Noël à Ouarzazate

Posté par lesamisdegg le 20 décembre 2014

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Ce matin là de décembre 1974 , après une nuit passée sous une mince toile de tente, l’eau était gelée dans les tuyaux du camping.

Sous un ciel plombé l’arrivée dans l’oasis de Ouarzazate ressemblait à la visite d’un décor de péplum enfoui sous la poussière grise de l’oubli .Afin de découvrir le paysage, la montée au bordj du super-caïd s’imposait pour avoir le point de vue le plus large.

Du haut de ce promontoire, le ciel enturbanné de promesses de neiges couvrait l’antique casbah . Au pied de celle-ci la poussière recouvrait les rares cabanes et boutiques à souvenirs qui longeaient l’unique rue de ce misérable bled abandonné du Malik et des dieux. C’est sur ce serpent de poussière qu’un manège de « pijo » soulevait une brume de terre pour en faire don au ciel , telle une moderne course de chars dans l’arène .

Interloqué par cette course du bas sonorisée par les ronflements de moteurs, mais aussi par les klaxons bloqués, je me demandais ce qui avait bien pu déclencher cette évidente manifestation de joie. La poussière et le bruit faisaient songer à une burlesque fantasia, une cavalcade sans l’odeur du baroud. Me tournant vers le moghazni de garde devant l’entrée du bordj je lançais ce dialogue :

-ah si moghazni, achnou ada ? foutbol diel maghrib meziane, oula Malik i mout ?

-m’sieur gendarme que ce passe-t-il ? victoire pour le foot marocain ou le roi est mort ?

-ada ? ci nouel m’ssio !

-ça c’es Noël, m’ssieu !

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Pataouète 1933

Posté par lesamisdegg le 8 juillet 2014

pataouète 1933

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BACRI Roland « in memoriam »

Posté par lesamisdegg le 1 juin 2014

« ici git suis, ici git reste « 

 

Roland Bacri est né à Bab El-Oued (Alger en Algérie française ) le 1er avril 1926 , est décédé le 24mai2014 à Levallois-Perret.

Humoriste Pieds-Noirs, il fait ses premières armes de journaliste au Canard Sauvage en  Alger. En 1953, il envoya un poème au Canard enchaîné qui le publia. Une relation épistolaire s’établit entre lui et le rédacteur en chef du journal. En 1956, il est convié à Paris pour une collaboration régulière. Sous le pseudonyme « Roro de Bab-el-Oued », ainsi que « le petit poète », il signe des textes qui se signalent surtout par l’emploi du pataouète. Cette chronique régulière ne s’engagea jamais vraiment en faveur d’aucune communauté, mais eut le mérite de corriger l’analyse du Canard sur la situation algérienne, en particulier sur l’attitude des Pieds-Noirs. Il est chroniqueur à l’hebdomadaire satirique français le Canard enchaîné depuis 1956 jusque dans les années 90.

Il nous avait accompagné dans une dernière émission sur les Pieds-Noirs , un brin ubuesque ,  sur Antenne 2 , fantaisiste comme toujours et en tout .

Son épitaphe : « Ici git suis. Ici git reste. »

PCC Miss Vicky Pédia and Cagayous Itm’self.

 

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ORAN , les genets

Posté par lesamisdegg le 28 janvier 2014

 Du lycée annexe de Gambetta aux genets.

En ce début des années 60 , l’appariteur venait trop souvent chercher l’un d’entre nous pour lui annoncer qu’un membre de sa famille venait  d’être victime d’un attentat terroriste des fellagas .Pour protester contre cette insécurité , nous nous formions en longs cortèges criant notre foi en « l’Algérie Française  plurielle » de Gambetta vers le lycée de filles Ali Chekkal , avant d’affronter les crosses des « gardes rouges » qui protégeaient la nouvelle préfecture. Les marques des coups  sur nos corps pouvaient donner lieu à une « palissa » de première catégorie   , à la maison, pour avoir manqué les cours –double peine dirait on aujourd’hui-.

Avant que notre »lycée annexe de Gambetta » ne soit réquisitionné par les troupes,  d’un gouvernement d’abandon, chargées de la répression des partisans de l’Algérie Française, nous avons pratiqué le jardin des délices » des Genets » .Au bout de l’avenue des palmiers du lycée se trouvait le chemin qui descendait la falaise, le chemin des genets. A l’ombre des massifs de genets nous allions fumer la cigarette anglaise blonde sans filtre dont les vapeurs nous faisaient découvrir une légère ivresse. La sieste à l’ombre des genets pouvait être un paradis artificiel plus puissant  encore quand l’ardeur du soleil nous explosait au nez les effluves enivrantes de la plante généreuse. Et là,  le regard noyé dans la baie d’ORAN,  la lumière du monde semblait encore une fois reconquise sur les ennemis de la beauté.

2014 01 27 GG

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ORAN!

Posté par mdame le 29 mai 2013

“ ORAN ! ” « Oran !… »                                                Fut le cri                                                        

Du Marquis de Santa Cruz 

A la vue de ton abrupte baie.  

Et ce fut une prière : 

Celle de ta Vierge dressée 

Par une guirlande fidèle,  

Dévote, rassemblant  

Les flancs de ta montagne. 

Face au vent du Nord,  

Qui détrempe la Sainte  

De nuages de larmes  

Que ramène la nuit,  

Tu mêles la mémoire et les songes.   

Qui ne sut te rêver,  

Ni te dire, enfin,  

Si ton père fut ce Maure, 

Cet inquiet Levantin, 

ou ce héros d´Alsace.   

Tant d´hommes sont venus  

Sur le flux de l´Histoire,  

Portés sur tes rivages,  

Libres de leur misère  

Et fuyant le passé.  

Leurs familles ont semé  

Pour tisser leurs coutumes  

Une langue nouvelle.

que de croix ont plantés  

Les journaliers rompus  

De soleil, 

Pour qu’enfin le désert  

Pût se faire verger ! 

Et que d´enfants perdus,  

Drapés dans la Bannière,  

Plutôt que regretter  

Leurs espoirs entêtés !    

Tu connais ce tonnerre 

Que gardent tes entrailles, 

Et qui sut mettre en fuite  

Jusqu’aux plus valeureux.  

Tu ne crains la mer brave, 

Ni les soleils brûlants 

Que tu offres assagis 

Aux enfants des rivages,  

Qui dressent sur tes plages  

Mille châteaux d´espoirs fous.  

Mais un Homme est venu,  

Aux desseins malhonnêtes, 

Ajoutant à la Guerre une haine de plus, 

Et, à la Vierge, là-haut, encore plus de blessures.   

Alors, les patios se sont tus  

Où bruissait la guitare.  

Tes places se sont fanées  

Où pleuraient les fontaines  

Des rendez-vous manqués. 

Puis ton Histoire niée 

D´amours et de labeurs.  

Sur les quais de douleurs, 

Sonnent alors déchirantes  

Les sirènes du départ : 

Les vivants, vers leur sort incertain, 

Les morts, vers le sûr infini. 

Tu es ce que nous fûmes, 

Et ton cœur bat en nous 

Malgré l´oubli de tous.  

Prie toujours pour les tiens, 

Oran,  Oran, ma ville sacrée.  

        Carlos Galiana Ramos (*)     

(*) Traduit de l´original en espagnol « ¡Orán ! » ,  inclus dans le livre « Españoles en Argelia – Memoria de una Emigración » de Juan Ramón Roca, par Marie-Hélène Carbonel  (auteur du roman « D´Une Rive, l´Autre – Chroniques Oranaises » – www.mhcarbonel.com ).

  

  

 

 

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BASTIEN-THIRY Jean

Posté par lesamisdegg le 26 avril 2013

Jean de Brem en hommage au fusillé du 11mars 1963

FORT D’IVRY A LA FRAICHE

 

« Tu n’étais pas un baroudeur, mon Colonel
Tu n’étais pas une figure légendaire
Ni un brillant stratège de la guérilla
Ni un seigneur du djebel.
Tu n’étais pas un fasciste
Ni un chouan pétri de traditions
Ni un automate sorti des camps viets
Ni un officier perdu d’orgueil.
Tu n’étais pas un para
Tu n’avais pas l’amour des combats impossibles
Ni le culte du Désespoir
Ni la vanité des soldats d’élite.
Tu n’étais pas révolutionnaire
Tu ne voulais la place de personne
Tu n’étais pas amer
La haine ne couvait pas dans ton cœur
Ni le dégoût dans ton regard
Ni l’insulte dans ta bouche.
Non.

Tu n’étais qu’un homme paisible
Calme, honnête, responsable
Un chrétien réfléchi et pur
Un officier consciencieux
Un jeune savant, technicien appliqué
Qui menait la vie de tout le monde
Entre sa femme et ses filles…

Mais un jour…
Un jour a cessé la paix civile.
Car l’Orgueil est entré dans la cité
Pour étrangler la Patrie au nom de la Patrie
Pour lacérer les drapeaux au son des fanfares
Pour décapiter l’armée qui était la Force de la Nation
Pour épurer la Fonction qui était l’Élite de la Nation
Pour soudoyer l’Église qui était la conscience de la Nation
Pour tromper les masses qui étaient la Nation même
Pour appeler chaque défaite un triomphe
Chaque crime un miracle
Chaque lâcheté un fait d’armes
Pour appeler la comédie Droiture
L’impuissance, Fermeté
L’Abandon, Succès
La Haine Modération
L’indifférence, Lucidité
Et les Plébiscites Référendums

Toi, on t’avait appris
Qu’une parole ne se reprend pas
Que la France est une et indivisible
Que la loi est la même pour tous
Que la télévision est à tout le monde
Et bien d’autres choses encore,

Tu as vu tous les grands
Tu as vu tous les responsables
Tu as vu tous les dignitaires
Protester mollement, d’abord
Et puis se taire bien vite
Dès qu’ils ont senti le bâton.

Et tu n’as pas compris qu’ils étaient lâches
Car tu ne t’étais jamais parjuré
Car tu n’avais jamais hésité et menti
Ta vie était droite comme l’horizon des mers
Et tu regardais le soleil en face.
Les généraux pouvaient empêcher la France de mourir
Et aussi les fonctionnaires
Et aussi les évêques
Et aussi les professeurs
Les députés
Les magistrats
Et aussi les grands bourgeois
Les financiers
Les journalistes
Mais ils ont préféré la servitude
Ils ont vendu leur liberté trente talents
Ils ont acheté trente talents le droit
De survivre à leur Patrie
Pour continuer à ramper comme des vers
À grouiller comme des cloportes dans les ruines d’un monde en flammes.

Alors toi, mon Colonel
Un citoyen inconnu, un patriote inconnu
Tu as senti ton heure venue
Tu es devenu le glaive
Tu as frappé devant Dieu et les hommes.

On t’a traîné devant les juges
Pour une parodie de procès
Où des robots vêtus d’hermine
Petits fonctionnaires des abattoirs
Choisis sur mesure par le Prince
Au nom du peuple français
Ont ri de tes paroles
Bouché les oreilles à tes explications
Et t’ont condamné de leur voix mécanique
A quitter la comédie humaine.

Tu les gênais, toi qui ne jouais pas
Tu les salissais, toi qui étais pur
Et ta voix nette et claire
Témoignage de l’Histoire Eternelle
Il fallait l’étouffer pour qu’on cessât de voir
Les fronts rouges et les âmes sales
Des courtisans chamarrés
Affolés par ton audace d’homme libre.

Adieu, Brutus.
Tu es mort, un chapelet tressé dans tes doigts
Sans haine et sans colère comme un héros paisible
Il s’est trouvé des soldats pour t’abattre
Ils t’ont couché dans l’herbe du fort
Et ils ont basculé ton corps dans une fosse
Sous la pluie fine de l’aurore
Ils ont joué aux dés ta tunique bleue d’aviateur
Déchiré ton ruban rouge
Et dispersé tes galons d’argent et d’or au vent de l’Histoire.
Et ils ont cru, les déments
Que ta mémoire piétinée
Ton souvenir effacé par décret
Se tairait à jamais la voix d’un homme.

Alors que ta mort tranquille
Nous rendait un dernier service…

Regarde-nous mon Colonel
Du haut du paradis des croyants
Situé à l’ombre des épées :
Regarde-nous

Tu as maintenant dix mille fidèles
Que ton martyr d’officier
A rendu à la lumière ;
Qui jurent devant Dieu
De faire éclater nos chaînes,
Et de révéler ton image

Un jour au soleil d’été
Dans l’avenue qui portera ton nom
Des milliers d’hommes aux yeux fiers
Défileront d’un même pas
Guidés par les clairons de la postérité
Et d’un seul geste, au commandement,
Croiseront le regard de ton effigie
À jamais sanctifiée par les hommes.

Dors maintenant, mon Colonel,
Tu es entré dans la paix…
Mais qu’ici-bas sur la terre
La malédiction demeure…
Que ton sang retombe sur les têtes
Des Pilate et des Judas
Qui poursuivent leurs vies d’insectes
Au prix d’un forfait si grand…
Et que nos larmes brûlantes
De douleur et de colère
Fassent jaillir de la terre grasse d’Europe et d’Afrique
La race nouvelle d’Occident…
Merci pour tout, mon Colonel
D’avoir vécu en français
Et d’être mort en Officier.
Car le moment est venu
Où après un tel exemple
Tu vas nous obliger à vaincre…
« 

 

 

 

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Rencontres d’Outre-rive:Paris 27 avril 2013

Posté par lesamisdegg le 26 avril 2013

      Paris le 19 mars 2013

Le Président  et le bureau vous prient d’assister samedi 27 avril de 14h30 à 17h30

Maison des associations, 4 rue Amélie, 75007 PARIS, métro La Tour Maubourg ou Invalides aux       

                      RENCONTRES d’OUTRE-RIVE

-In Memoriam, lectures et témoignages en souvenir de Monseigneur Pierre BOZ

-« Bastien-Thiry 50 ans après » : lectures et témoignages

-Présentation d’auteurs, de livres, librairie, dédicaces

Ces rencontres seront suivies d’un diner amical autour d’un invité surprise.

Retenez sur vos agendas notre prochaine rencontre autour du  5 juillet 2013

Découvrez et faites découvrir notre blog !     http://lesamisdalgerianie.unblog.fr

Pour nous joindre :      algerianie@live.fr      et/ou      tel : 07 86 77 97 08 ………………………………………………………………………………………………………………………………………………

RESERVATIONS obligatoires avant le mercredi 24 avril 2013

Je soussigné                                                     tel                                                         vous prie de me réserver

….places à 5€ (participation aux frais) pour la projection soit …. €

….places à 19€ pour le diner de 19h, soit …. €

Ci-joint un chèque global de……..€ à l’ordre de AAALGERIANIE, adressé  à

AAALGERIANIE, BP 60001, 33026 BORDEAUX CEDEX

 

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Afin que nul n’oublie

Posté par lesamisdegg le 26 avril 2013

Sept siècles après l’invasion arabo-musulmane de l’Afrique du nord, à la fin de la reconquête par les Rois Catholiques de la péninsule ibérique, débute un « djihad maritime » qui va terroriser la Méditerranée en multipliant les actes de piraterie, développant l’esclavage.

Après la fin des guerres napoléoniennes et la libération de la Grèce du joug ottoman, le traité d’Aix-la-Chapelle de 1818 confie à la France la mission de rétablir la paix et la sécurité en Méditerranée. L’expédition d’Alger de 1830 puis  les politiques de la France ont permis un peuplement d’Européens en Algérie. Plus de quatre générations de femmes et d’hommes reposent depuis lors dans des centaines de nécropoles civiles.

Après le 19 mars 1962, barbarie et terrorisme ont conduit la quasi-totalité de ces populations à choisir « la valise plutôt que le cercueil », l’exode, abandonnant sépultures et parfois la vie .Depuis plus d’un demi siècle des crimes crapuleux ou fanatiques ont dévasté, profané des dizaines de milliers de sépultures, de dépouilles mortelles, en Algérie.

La France qui n’a su garantir ni la sécurité, ni les biens de ses ressortissants se doit de garantir la mémoire d’une histoire partagée. L’Algérie soumise à une très forte pression démographique récupère tout foncier en zone urbaine  et en particulier les cimetières chrétiens ou juifs. Il faut réparer et sauvegarder ce patrimoine historique, artistique, véritable arche mémorielle lancée entre les deux rives  entre passé et avenir. AAA/GG/2013 02 07

 

 

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FELLAGHA

Posté par lesamisdegg le 8 mars 2013

« Fellagha »

Quand ma pensée s’en va vers l’Afrique du Nord,

Je me sens, tout d’un coup, bourrelé de remords.

Que l’Algérie soit une province française,

C’est évident, bien sûr, bien qu’à tous ça ne plaise.

Que des hommes aient fait d’un bled qui n’était rien,

Ce beau pays algérien,

Nul ne peut dire le contraire…

Seulement, ces temps-ci, il faut compter, là-bas

Avec un mécontent, un certain fellagha.

Et, petit fellagha, c’est à toi que je pense

En voyant ta rancune à l’égard de la France.

J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation

Me décide à venir te demander pardon.

Oui, pardon, fellagha, pardon pour mon grand-père

Qui vint tracer des routes et labourer la terre.

Il est tombé chez toi, il a tout chamboulé.

Où poussaient des cailloux, il a foutu du blé.

Et, mettant après cela le comble de l’ignoble,

Où poussaient des cailloux il a fait un vignoble

Pardon, cher petit Fellagha,

Oh, pardon de tous ces dégâts.

Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)

N’était pas seul de son espèce.

Ces autres scélérats ont bâti des cités,

Ils ont installé l’eau et l’électricité.

Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence,

Puisqu’avant qu’arrive la France

Tu n’avais, en dehors de la Casbah d’Alger,

Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.

Et tu t’éclairais à l’huile.

Nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.

De l’électricité, là encore soyons francs,

Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant.

Tu t’es habitué à ces choses infâmes

Mais à regret et la mort dans l’âme

Stoïquement, d’ailleurs, supportant ces malheurs,

Avec courage et bonne humeur.

Mais tu engraissais, mais de mauvaise graisse

Car tu prenais le car (une invention traîtresse),

Ce même car que, pris d’un délire divin,

Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.

Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,

Tu n’es pas au niveau des Arabes du Caire

Tu gâches et tu vis mieux qu’un fellagha égyptien.

À quoi Nasser … Nasser a rien

Nous avons massacré les lions, les panthères,

Nous avons asséché les marais millénaires.

Les moustiques sont morts. Les poux, De Profundis.

Nous avons tout tué, jusqu’à la Syphilis.

Ah! Pardon, Fellagha, pour tous ces carnages.

Nous avons fait tout cela, c’est bougrement dommage.

Car si d’autres idiots l’avaient fait, inspirés

C’est nous qui maintenant, viendrions vous libérer,

Et bouffer les marrons cuits pour ces imbéciles.

C’aurait été moins long et beaucoup plus facile.

Bien pardon, Fellagha, de t’avoir mieux nourri,

Et d’avoir à tes pieds nus, mis (oh maladresse),

Des souliers…

Dont tu voudrais nous botter les fesses.

Pierre Jean Vaillard

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Islam par Pierre BOZ-RIP-

Posté par lesamisdegg le 19 février 2013

Monseigneur Pierre Boz, Exarque Patriarcal des Melkites catholiques, (Exarque du patriarche de. Damas et de tout l’Orient) est conseiller pour l’islam à l’archevêché de Paris. Arabisant de longue date, spécialistes des dialectes du Maghreb, il est l’auteur de  « L’islam découverte et rencontre » Très soucieux d’entendre l’intériorité religieuse de cette expérience, il met en valeur ses proximités et ses différences avec celle des juifs et des chrétiens. Lors de la première édition de ce livre au début des années 1990, le contexte de l’islam était différent, moins marqué par la percée des mouvements fondamentalistes, la question du terrorisme, le développement et l’organisation d’un islam propre à la France. Cette nouvelle édition propose donc des informations complémentaires, avec de nouveaux chapitres consacrés par exemple à la notion de Djihad, aux forces en présence au sein de l’islam de France, ou aux commentaires nouveaux du Coran. Une excellente initiation à l’islam, conçue dans un esprit de compréhension, de respect et de dialogue.découverte et rencontre

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