mille mètres, lorsque les Arabes, qui ont vu son mouvement sur ce terrain dégagé, l’interceptent, l’entourent et donnent l’assaut… Froment-Coste est tué, le capitaine Dutertre, adjudant-major, est fait prisonnier… La lutte est acharnée mais brève et, bientôt, il ne reste plus qu’une douzaine de chasseurs que l’adjudant Thomas, au moment de tomber aux mains de l’ennemi, exhorte à se battre jusqu’au bout sur les corps de leurs officiers.
Après un vain essai de se porter au secours de ses compagnons de la 2e compagnie, le capitaine de Géreaux, qui a la responsabilité du bivouac, assiste impuissant à la lutte sans issue de cette unité qui se déroule à deux kilomètres de lui. Puis, il prend conscience qu’au moment où son tour sera venu de supporter tout le poids de l’attaque adverse, il ne pourra rien faire dans ce terrain plat et inadapté à la défensive. A mille mètres de là, vers l’est, se dresse cependant le petit édifice de la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, flanquée de quelques figuiers et entourée d’un mur de pierres sèches. C’est là que Géreaux décide de s’installer pour se battre en attendant du secours. Il rameute alors ce qui reste de sa compagnie, ainsi que les trois escouades de la 3e compagnie, avec le caporal Lavayssière, qui sont à la garde du troupeau et des bagages et fournissent les grands gardes : soit environ quatre-vingt fusils.
La matinée s’achève, le mouvement est rapidement exécuté dans la chaleur accablante de ce début d’après-midi. Il n’échappe pas à Abd el-Kader dans cette grande plaine inondée de soleil, où tout se voit à grande distance. L’émir espère sans doute écraser facilement les restes de la colonne française, mais ses troupes vont se heurter, pendant trois jours et trois nuits, à la résistance des quatre-vingt Chasseurs.
Dans l’après-midi du 23, les Arabes se massent autour de la Kouba et donnent l’assaut. Les harcèlements sont permanents, les vivres et les munitions s’épuisent mais, malgré; le manque d’eau, les Chasseurs ne cèdent pas. Dès le début, le capitaine de Géreaux a fait confectionner un drapeau tricolore de fortune pour attirer l’attention de la colonne de Barral qui, avec le 10e Bataillon de Chasseurs d’Orléans, opère non loin à partir de Lalla Marnia. Non sans attirer le feu de l’ennemi, Lavayssière, aidé du chasseur Strapponi, hisse le drapeau au sommet d’un figuier qui se dresse près du Marabout… et là, dans la lunette qu’il a emprunté au capitaine de Géreaux, il voit la colonne Barrel, attaquée à son tour, s’éloigner dans la plaine (on saura plus tard que le commandant d’Exea du 10e, était d’avis d’aller de l’avant).
Les hommes d’Abd-el-Kader vont dès lors tout faire pour faire céder la résistance inattendue que leur opposent les Chasseurs retranchés dans le marabout de Sidi-Brahim. Par trois fois, ils les somment de se rendre. A la première sommation, Géreaux répond que ses Chasseurs et lui préfèrent mourir. A la seconde, assortie de menaces contre les prisonniers, il répond encore que ses Chasseurs et lui sont à la garde de Dieu et attendent l’ennemi de pied ferme. A la troisième, Géreaux, blessé, ne peut répondre lui-même. Lavayssière s’en charge et ayant emprunté le crayon du capitaine, écrit : M… pour Abd el-Kader !
Les Chasseurs d’Orléans se font tuer mais ne se rendent jamais. Après les sommations viennent les menaces et bientôt les exécutions. C’est d’abord le capitaine Dutertre, fait prisonnier le 23, qui, amené devant la murette, crie à ses camarades : Chasseurs, si vous ne vous rendez pas, on va me couper la tête. Moi, je vous dis, faites-vous tuer jusqu’au dernier plutôt que de vous rendre. Quelques instants plus tard, à des fins d’intimidation, sa tête tranchée est promenée autour de la Kouba, bien en vue de ses défenseurs.
Ce sont alors les prisonniers des combats précédents qui sont traînés de même, les mains liées. Couchez-vous !, hurle Lavayssière, qui fait aussitôt déclencher une fusillade sur l’escorte d’Abd el-Kader qui se trouvait à proximité, atteignant même l’émir à l’oreille. Enfin c’est le clairon Rolland qui, aux mains de l’ennemi, reçoit l’ordre sous menace de mort, de sonner la retraite. Il s’avance et vient, à pleins poumons sonner la charge
Les jours passent et la résistance ne faiblit pas. Les secours n’arrivant pas, Géreaux, de plus en plus affaibli mais qui a gardé le commandement, se rend compte que la situation est sans issue. Il décide de tenter une percée et d’essayer de regagner Djemmaa Ghazaouet, à près de quinze kilomètres de là. Le caporal Lavayssière qui, depuis le début s’est révélé un homme d’action exceptionnel, prend le commandement du détachement car les officiers (Géreaux, Chappedeleine, Rozagutti), tous blessés, ne sont plus en état d’assurer cette mission.
Le 26 septembre à l’aube, on escalade la face nord de la Kouba, on bouscule les petits postes arabes complètement surpris et, formé en carré, les blessés au centre, la troupe se met en marche dans la plaine sous le soleil qui monte. L’épreuve va durer toute la journée… On connaît la suite et l’issue douloureuse de cette marche épuisante qui va connaître un dénouement tragique dans le lit de l’oued Mersa, à 2 kilomètres de Djemmaa Ghazaouet. Dans la journée du 26 et les jours qui suivent quelques rescapés de la colonne Montagnac parviendront à rejoindre Djemaa Ghazaouet. Plusieurs succomberont à leur épuisement et à leurs blessures.
Dès le début, le nom de Sidi-Brahim connut un retentissement extraordinaire. Ce qui frappa, ce fut la volonté collective, la cohésion de cette troupe, l’accord intime et la communauté de réaction des cadres et des Chasseurs dans leur farouche résistance à la faim, à la soif à la chaleur, aux menaces, témoignant d’un état d’esprit bientôt connu comme l’esprit Chasseur .Ce fut aussi l’extraordinaire autorité d’un simple caporal, bel exemple pour ses successeurs, dénotant la qualité d’une instruction et d’une formation morale.
Les restes des héros de Sidi-Brahim furent rassemblés à Djemaa Ghazaouet (Nemours) dans le Tombeau des Braves, ils furent ramenés en France en 1962 et déposés dans le musée des Chasseurs au château de Vincennes en 1965. Ils y reposent encore aujourd’hui.
09 1845 défense hérïque du marabout de Sidi-Brahim

09 1845 défense héroïque du marabout de Sidi-Brahim

combats de djemaa-ghazaouët

combats de djemaa-ghazaouët

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O Retornados , les Pieds-Noirs portugais

Posté par lesamisdegg le 1 août 2017

« Les pieds-noirs » à la portugaise
Le retour, traduction du livre de Dulce Maria Cardoso ,O retorno, publié au Portugal en 2011 le roman des «pieds-noirs portugais».
On connaît l’histoire de l’empire Portugais (le pays des explorations maritimes depuis le XVème siècle), déconstruit à la suite de la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, conduite en partie par les jeunes capitaines dont le devenir et le terrain d’action promis était celui de l’Afrique, Angola, Mozambique, Guinée-Bissau… Et quand on dit décolonisation on évoque le retour des populations en grande précarité, partis en urgence, rentrant au pays sans «rien» ou presque. Ce fut le pont aérien de 1975 ayant culminé avec l’indépendance d’Angola le 11 novembre 1975.
L’auteur, Dulce Maria Cardoso, qui a vécu son enfance en Angola a construit son roman, pas autobiographique, autour de cette problématique et a eu besoin de temps pour raconter l’histoire de Rui, un adolescent, rentré en métropole avec sa mère et sa sœur, en catastrophe, en attendant son père, arrêté le jour même de leur départ, resté sans qu’on sache précieusement de qui il est prisonnier et pour quel raison.
 Le roman commence avec ce dernier repas en famille, avant que l’oncle ne vienne les chercher pour les conduire à l’aéroport. On est pris par la qualité d’écriture qui retrace un des aspects de la chute de l’empire vue par ce jeune qui nous dit tout de l’épreuve qu’il vit, et nous rend témoins de son parcours initiatique. Aussi bien quitter la terre qui l’a vu naître, se rappeler des péripéties de son monde d’enfance, ses amis, ses camarades de classe, ses compagnons de la première cigarette, des premières images à la sauvette d’Emmanuelle, des clichés sur les autres aussi bien les noirs, les militaires ou les filles de la métropole. L’incompréhension sur ce qui arrive à sa famille et le quotidien de toutes les autres familles autour   .
Et dans la singularité du style de Dulce Maria Cardoso, il y a cette façon dont Rui s’approprie des événements, nous associant à sa pensée, à ses dialogues réels ou imaginaires. Il nous donne finalement le récit des premiers mois vécus à Lisbonne, par des «Pieds-Noirs» dans un grand hôtel cinq étoiles à Estoril-Lisboa (désaffecté par les clients habituels, les riches touristes apeurés par les risques de la Révolution). Réquisitionné par l’État, c’est là que les «retornados» -les rapatriés- sont parqués à plusieurs par chambre, en attendant de trouver une famille, un lieu où aller, un logement où s’installer.   Dans les salons luxueux aux fauteuils confortables en velours rouge, tout se détériore, le matériel comme le relationnel. Ce sont les déracinés, les mal aimés, sans travail, sans espoir qui déambulent, s’invectivent, se plaignent sans fin de leur destinée. Quelques pages savoureuses nous font vivre de l’intérieur la vie collective de cet hôtel, entre une Directrice faussement attentionnée (déclassée), le comité des travailleurs alors en vogue au Portugal et les familles happées par le sentiment d’injustice et le désespoir d’un horizon sans alternative.   Sans jugement, sans parti pris, mais avec un vrai engagement,
* Le retour, Ed. Stock (collection la cosmopolite), 308 p
retornados da Angola

retornados da Angola

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Le combat de la MACTA

Posté par lesamisdegg le 25 juin 2017

Le Combat de la Macta

27 06 1835

27 06 1835

 se déroule du 26 au 27 juin 1835 dans la forêt de Mouley-Ismaël, près de l’oued Sig et oppose les forces françaises aidées par deux tribus, Douair et Sméla, aux Arabes qui disposent de 8 000 cavaliers et 4 000 fantassins.

Ne pouvant plus résister aux assauts arabes, les hommes du général Trézel battent en retraite le 26 juin. Un second repli est également amorcé à Arzew, mais les forces de Trézel sont prises de vitesse. Les cavaliers arabes, qui sont plus rapides, plus mobiles et surtout plus nombreux, bloquent les Français au défilé de la Macta. La Légion étrangère réussit à contenir l’ennemi et à le repousser, mais les Arabes poursuivent leurs attaques.

Le lendemain, 27juin, ils tendent une embuscade dans le marais de la Macta, formé par le confluent de deux cours d’eau : le Sig et l’Habra, entre la rivière et la forêt. Les lourds chariots du convoi sont éventrés et les blessés de la veille égorgés, tandis que les troupes d’escorte sont anéanties. Une nouvelle intervention des légionnaires est décisive : la colonne est dégagée et la voie libre vers Arzew, mais l’attaque des cavaliers arabes coûtent cher aux forces françaises. Ces dernières déplorent la perte de 52 tués et 189 blessés.

En novembre 1837 quelque temps après le Combat du Sig, les soldats noirs (tribus Douair et Sméla) hommes et femmes, bien que noirs, étaient considérés comme des prisonniers échangeables en tant que personnes par l’armée française, alors qu’ils étaient considérés comme des biens matériels par les musulmans.

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MARGUERITTE avril 1901: l’héroïque institutrice

Posté par lesamisdegg le 26 avril 2017

L’héroïque madame Goublet

En 1901, il y eut en Algérie, dans la province d’Alger, une révolte des indigènes, qui atteignit de graves proportions au village de Margueritte. Mme Goublet, l’institutrice, réussit, par son courage et son sang-froid, à préserver de toute atteinte les enfants et les femmes qui étaient accourus chercher un refuge dans l’école.

Il était une heure. La cloche de l’école venait de sonner la rentrée, quand un cri retentit : « Les Arabes se révoltent ! »

Aussitôt l’institutrice ordonna à ses élèves de regagner leurs places et, s’asseyant elle-même à son bureau comme d’habitude, elle leur dit «  Soyez tranquilles ! Avec moi, vous n’avez rien à craindre. » Il y avait là soixante enfants, dont trente fillettes de dix à quatorze ans, exposés aux pires dangers.

On entendait à quelques pas les vociférations des forcenés qui, en quelques minutes, avaient déjà commis plusieurs assassinats et qui saccageaient et pillaient. Les détonations des armes, le tumulte de la rue, le fracas des portes, des volets, des meubles brisés dans les habitations assaillies, achevaient de produire l’épouvante et l’effroi. Dans la classe, pas un mouvement, aucune parole ; tous les regards étaient dirigés vers la maitresse, qui demeurait calme, s’efforçant d’inspirer aux autres une confiance qu’elle n’avait pas.

Le logement de l’institutrice a subi deux attaques. Les portes gardent l’empreinte d’une balle, les marques des pesées exercées au moyen d’une barre à mine. Les Arabes, tout d’abord, s’emparèrent du cheval de M. Goublet et forcèrent celui-ci à les suivre.

Vers deux heures, un des révoltés qui tenait une auberge indigène à Margueritte, pénétra dans la classe, brandissant au-dessus de sa tête la hache qui lui avait servi à forcer la porte. A cette vue,  les femmes et les enfants poussèrent un cri, un seul, formidable et terrible. Mme Goublet leur imposa silence : « Que veux-tu ? dit-elle au chenapan. Le fusil de ton mari. Tu l’auras » .Et le prenant par le bras, elle l’entraina dans ses appartements. L’Arabe, muni de l’arme, traversa de nouveau la salle et, devant tous, l’institutrice lui fit promettre de respecter l’école.

Une heure plus tard, il y eut encore dans la classe un moment de véritable terreur. Des rebelles à cheval et armés jusqu’aux dents se plantèrent devant l’école et, du haut de leurs selles, par les fenêtres, essayèrent de voir dans l’intérieur. Qu’allaient-ils faire ? Il fallait mettre fin à ce supplice, Mme Goublet sort, va droit aux cavaliers : « Que voulez-vous ?  De l’argent ? Vous savez bien que je suis pauvre. Tiens, toi, Moktar, voilà un sou, va prendre une tasse au café maure » .Les brigands déconcertés, s’éloignèrent en riant

Ce ne fut que vers cinq heures que les malheureux que l’école abritait, entendant la fusillade et voyant les révoltés fuir au triple galop de leurs montures, comprirent que les troupes étaient arrivées et qu’ils étaient enfin sauvés. Les parents vinrent à la hâte chercher leurs enfants et pleurèrent de joie en les retrouvant sains et saufs.

 

Le Vétéran 03 1912

l'hérïque institutrice de Margueritte

l’héroïque institutrice de Margueritte

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HARKIS

Posté par lesamisdegg le 26 septembre 2016

l’engagement

Les motivations d’engagement des Français-Musulmans d’Algérie en général et des supplétifs en particulier furent multiples et variés, mais il est possible de les regrouper en quelques grandes catégories, en gardant à l’esprit qu’elles ne furent pas exclusives les unes des autres.

Suite aux exactions du FLN
Pour les supplétifs, c’est le motif qui revient le plus souvent. Pas ou peu connu au début des évènements, pressé de s’imposer comme seul représentant du peuple algérien, le FLN choisit l’arme de la terreur. Le premier tract interdit d’emblée toute hésitation ou toute velléité de neutralité : « Se désintéresser de la lutte est un crime ». Un document trouvé sur le chef fellaga Zighout Youssef précise que « Le FLN mène la guerre sur deux fronts :
contre l’autorité française en réclamant l’indépendance au nom du peuple algérien,
contre le peuple algérien, pour s’imposer à lui comme son représentant ». L’arrivée au maquis de « chefs locaux » peu formés politiquement, marqués par une culture de clans, de rivalités ancestrales violentes entre familles ou villages, va favoriser les assassinats au moindre soupçon d’opposition au FLN voire simplement pour l’exemple.

Comme le note Mouloud Feraoun, « les suspects tombent au détour des chemins, à la descente des cars, à l’intérieurs des cars, dans les villages, les marchés, les villes. Ils tombent partout… En attendant qu’il donne la puissance aux Fellagas, Dieu donne surtout la peur à tous les autres. » Dans ce contexte, la majorité des harkis ou moghaznis le sont devenus pour fuir la terreur du FLN, pour se protéger et défendre leurs familles. Plusieurs milliers de harkis ont quitté le FLN et sont devenus harkis par refus des méthodes de certains chefs FLN, notamment les exactions contre des civils musulmans ou européens. La violence fût une stratégie décidée, diffusée et encouragée par le FLN à laquelle répondront d’autres formes de violences militaires. Ainsi s’alimentait le cercle vicieux de l’horreur voulu par le FLN pour atteindre un « état de guerre ».

Solidarité familiale ou clanique
La famille maghrébine est marquée par la primauté du groupe sur l’individu et l’impérieux devoir de solidarité envers les siens : d’abord ses parents et enfants, ensuite ceux portant le même nom, puis ceux de son village contre un autre village, … Cette superposition de solidarités concentriques qui impose d’aider et de défendre la vie ou l’honneur des siens a favorisé les engagements de familles entières voire de villages ou de tribus, lorsque ses membres avaient été assassinés ou lorsque le chef de famille, du village ou de la tribu, s’engageait contre le FLN.

V.P.

1958

1958 commandos et harkis

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Le porte drapeau de MOSTAGANEM

Posté par lesamisdegg le 21 août 2016

Morts au Champ d’Honneur pour un drapeau : voici l’ incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de Mostaganem.
C’était un nommé Tcham Kouider qui a Mostaganem portait le Drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait ni de nom ni de loi. Tcham Kouider ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse. Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi. Cela se passait vers la fin de l’année 1956.
Tcham Kouider fût abattu le 14 février 1957 par un terroriste fellaga. Sa dépouille fût portée par ses camarades. On fit un discours.

Caîd Mechta portait le drapeau et l’inclina bien bas devant la tombe encore ouverte.il ne se passa pas longtemps avant que Caîd Mechta ne fût à son tour, l’objet de menaces de mort. Il rendit compte à son président et, tout comme Tcham Kouider, refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fut. Il fut abattu le 21 juin 1957.
Bensekrane Yahia conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur. Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui aussi ne pût accepter de se renier, il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet, il fut abattu le 8 août 1957.
Hennouni Besseghit devint le 4ème porte-drapeau de cette année, il fut abattu le 5 octobre 1957.
Les évènements prenaient une meilleure tournure et Hadj Gachegache, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance.
Bey Bagdad lui succéda …Bey Bagdad fut abattu le 14 juillet 1959.
Addad Ali fit comme tous ceux qui l’avaient précédé et avec son humeur tranquille, quand il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste dont il était investi, il fut abattu le 11 septembre 1959.
Son camarade Rhamouni Lakdar releva sa charge et après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.
Il se trouva des volontaires dans la section des combattants de Mostaganem pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à Berlarbi Larbi. Belarbi Larbi reçut une balle dans la tête le 16 janvier 1961.Il advint que Belarbi Larbi n’en mourut pas. Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France, puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France, il emporta son drapeau.
Belarbi Larbi est en France, il est toujours porte-drapeau. Il n’est pas sûr de ne pas être encore menacé. Il ne se pose pas la question de savoir ce que signifie encore le drapeau de la section des anciens combattants de Mostaganem, ni ce qu’il pourra en advenir de son drapeau et de lui-même. Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le drapeau.
Je salue son drapeau, roulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourds du poids de tant d’âmes et de tant de foi et de tant d’amour de la France.
Général Vanuxem

Belarbi Larbi est décédé en Mai 1996, à Mantes La Jolie en sa maison, il a eu une fille, qu’il a prénommé France. le drapeau de mostaQuand on aime ……!!

 

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ORAN 14 juillet 1928

Posté par lesamisdegg le 14 juillet 2016

Comme les années précédentes, la population oranaise a célébré la fête nationale du 14 Juillet avec beaucoup d’entrain. Les diverses manifestations prévues au programme de la journée de samedi ont été suivies avec intérêt par le public.

Dès 7 heures du matin, une foule nombreuse envahit les abords du boulevard Gallieni où doit se dérouler la revue des troupes de la garnison. Lorsque le canon tonne, pour annoncer le début de la cérémonie, la tribune d’honneur réservée aux personnalités officielles est abondamment garnie.

Escorté de son état-major, le général de Lamothe, passe l’inspection des troupes qui s’alignent jusqu’à la promenade de l’Etang. Au-dessus de la ville une escadrille d’avions évolue en ordre de combat. Face aux tribunes, il est ensuite procédé à la remise des décorations. Puis les troupes se reforment près de la rampe Valès et défilent impeccablement aux sons d’une marche guerrière.

Quelques instants après, M. le général de Lamothe se rend place d’Armes où les membres de l’association « Les Poilus d’Orient » se trouvent réunis au pied du monument de Sidi-Brahim. Après avoir remis le drapeau du groupement, à M. Touret, président, M. le général de Lamothe remercie ce dernier de l’avoir associé à cette manifestation. Puis, il exprime son plaisir de se retrouver au milieu des vaillants « poilus » qui, en Orient, par leurs héroïques prouesses contribuèrent largement au succès final des armées françaises et alliées, dans la grande guerre de 1914-18.

C’est ensuite le défilé des sociétés sportives et musicales de la ville qui attire l’attention du public qui s’est répandu dans les grandes artères centrales. Parties de l’avenue Loubet, où elles s’étaient rassemblées autour du monument de la Victoire, les sociétés parcourent en très bon ordre la rue d’Arzew, le boulevard Séguin et la place d’Armes. Elles s’alignent face aux grands escaliers de l’Hôtel de Ville où se trouvent M Menudier, premier adjoint au maire, remplissant les fonctions de maire, entouré du Conseil municipal au complet. La dislocation a lieu après le « Salut au drapeau » exécuté par les fanfares.

Sur divers points de la ville d’autres cérémonies ont eu lieu au milieu d’un grand nombre d’assistants. Dans le courant de l’après-midi, une brillante fête indigène s’est déroulée au village Nègre. Des épreuves sportives et des jeux divers ont obtenu le meilleur succès. Jusqu’à une heure avancée de la nuit, les nombreux bals publics organisés sur les différentes places de la ville ont connu une grosse affluence et un très vif entrain.

défilé des sociétés sportives

défilé des sociétés sportives

tiré de « L’Afrique du Nord illustrée »

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711 invasion musulmane de L’ESPAGNE

Posté par lesamisdegg le 11 juillet 2016

Le 11 juillet 711, les mahométans défont les troupes de Rodrigue, roi wisigoth qui règne sur l’Espagne chrétienne. Cette bataille de GUADALETE va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d’au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d’abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par les Francs de CLOVIS et s’étaient repliés sur la péninsule espagnole.

A  l’aube du VIIIe siècle, Wittiza, un roi wisigoth, est démis de ses fonctions. De dépit, il appelle à l’aide un seigneur musulman , l’émir de Tanger. Les chrétiens d’Occident ont  à cette époque une notion très floue de l’islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale. L’émir de Tanger envoie à son nouvel ami une armée berbère commandé par Tarik ibn Zyad.

C’est ainsi qu’en avril 711, 6000 guerriers débarquent en Espagne. Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (ar «djebel al Tarik» montagne de Tarik). Les musulmans s’emparent d’Algésiras et s’avancent vers Cordoue. Ils se heurtent bientôt à l’armée du roi Rodrigue.

La rencontre est dite bataille de Guadalete . Bien que les Wisigoths soient très supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Wittiza. Le roi Rodrigue périt dans l’affrontement.

Tarik n’a plus beaucoup de mal à s’emparer de Cordoue, Séville, Grenade… Il est rapidement rejoint par l’émir Mousa . Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l’Espagne. En quelques années, la résistance chrétienne est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l’extrême nord de la péninsule.

Les envahisseurs  traversent les Pyrénées. Ils se heurtent à Toulouse au duc d’Aquitaine. La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef Pélage bat les musulmans à Covadonga, près d’Oviedo. Cette bataille symbolise le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens -la «Reconquista»-..
bataille de GUADALETE

Miss V. Pédia.

 

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