ORAN jour des morts 1925

Posté par lesamisdegg le 1 novembre 2014

ORAN CIMETIERE TAMASHOUET 2008 Allee principaleEt novembre est revenu, s’annonçant aussi maussade que son prédécesseur. La matinée du 1er novembre, la pluie tomba à verse, arrosant copieusement les rues de notre cité et les transformant en étangs et cloaques. Fort heureusement, le soleil épandit vers midi quelques uns de ses chauds rayons, inondant d’espoir la jeunesse. Et, l’après-midi le temps s’étant complètement remis au beau, les promenades et les faubourgs d’Oran furent envahis par les promeneurs. Mais où il y avait foule ce fût au cimetière Tamashouet, en vue d’embellir les tombes des chers morts que l’on irait visiter le lendemain, Jour des Morts. Ce jour-là, le ciel resta couvert toute la journée. Toutefois le soleil parvenait, par moments, à glisser de pâles rayons. Comme d’habitude, affluence considérable dans les allées du Campo-Santo. Procession, musique, discours, visite aux tombes des soldats, et nous voilà quittes jusqu’à l’année prochaine avec ceux à qui nous devons tant et tant. Quelques fleurs: chrysanthèmes, un hymne de mort, quelques mots grandiloquents, un Pater ou un Ave et, notre âme satisfaite, nous pouvons retourner tranquillement à nos affaires, à nos réjouissances.

J.Infantes-Poquet

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BACRI Roland « in memoriam »

Posté par lesamisdegg le 1 juin 2014

« ici git suis, ici git reste « 

 

Roland Bacri est né à Bab El-Oued (Alger en Algérie française ) le 1er avril 1926 , est décédé le 24mai2014 à Levallois-Perret.

Humoriste Pieds-Noirs, il fait ses premières armes de journaliste au Canard Sauvage en  Alger. En 1953, il envoya un poème au Canard enchaîné qui le publia. Une relation épistolaire s’établit entre lui et le rédacteur en chef du journal. En 1956, il est convié à Paris pour une collaboration régulière. Sous le pseudonyme « Roro de Bab-el-Oued », ainsi que « le petit poète », il signe des textes qui se signalent surtout par l’emploi du pataouète. Cette chronique régulière ne s’engagea jamais vraiment en faveur d’aucune communauté, mais eut le mérite de corriger l’analyse du Canard sur la situation algérienne, en particulier sur l’attitude des Pieds-Noirs. Il est chroniqueur à l’hebdomadaire satirique français le Canard enchaîné depuis 1956 jusque dans les années 90.

Il nous avait accompagné dans une dernière émission sur les Pieds-Noirs , un brin ubuesque ,  sur Antenne 2 , fantaisiste comme toujours et en tout .

Son épitaphe : « Ici git suis. Ici git reste. »

PCC Miss Vicky Pédia and Cagayous Itm’self.

 

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MONA de paques

Posté par lesamisdegg le 21 avril 2014

Au 16ième siècle les Espagnols renforcent leur position à Oran .Ils construisent une prison sur la « punta de la mona ».Cette pointe de la guenon, « punta de la mona-pointe de lamoune- »,  sépare « marsa el kébir » de « marsa el sghir », la grande baie de la petite. Cette pointe comme le djebel  Murdjadjo abritait le  type de singe vivant à Gibraltar, dans l’Atlas marocain ou dans les gorges de la Chiffa.

Les prisonniers  du «fort de la mona » pouvaient recevoir la visite de  leur famille,  une fois l’an, le dimanche de Pâques. La « mona » devint le nom du gâteau de la résurrection partagé par les prisonniers   et leurs visiteurs.

GG 2012 01 09

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Bonne nouvelle année 2014

Posté par lesamisdegg le 6 janvier 2014

à ceuss’ qu’allaient s’taper le bain, calvos, lagagnosos, mocosos

à ceuss’ là les bouffeurs de mantecaos, rollicos, monas, makrouds, calentica

à ceuss’ qui s’tapaient les brochettes à Cap Falcon,

à ceuss’ qui tapaient cinq, aux buveurs d’anisette, ac’ la kémia

à ceuss’ qui allaient de Kristel à Aïn el turck,

à ceuss’ là les tragalapas menteurs comme des voleurs

à ceuss’ qui ont fait le bras d’honneur, ou trichaient sans arrêt au tchic-tchic,

à ceuss’ qui se vantaient d’leur gros cigar’ de Mascara,

à ceuss’ qui tapaient la brisca,

à ceuss’ qui jouaient aux pignols, au pitchac, à bourro-flaco

à ceuss’ qui ont fait-les pôv’-figa ou tchoufa

à ceuss’ que quand i partaient on aurait dit qui revenaient,

à ceuss’ de Gambetta ,de Saintugène, d’Ardaillon, de Lamoricière

à ceuss’ de notre beau pays d’avant,

à ceuss’ que j’aimerais qu’ils soient toujours là,

 

le bonheur, et qu’la santé ell’ vous laisse pas tomber

 

Ac’une bonne calbote pataouète!

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Ni KARMOUSS , ni KAUW-KAUW !

Posté par lesamisdegg le 30 novembre 2013

Du temps de l’armée d’Afrique on engageait des hommes qui pouvaient ne pas comprendre le français. Durant l’instruction militaire, pour leur apprendre à marcher au pas, on leur mettait une poignée de figues sèches-karmouss- dans la main gauche et une autre de cacahuètes –kauw kauw- dans la main droite .Sur cette instruction répétitive, karmouss kauw-kauw, karmouss kauw-kauw…. la troupe apprenait à marcher au pas, sans comprendre le traditionnel gauche-droite, gauche-droite.

Tous ces gouvernements , tous ces parlementaires « godillots » qui depuis plus d’un demi siècle fuient leurs responsabilités -  concernant l’abandon des Français d’Algérie à la barbarie djihadiste , le massacre des Harkis ,l’épuration ethnique réalisée par les fellagas , le massacre d’Oran , le sort des disparus , les profanations des nécropoles chrétiennes et juives – voudraient nous faire marcher au pas , karmouss kauw-kauw…. , nous inciter à voter pour eux lors des prochaines échéances électorales . Pour quelles raisons devrait-on les croire capables de réaliser demain ce qu’ils n’ont pas voulu faire hier, gauche droite.. confondues ?

Ils peuvent ici et là manipuler leurs mercenaires, leurs pantins, nos babaos de service, jamais ils ne nous feront chanter ce refrain là, karmouss kauw-kauw, karmouss kauw-kauw…. !Comme disait Jean AUGEAI, nous ne sommes ni à droite ni à gauche, mais en face !

AL 2013 11 20

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LES MASSACRES d’ORAN du 5 JUILLET 1962

Posté par lesamisdegg le 8 juillet 2013

Ils commencèrent dans la matinée du 5 juillet 1962, le jour officiel même de l’indépendance. Ils prirent fin officiellement le soir, mais dans les centres de détention où avait été rassemblée la population européenne, les tueries continuèrent pendant plusieurs jours.

Une fois obtenue la neutralité des forces françaises qui étaient cantonnées dans les casernes de la ville et dans le port, des unités militaires du FLN accompagnées de civils venant de l’intérieur du pays se répandirent dans tous les quartiers d’Oran, entrant dans les lieux publics pillant les magasins et entrepôts, forçant les portes des appartements, rassemblant les habitants non-musulmans désarmés, les emmenant dans des commissariats ou d’autres centres de détention (comme les Abattoirs d’Oran), les tuèrent ou les livrèrent à la foule qui lyncha, après les avoir torturés, ceux qui lui étaient livrés. Policiers et soldats français observaient les tueries, qui avaient lieu parfois à quelques mètres de leur casernement, sans qu’aucun d’entre eux ne soit intervenu. Les jours qui suivirent, la population d’Oran – qui était en majorité européenne – s’exila et quitta le pays, abandonnant tous ses biens. Le nombre de victimes du massacre d’Oran se compte en centaines de morts, hommes, femmes et enfants. Il s’agissait de terroriser et faire fuir du pays les habitants de la plus grande ville européenne après Alger.

De la même manière, les massacres, moins spectaculaires, commis dans l’Algérois et le Constantinois aboutirent à l’exil des populations non musulmanes, le gouvernement français s’étant opposé au rapatriement des harkis et de leurs familles. Les européens, prêts à vivre sur le territoire d’une Algérie indépendante, renoncèrent alors. En quelques semaines, ce sont plus d’un million de non-musulmans qui fuirent le pays victimes de la stratégie d’épuration ethnique pratiquée par le FLN. Cette politique, fondée sur le programme nationaliste des années 30, qui consistait à prôner une Algérie indépendante et uniquement arabo-musulmane, fut mise en œuvre sciemment par une politique de terreur systématique.

algerianie@live.fr                         2013 07 05

logo

 

 

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Alain MIMOUN :champion olympique et ancien combattant !

Posté par lesamisdegg le 28 juin 2013

Alain Mimoun, de son ancien nom Ali Mimoun Ould Kacha, est un athlète français et

Alain MIMOUN

Il remporte le marathon aux jeux olympiques de Melbourne en 1956

de la Seconde Guerre mondiale, né le 1er janvier 1921 à Maïder (arrondissement du Télagh, département d’Oran) en Algérie française et mort le 27 juin 2013 à Champigny, dans le Val-de-Marne. Il est particulièrement connu pour sa victoire au marathon des Jeux olympiques d’été de 1956 à Melbourne.

Aîné d’une fratrie de sept enfants, issu d’une famille de modestes agriculteurs, sa mère Halima le destine à une carrière d’instituteur. Il obtient le certificat d’études primaires (avec mention « Bien »). Il s’engage alors dans l’armée au début de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’a pas encore 19 ans, et est envoyé sur la frontière belge. Après la débâcle, en 1942, il est pour un temps intégré au 19e régiment du génie, à Besançon où il se livre à la pratique du sport : football, cyclisme… et enfin à la course à pied. Puis il va à Bourg-en-Bresse où il vient s’entraîner dans le stade. Là, le président du club d’athlétisme local, M. Vilar, le remarque. Il participe au championnat départemental de l’Ain et remporte l’épreuve du 1 500 mètres. Muté en Alger, avec le 19e régiment du génie, il intègre l’équipe de cross-country de l’unité, puis combat lors de la Campagne de Tunisie (novembre 1942mai 1943) sous les ordres du général Giraud.Dès juillet 1943, il participe à la campagne d’Italie comme caporal dans le 83e bataillon du génie, au sein de la 3e division d’infanterie algérienne du Corps Expéditionnaire Français commandé par le maréchal Juin. Grièvement blessé au pied par un éclat d’obus lors de la bataille du mont Cassin le 28 janvier 1944, il évite de justesse l’amputation de sa jambe gauche préconisée par les médecins américains et est soigné à l’hôpital français de Naples qui lui évite cette épreuve, puis participe néanmoins au débarquement de Provence (15 août 1944). Son bataillon y gagnera la Croix de guerre avec quatre citations.

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COMMEMORATION du MASSACRE du 5 JUILLET 1962 à ORAN

Posté par lesamisdegg le 13 juin 2013

 

AAALGERIANIE Association des Amis d’Algérianie

 

     Maison des Associations du 7ème,                   4 rue Amélie, 75007 PARIS.
                                             

                                                                                                               Paris, le 5 juin 2013

Vendredi 5 juillet 2013

COMMEMORATION du massacre d’ORAN du 5 juillet 1962

Hommage à la mémoire des victimes et des  disparus

En collaboration avec l’ANFANOMA, l’ARMR, le GRFDA et la MAFA

 

Comme depuis plus de 30 ans nous vous invitons à vous réunir nombreux afin que nul n’oublie jamais les victimes de la barbarie torturées, suppliciées, assassinées, enlevées sous les yeux des milliers d’hommes de la garnison française d’ORAN. Nous manifesterons dans le recueillement notre solidarité avec les « personnes disparues et les populations victimes de massacres ou d’exactions après le 19 mars 1962 «

 

A 11h, messe célébrée par le Père ARGOUARC’H

En l’église Saint Odile, 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 PARIS-Métro porte de Champerret

 

À 12 h30  déjeuner du souvenir autour du Père Argouarc’h

 

A 15h allocutions, recueillement, dépôt de gerbes, chants patriotiques,  au pied du Mémorial National du Quai Branly en présence des autorités.

Métro Bir Hakeim RER Champs de mars –promenade piétonne face Av de la Bourdonnais .Paris 7ième

 

                                      NB: retenez sur vos agendas le 25 septembre 2013

 

http://lesamisdalgerianie.unblog.fr     algerianie@live.fr    tel : 07 86 77 97 08           

_______________________________________________________________

RSVP

FICHE DE RESERVATION OBLIGATOIRE (à renvoyer avant le 1er juillet 2013)

M. Mme ………………………………………          Tel : ………………………

- participeront au repas-30€- accompagnés de …. Personnes 

Ci-joint un chèque global à l’ordre d’AAAlgérianie.

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DISPARUS en ALGERIE

Posté par lesamisdegg le 12 juin 2013

JEAN-JACQUES JORDI : UN SILENCE D’ÉTAT (ed. SOTECA)

 LES EUROPEENS DISPARUS en ALGERIE
 Durant un demi-siècle, le problème des civils européens enlevés par le FLN et jamais retrouvés pour un grand nombre, fut singulièrement occulté. Officiellement, on s’en tint à un chiffre donné en 1964 au Sénat: 3018. A partir de 1965, le silence des médias à ce sujet se fit assourdissant. Les Français disparus furent oubliés tandis que la France prit l’étrange habitude de réserver ses hommages aux victimes de l’autre camp, les pro-indépendantistes. Dans le milieu des Français d’Algérie, on chercha à lutter contre l’oubli.  Désormais, la communauté des Historiens comme les Pieds Noirs et les familles concernées disposent d’une étude de qualité, menée selon la méthode historique. Jean-Jacques Jordi a fait des recherches poussées en de nombreux fonds d’archives. Citons: le Service Historique de la Défense, le Centre des Archives Diplomatiques, les Archives Nationales d’Outre-mer, le Centre des Archives Contemporaines, le Centre Historique des Archives Nationales, celles de la Croix Rouge, du Service Central des Rapatriés etc.;…L’auteur a ainsi apporté une contribution neuve au problème des disparus européens. Il a attaqué de front l’obstacle des 500 dossiers demeurés incertains qui gênait l’obtention de chiffres crédibles.
En accédant aux dossiers du Service Central des Rapatriés, Jordi a pu savoir qui parmi les incertains était réellement disparu ou entré en France métropolitaine. Qu’il s’agisse du massacre du 5 juillet 62 à Oran (où l’auteur confirme la responsabilité et les mensonges du général Katz, comme la criminelle ineptie des directives données à l’Armée française), qu’il s’agisse des exactions de l’été 62 dues à la wilaya 4 (où le FLN préférait enlever des familles entières pour limiter les plaintes), Jordi a montré une solide rigueur. Il éclaire la pratique du nettoyage ethnique par les indépendantistes. Or, il le fait, documents à l’appui, en prenant ses distances avec quelques légendes aussi tenaces qu’absurdes. Son livre est peu réfutable. Il sera plus difficile désormais aux thuriféraires du FLN et aux journalistes sous influence de nier des faits qui les dérangent. On peut regretter que Jordi paraisse sous-estimer les divisions du FLN et les surenchères xénophobes qu’elles alimentèrent .Cet ouvrage, cette étude méticuleuse manquaient.

Les enlèvements d’Européens ont décuplé après le « cessez-le-feu  » du 19 mars 1962.L’auteur dénombre 1583 disparus présumes décédés, 123 enlevés dont on a retrouvé les corps et 171 cas incertains résiduels.

–Il arriva qu’un scribe du Ministère des Rapatriés répondit par erreur : 25.000 à une question sur le chiffre des disparus européens. Il confondait avec celui des militaires français tués au combat.En juillet 1962, depuis Alger, Max Clos du Figaro, dénonça courageusement les enlèvements massifs d’Européens. Il ajoutait : » Sur les chiffres, on ne sait rien de sûr. Tout dans ce pays est déformé et amplifié dans des proportions fantastiques. « 2011 11 J.Monneret

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PIEDS-NOIRS nous sommes !

Posté par lesamisdegg le 31 mai 2013

 « Pieds-Noirs nous sommes ! »

La piednégritude est une réalité incontestable. Pour le ‘’ Patos moyen ‘’, nous restons ce méditerranéen exubérant, ce colonialiste caricaturé comme on caricaturait les juifs avant guerre. Le peuple des Pieds-Noirs existe par son histoire d’amour avec le pays de ses pères, melting-pot où se sont fondus Alsaciens, Catalans, Provençaux, Espagnols, Italiens, Maltais, Corses et bien d’autres encore. Ce peuple des Algériens-Français  d’Algérie française a forgé son identité aux carrefours des luttes qu’il eut à mener pour survivre. Peuple nouveau, il a eu  des volontés autonomistes  étouffées par la décimation des guerres au début du vingtième siècle .La vraie tolérance, l’Européen avant la lettre ont existé sur notre terre d’Afrique du Nord ! Quand ce melting-pot a été menacé, les Pieds-Noirs l’ont défendu avec passion contre les terrorismes. Ils ont défendu leur privilège de vivre libre, sur leur terre de lumière, aux violentes senteurs, bercée au bruissement de la Méditerranée. L’alliance d’intérêts divers les a expulsés et privés de leur indispensable terroir. Les Pieds-Noirs peuvent se  sentir parfois étrangers sur le territoire d’un hexagone mythifié.  « J’ai le sentiment d’être membre d’une communauté originale ! » disait il y a 25 ans un remarquable ami. C’est vrai que chez nous cette originalité nous échappait un peu, que nous refoulions notre être ‘’pataouète’’ pour être plus français que les ‘’ patos’’. Il est vrai aussi qu’au contact du ‘’francaoui ‘’ de passage, nous nous sentions  bien différents.

Marcel CROZATIER, grand poète devant l’universel, nous a souvent entretenus de la culture piénoire, comme il l’écrivait, en un mot. Il nous disait que la réalité historique du peuple des algériens-français induisait une réalité culturelle traduisant une algérianité différente. Cinq lustres après la reconquête d’Alger en 1830, naissaient déjà les sociétés savantes mêlant l’Orient à l’Occident. Ce bouillonnement intellectuel allait créer une culture spécifiquement algérienne-française, marquée du caractère composite de ses influences. Marcel me disait un jour que notre culture c’était surtout un bonheur de vivre, une extrême sensibilité, un caractère à la fois volubile et secret. Je lui avais répondu  « Quand bien même notre culture ne serait que cela, nous avons l’impérieux devoir de la maintenir, de la développer pour préserver l’avenir au nom de ceux qui ont fécondé notre Afrique du Nord. » J’avais ajouté – Marcel dodelinant de la tête en envoyant de gros nuages de ses cigarettes- que le chant de notre culture multicommunautaire s’était exprimé sur divers registres, par exemple en littérature. La littérature ‘’patos’’ doit une part de sa production à l’Afrique du Nord Française comme sujet principal ou accessoire. Mais il existe aussi une littérature ‘’Pieds-Noirs’’ qui plonge ses racines dans le terroir dALGERIANIE à la fois Eden et paysage d’exil. Nôtre littérature imprégnée d’algérianité exprimée en français, a posé toutes les réalités pieds-noirs historiques, géographiques, sociales. Louis Bertrand, dès le début du siècle’ a chanté « Le sang des races » et la longue litanie des écrivains au nom connu a suivi le chemin de l’expression algérianiste. Prenons leurs noms au hasard d’une bonne bibliothèque : Jeanine Montupet, Emmanuel Robles, Andrée Montero, Albert Camus, Jean Pommier, Frédéric Musso, Paul Achard, Edmond Brua, Gilbert Espinal, Daniel Saint Hamon, Marcello Fabri, Geneviève Bailac, Augustin Ibazizen, Jean Bogliolo et tant d’autres encore. Faut-il encore rappeler comment Augu le bônois, Cagayous l’algérois, Tia Angustia l’oranaise  ont développé le langage pataouète riche de son accent, de son lexique populaire, de sa syntaxe latine. Ils ont donné au peuple des Algériens-français sa coloration linguistique propre. Il faut savoir que cette expression littéraire explose au présent grâce au culte de la fête communautaire qui nous rassemble par milliers lorsque l’été arrive comme avant, pèlerins multiples réunis par la grâce de Marie-Myriem, de Santa-Cruz peut être.  L’âme du peuple des Pieds-Noirs se perpétue de génération en génération, témoignant de sa vivacité, de sa foi en l’avenir.                                    2012 05 08 GG

 

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