Antoinette Agathe PRIETO

Posté par lesamisdegg le 2 avril 2015

10 02mam aaaIN MEMORIAM

ORAN 16 04 1919

Bordeaux 02 10 2014

Antoinette Agathe Priéto vient de nous quitter, sans craindre la mort, dans l’espoir de la résurrection.

Née à Oran, capitale du département du même nom, de Grégoire et d’Emilia, elle y passa son enfance avant d’y commencer à travailler dans les années trente.

Après la 2ième guerre mondiale qui a mobilisé ses deux frères, elle rencontre Joseph G., jeune instituteur de retour des campagnes de « Rhin et Danube ».Elle va l’épouser en 1947, en son église paroissiale du plateau Kargentah, à ORAN, pour fonder une famille, avant de reprendre son poste à l’E.G.A.

La fin de la bataille pour l’Algérie Française, la disparition forcée de son frère Grégoire-comme celle de plusieurs centaines d’autres Oranais abandonnés à la barbarie par la France ce jour là- lors du massacre du 5 juillet 1962 à Oran, vont décider le couple à ne pas rester sur la terre ancestrale et natale. Leur vie est menacée par l’épuration ethnique en cours. Le chemin de l’exil va les conduire au nord de la Loire puis en Gironde.

En 95 ans de vie elle aura fait face, avec courage à la guerre, aux deuils, à la terreur barbare des obscurantistes, à l’ostracisme des sectaires. Nous retiendrons d’elle son dévouement, son sens de la famille, son amour de la vie.

10 10 2014

 

 

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CARNAVAL ORAN 1925

Posté par lesamisdegg le 17 février 2015

Oran 1922 carnavalLes fêtes de Carnaval ont toujours été des plus réussies à Oran.

Cette année-ci, malheureusement, elles ont été, en partie, contrariées par les subites sautes d’humeur de dame Nature. Samedi, durant les dernières heures de la nuit, d’abondantes averses transformèrent les rues de notre cité en de véritables cloaques de boue  liquide. Le dimanche, débuta pluvieux, incertain. Le jour d’un gris sale, se leva tard, comme un vieux rentier et .le soleil, capricieux, ne parut que par intervalles. Toutefois, petit à petit, les principales artères prirent leur air guilleret des dimanches de fête.

Boulevards du Lycée et Seguin, Place Yillebois-Mareuil et rue d’Arzew, les marchands de confettis et de serpentins, installaient leurs légers baraquements et leurs éventaires, profitant d’une soudaine éclaircie, réconfortante ainsi qu’un féminin sourire. Enfin, vers midi, le soleil, las de nous faire grise mine, accorda la douceur de ses rayons joyeux. Le froid très vif rougissait davantage les frais minois de nos gentes Oranaises, délicatement fardées, avivant les regards enjôleurs jaillis d’entre les fourrures de skunks ou d’opossum. L’après-midi, malgré le vent un peu vif, la théorie des véhicules plus ou moins bien décorés, et les nombreuses frasques qui ne pouvaient se payer le luxe d’une calèche ou d’un taxi défilèrent dans les principales rues d’Oran, entre deux haies de chaises garnies de spectateurs et de mignonnes spectatrices. La gaité, saine et fraiche, brillait en tous les yeux. Cette première journée, fut assez animée sans, toutefois, égaler les fêtes des années précédentes.

Très peu de chars et de groupes artistiques. Tous, ou presque, sacrifiaient au dieu du jour; j’ai nommé la Publicité. Citons seulement le beau char de la maison Vila – où se trémoussaient de jolies personnes-, celui de l’anis Diamant aux personnages déjà remarqués l’année dernière -soldat d’opérette espagnole- . Le soir la foule des masques où se perdaient quelques gens non déguisés assaillit les dancings organisés un peu partout : au Régent, au Continental, au Palais de la Danse à l’Alhambra, que sais-je encore ? ; Lundi, le vent se mit de la partie, un vent très froid, qui tailladait la peau du visage. Cela n’empêcha pas nos concitoyens de rivaliser d’entrain, quoique les groupes déguisés et les véhicules parés fussent moins nombreux que la veille. Pour une deuxième journée de fêtes, elle ne fut pas trop mal réussie. Mardi, le soleil se leva dans un ciel sans nuages, nous promettant une belle après midi, En effet le ciel redevenant aussi azuré qu’à l’ordinaire incita les masques à sortir plus nombreux, tels les escargots qui après la pluie, dressent vers le soleil leurs molles antennes. Et la bataille commença. Les serpentins zigzaguèrent dans l’espace lancés des balcons, bondés de gentes demoiselles ou des véhicules joliment décorés. Et les confettis, lancés à brûle-pourpoint, saupoudrèrent les souples chevelures des promeneuses et leurs toilettes claires.

Quelques masques isolés donnèrent la note comique, cependant que ces couples richement travestis témoignaient de leur goût artistique .Remarqués parmi ceux-ci deux charmants petits pages très XV ième siècle. Ce fut une belle et bonne journée, trop courte, hélas !

Les boulevards conservèrent leur animation jusqu’à fort tard dans la nuit. Dans tous les bals il y avait foule et les jeunes et même les pas tout à fait vieux, s’en donnèrent à cœur joie, pour ne se réparer qu’à l’aube naissante. Combien d’idylles ébauchées avec la complicité du loup de velours ! Que de drames poignants soigneusement cachés sous le rictus des visages fardés ! Qu’est-ce que l’existence, d’ailleurs ? Une éternelle mascarade, un infernal Carnaval où chacun trompe tout le monde : parents, voisins, amis et inconnus.

Chacun porte son masque que nous n’ôterons que le jour où sonnera j’heure de la Justice. Amusez-vous, jeunes gens ! Ne songez pas que ces fêtes sont le symbole de notre vie ici bas ! Aujourd’hui, vous avez déposé dans un tiroir votre masque de satin noir. A vos épaules pèse à nouveau le joug de l’existence. Gardez au moins le doux souvenir de ces, quelques journées de plaisir, qui vous ont  permis d’oublier les soucis quotidiens.

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Bonne année ! Bonne santé !

Posté par lesamisdegg le 2 janvier 2015

 

Le marin, la paille et l’âne -conte bonois-

En 1875, Luigi Schiafino, un marin génois, apprit que de nombreux navires de commerce partaient de Toulon vers l’Algérie.

Comme il était sans emploi, il décida de quitter sa ville natale pour tenter sa chance ailleurs en embarquant sur l’un de ces navires. Il prit un baluchon contenant ses effets personnels, toute sa fortune, et se dirigea, à pieds, vers Toulon.

Après deux semaines de marche, il arriva à Gonfaron, petit village du centre Var, situé au pied du massif des Maures, connu dans le monde entier car, selon la légende locale, en 1645, un âne aurait volé du haut de la colline sur laquelle était bâtie le vieux village et aurait atterri au fond du ravin à la grande stupéfaction des habitants. Cet exploit fut considéré comme un miracle que l’on attribua à saint Quinis, protecteur des habitants de Gonfaron. Depuis cette époque, aucun âne n’avait pu décoller du sol au grand désespoir du clergé local qui multipliait messes et incantations pour que le miracle de l’âne volant se reproduise de temps en temps afin d’attirer les touristes et surtout les pèlerins du monde entier.

Las d’implorer saint Quinis, les Gonfaronnais décidèrent de prendre leur destin en main en organisant un challenge annuel offrant une somme très importante à qui ferait voler un âne sur la place du village. Ce challenge avait lieu le dernier samedi du mois de juin et, hasard ou destinée, Luigi Schiafino était présent dans Gonfaron ce jour-là. Celui-ci se porta candidat et, après que le curé du village eut béni l’âne placé au centre de la place du village, il s’approcha lentement du quadrupède, lui souleva la queue et, d’un geste sûr, lui planta une paille dans le cul. Il invita ensuite les habitants de Gonfaron à souffler dans la paille afin de gonfler l’animal comme une baudruche.et la paille ....

Le premier souffleur fut le notaire : il inspira fortement puis lâcha d’un seul coup son air dans le rectum de l’âne qui se mit à braire de plaisir mais qui ne bougea pas d’une semelle. Le deuxième qui tenta sa chance fut le maire : il gonfla son torse et souffla dans la paille afin d’introduire tout l’air qu’il avait stocké. Mais sa tentative ne réussit qu’à faire sursauter l’animal, sans doute surpris par la tiédeur du mistral qui venait de s’engouffrer dans son arrière-train. Le troisième qui entra dans la compétition fut Luigi. Celui-ci saisit la paille et, comme il était délicat, il la retira et la retourna pour éviter de poser ses lèvres au même endroit que ses prédécesseurs. C’est alors que l’âne, ressentant que l’on venait de retourner la paille, crut qu’il devait inverser le sens du courant gazeux. Il refoula alors vers l’extérieur tout l’air injecté par nos protagonistes, suivi par d’autres gaz dont l’odeur n’avait rien de commun avec les parfums de Provence. Sous l’action de la poussée en avant créée par l’éjection des gaz, connue par les physiciens sous le nom de réaction, notre âne décolla du sol et retomba plus loin devant le regard médusé du jury.

Comme promis, Luigi Schiafino encaissa la prime et c’est en possession d’une petite fortune qu’il arriva sur le port de Toulon où mouillaient trois navires appartenant au même armateur : l’un en partance pour Alger, l’autre pour Oran et le troisième pour Bône. Fin négociateur, notre Luigi réussit à convaincre l’armateur de lui vendre un de ses navires en payant comptant avec la somme gagnée à Gonfaron. Et c’est ainsi que Luigi Schiafino devint propriétaire du navire de commerce en partance pour Bône. Quelques mois plus tard, les bénéfices récoltés lors des transports de marchandises entre Toulon et Bône étaient si conséquents qu’il put s’acheter un deuxième navire. En moins de deux ans, Luigi fit l’acquisition d’une véritable flottille et devint ainsi le plus riche armateur d’Algérie.

Quand il séjournait à Bône, il ne manquait jamais de raconter, en bas la marine, le fabuleux exploit de l’âne volant qui avait été à l’origine de sa fortune. Mais, comme chacun sait, le téléphone bônois, contrairement au téléphone acoustique, a la propriété d’amplifier voire de déformer les mots. Aussi, le fait qu’un homme fût devenu riche en mettant une paille dans le cul d’un âne se transforma-t-il vite en rumeur attestant que la fortune souriait à ceux qui avaient une paille au cul. C’est pourquoi, depuis cette époque, les Bônois utilisent une expression consacrée pour présenter leurs vœux aux personnes qu’ils estiment.

Cette expression, vous la connaissez sûrement puisqu’il s’agit de : bonne année, bonne santé, la paille au cul pour toute l’année. 

René VENTO 

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NOËL à ORAN

Posté par lesamisdegg le 24 décembre 2014

 

deglett nour

dattes muscades

Noël 1925 à Oran.

 La famille au complet est réunie autour de la table, attendant que sonne l’heure de réveillonner. Dans les plats, c’est un amoncellement de friandises et fruits secs de circonstance , nougats aux amandes, nougats tendres, pralines et dragées importées de la péninsule ibérique, marrons glacés voisinant avec leurs frères à la brune pelure, les noix, les amandes, les dattes muscades et les raisins secs de Malaga. Et, petits et grands, aux yeux de clairs regards de joie, croquent à belles dents, arrosant mais pas trop cette frugale nourriture, de vin blanc tiré du coin sombre de la cave, où l’avait caché grand-papa.

Le phonographe graillonne des airs à la mode : fox trott, blues et tango, accueillis avec joie par les adolescents. Ailleurs, c’est au son de l’accordée populaire, de la mandoline, du piano, du violon et voire de l’harmonica, que l’on danse gaiement, sans souci du vain protocole.

Dans les rues et les boulevards, brillamment illuminés, l’animation est grande. Les taxis font d’excellentes affaires; il en est de même des pâtisseries, dancings, restaurants et cafés. Dans l’air, que n’agite aucune brise, volent des bribes de chansons, de musiques. C’est la joie, c’est le bonheur qui adoucit l’amertume de la vie.

Puis, c’est minuit. Les cloches lancent leur appel vers la ville et les fidèles, par petits groupes, se dirigent, qui vers les églises de quartier et qui vers la Cathédrale du Sacré Cœur. Celle-ci regorge de monde. Les élégantes habituées y sont venues plutôt pour montrer leurs luxueuses toilettes que pour y prier et adorer l’Enfant-Dieu. Quant aux âmes simples, elles songent à ce symbole éternel de Dieu adoptant l’enveloppe charnelle afin de sauver l’humanité embourbée dans le Mal.

Enfin, c’est le retour au logis, l’intime réunion autour de la table plantureusement servie ; c’est l’allégresse du ventre bien rempli, éclatant en exclamations joyeuses, en chansons de circonstance. Et la nuit où l’on commémore la Naissance de Jésus-Christ, s’achève comme elle a commencé : dans le délire et la joie.

Mais n’oublions pas les enfants ! La coutume veut que, vers minuit, le Papa Noël, à la blanche barbe, passe dans toutes les cheminées et garnisse les petits souliers de jouets et de friandises. Quelle explosion de joie, quels rires perlés, en découvrant ces petites merveilles ! Et, durant quelques jours, ce seront des jeux continuels : la patinette, le clairon aux accents guerriers, le grand cheval mécanique cher à notre enfance et, pour les filles, l’éternelle poupée fermant les yeux et poussant des bêlements traduits par des mots : Papa ; Maman !

La Vie algérienne, tunisienne et marocaine. Revue illustrée du dimanche. Lettres, arts, sports

INFANTES-POQUET.

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MONA de paques

Posté par lesamisdegg le 21 avril 2014

Au 16ième siècle les Espagnols renforcent leur position à Oran .Ils construisent une prison sur la « punta de la mona ».Cette pointe de la guenon, « punta de la mona-pointe de lamoune- »,  sépare « marsa el kébir » de « marsa el sghir », la grande baie de la petite. Cette pointe comme le djebel  Murdjadjo abritait le  type de singe vivant à Gibraltar, dans l’Atlas marocain ou dans les gorges de la Chiffa.

Les prisonniers  du «fort de la mona » pouvaient recevoir la visite de  leur famille,  une fois l’an, le dimanche de Pâques. La « mona » devint le nom du gâteau de la résurrection partagé par les prisonniers   et leurs visiteurs.

GG 2012 01 09

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Alain MIMOUN :champion olympique et ancien combattant !

Posté par lesamisdegg le 28 juin 2013

Alain Mimoun, de son ancien nom Ali Mimoun Ould Kacha, est un athlète français et

Alain MIMOUN

Il remporte le marathon aux jeux olympiques de Melbourne en 1956

de la Seconde Guerre mondiale, né le 1er janvier 1921 à Maïder (arrondissement du Télagh, département d’Oran) en Algérie française et mort le 27 juin 2013 à Champigny, dans le Val-de-Marne. Il est particulièrement connu pour sa victoire au marathon des Jeux olympiques d’été de 1956 à Melbourne.

Aîné d’une fratrie de sept enfants, issu d’une famille de modestes agriculteurs, sa mère Halima le destine à une carrière d’instituteur. Il obtient le certificat d’études primaires (avec mention « Bien »). Il s’engage alors dans l’armée au début de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’a pas encore 19 ans, et est envoyé sur la frontière belge. Après la débâcle, en 1942, il est pour un temps intégré au 19e régiment du génie, à Besançon où il se livre à la pratique du sport : football, cyclisme… et enfin à la course à pied. Puis il va à Bourg-en-Bresse où il vient s’entraîner dans le stade. Là, le président du club d’athlétisme local, M. Vilar, le remarque. Il participe au championnat départemental de l’Ain et remporte l’épreuve du 1 500 mètres. Muté en Alger, avec le 19e régiment du génie, il intègre l’équipe de cross-country de l’unité, puis combat lors de la Campagne de Tunisie (novembre 1942mai 1943) sous les ordres du général Giraud.Dès juillet 1943, il participe à la campagne d’Italie comme caporal dans le 83e bataillon du génie, au sein de la 3e division d’infanterie algérienne du Corps Expéditionnaire Français commandé par le maréchal Juin. Grièvement blessé au pied par un éclat d’obus lors de la bataille du mont Cassin le 28 janvier 1944, il évite de justesse l’amputation de sa jambe gauche préconisée par les médecins américains et est soigné à l’hôpital français de Naples qui lui évite cette épreuve, puis participe néanmoins au débarquement de Provence (15 août 1944). Son bataillon y gagnera la Croix de guerre avec quatre citations.

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COMMEMORATION du MASSACRE du 5 JUILLET 1962 à ORAN

Posté par lesamisdegg le 13 juin 2013

 

AAALGERIANIE Association des Amis d’Algérianie

 

     Maison des Associations du 7ème,                   4 rue Amélie, 75007 PARIS.
                                             

                                                                                                               Paris, le 5 juin 2013

Vendredi 5 juillet 2013

COMMEMORATION du massacre d’ORAN du 5 juillet 1962

Hommage à la mémoire des victimes et des  disparus

En collaboration avec l’ANFANOMA, l’ARMR, le GRFDA et la MAFA

 

Comme depuis plus de 30 ans nous vous invitons à vous réunir nombreux afin que nul n’oublie jamais les victimes de la barbarie torturées, suppliciées, assassinées, enlevées sous les yeux des milliers d’hommes de la garnison française d’ORAN. Nous manifesterons dans le recueillement notre solidarité avec les « personnes disparues et les populations victimes de massacres ou d’exactions après le 19 mars 1962 «

 

A 11h, messe célébrée par le Père ARGOUARC’H

En l’église Saint Odile, 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 PARIS-Métro porte de Champerret

 

À 12 h30  déjeuner du souvenir autour du Père Argouarc’h

 

A 15h allocutions, recueillement, dépôt de gerbes, chants patriotiques,  au pied du Mémorial National du Quai Branly en présence des autorités.

Métro Bir Hakeim RER Champs de mars –promenade piétonne face Av de la Bourdonnais .Paris 7ième

 

                                      NB: retenez sur vos agendas le 25 septembre 2013

 

http://lesamisdalgerianie.unblog.fr     algerianie@live.fr    tel : 07 86 77 97 08           

_______________________________________________________________

RSVP

FICHE DE RESERVATION OBLIGATOIRE (à renvoyer avant le 1er juillet 2013)

M. Mme ………………………………………          Tel : ………………………

- participeront au repas-30€- accompagnés de …. Personnes 

Ci-joint un chèque global à l’ordre d’AAAlgérianie.

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DISPARUS en ALGERIE

Posté par lesamisdegg le 12 juin 2013

JEAN-JACQUES JORDI : UN SILENCE D’ÉTAT (ed. SOTECA)

 LES EUROPEENS DISPARUS en ALGERIE
 Durant un demi-siècle, le problème des civils européens enlevés par le FLN et jamais retrouvés pour un grand nombre, fut singulièrement occulté. Officiellement, on s’en tint à un chiffre donné en 1964 au Sénat: 3018. A partir de 1965, le silence des médias à ce sujet se fit assourdissant. Les Français disparus furent oubliés tandis que la France prit l’étrange habitude de réserver ses hommages aux victimes de l’autre camp, les pro-indépendantistes. Dans le milieu des Français d’Algérie, on chercha à lutter contre l’oubli.  Désormais, la communauté des Historiens comme les Pieds Noirs et les familles concernées disposent d’une étude de qualité, menée selon la méthode historique. Jean-Jacques Jordi a fait des recherches poussées en de nombreux fonds d’archives. Citons: le Service Historique de la Défense, le Centre des Archives Diplomatiques, les Archives Nationales d’Outre-mer, le Centre des Archives Contemporaines, le Centre Historique des Archives Nationales, celles de la Croix Rouge, du Service Central des Rapatriés etc.;…L’auteur a ainsi apporté une contribution neuve au problème des disparus européens. Il a attaqué de front l’obstacle des 500 dossiers demeurés incertains qui gênait l’obtention de chiffres crédibles.
En accédant aux dossiers du Service Central des Rapatriés, Jordi a pu savoir qui parmi les incertains était réellement disparu ou entré en France métropolitaine. Qu’il s’agisse du massacre du 5 juillet 62 à Oran (où l’auteur confirme la responsabilité et les mensonges du général Katz, comme la criminelle ineptie des directives données à l’Armée française), qu’il s’agisse des exactions de l’été 62 dues à la wilaya 4 (où le FLN préférait enlever des familles entières pour limiter les plaintes), Jordi a montré une solide rigueur. Il éclaire la pratique du nettoyage ethnique par les indépendantistes. Or, il le fait, documents à l’appui, en prenant ses distances avec quelques légendes aussi tenaces qu’absurdes. Son livre est peu réfutable. Il sera plus difficile désormais aux thuriféraires du FLN et aux journalistes sous influence de nier des faits qui les dérangent. On peut regretter que Jordi paraisse sous-estimer les divisions du FLN et les surenchères xénophobes qu’elles alimentèrent .Cet ouvrage, cette étude méticuleuse manquaient.

Les enlèvements d’Européens ont décuplé après le « cessez-le-feu  » du 19 mars 1962.L’auteur dénombre 1583 disparus présumes décédés, 123 enlevés dont on a retrouvé les corps et 171 cas incertains résiduels.

–Il arriva qu’un scribe du Ministère des Rapatriés répondit par erreur : 25.000 à une question sur le chiffre des disparus européens. Il confondait avec celui des militaires français tués au combat.En juillet 1962, depuis Alger, Max Clos du Figaro, dénonça courageusement les enlèvements massifs d’Européens. Il ajoutait : » Sur les chiffres, on ne sait rien de sûr. Tout dans ce pays est déformé et amplifié dans des proportions fantastiques. « 2011 11 J.Monneret

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PIEDS-NOIRS nous sommes !

Posté par lesamisdegg le 31 mai 2013

 « Pieds-Noirs nous sommes ! »

La piednégritude est une réalité incontestable. Pour le ‘’ Patos moyen ‘’, nous restons ce méditerranéen exubérant, ce colonialiste caricaturé comme on caricaturait les juifs avant guerre. Le peuple des Pieds-Noirs existe par son histoire d’amour avec le pays de ses pères, melting-pot où se sont fondus Alsaciens, Catalans, Provençaux, Espagnols, Italiens, Maltais, Corses et bien d’autres encore. Ce peuple des Algériens-Français  d’Algérie française a forgé son identité aux carrefours des luttes qu’il eut à mener pour survivre. Peuple nouveau, il a eu  des volontés autonomistes  étouffées par la décimation des guerres au début du vingtième siècle .La vraie tolérance, l’Européen avant la lettre ont existé sur notre terre d’Afrique du Nord ! Quand ce melting-pot a été menacé, les Pieds-Noirs l’ont défendu avec passion contre les terrorismes. Ils ont défendu leur privilège de vivre libre, sur leur terre de lumière, aux violentes senteurs, bercée au bruissement de la Méditerranée. L’alliance d’intérêts divers les a expulsés et privés de leur indispensable terroir. Les Pieds-Noirs peuvent se  sentir parfois étrangers sur le territoire d’un hexagone mythifié.  « J’ai le sentiment d’être membre d’une communauté originale ! » disait il y a 25 ans un remarquable ami. C’est vrai que chez nous cette originalité nous échappait un peu, que nous refoulions notre être ‘’pataouète’’ pour être plus français que les ‘’ patos’’. Il est vrai aussi qu’au contact du ‘’francaoui ‘’ de passage, nous nous sentions  bien différents.

Marcel CROZATIER, grand poète devant l’universel, nous a souvent entretenus de la culture piénoire, comme il l’écrivait, en un mot. Il nous disait que la réalité historique du peuple des algériens-français induisait une réalité culturelle traduisant une algérianité différente. Cinq lustres après la reconquête d’Alger en 1830, naissaient déjà les sociétés savantes mêlant l’Orient à l’Occident. Ce bouillonnement intellectuel allait créer une culture spécifiquement algérienne-française, marquée du caractère composite de ses influences. Marcel me disait un jour que notre culture c’était surtout un bonheur de vivre, une extrême sensibilité, un caractère à la fois volubile et secret. Je lui avais répondu  « Quand bien même notre culture ne serait que cela, nous avons l’impérieux devoir de la maintenir, de la développer pour préserver l’avenir au nom de ceux qui ont fécondé notre Afrique du Nord. » J’avais ajouté – Marcel dodelinant de la tête en envoyant de gros nuages de ses cigarettes- que le chant de notre culture multicommunautaire s’était exprimé sur divers registres, par exemple en littérature. La littérature ‘’patos’’ doit une part de sa production à l’Afrique du Nord Française comme sujet principal ou accessoire. Mais il existe aussi une littérature ‘’Pieds-Noirs’’ qui plonge ses racines dans le terroir dALGERIANIE à la fois Eden et paysage d’exil. Nôtre littérature imprégnée d’algérianité exprimée en français, a posé toutes les réalités pieds-noirs historiques, géographiques, sociales. Louis Bertrand, dès le début du siècle’ a chanté « Le sang des races » et la longue litanie des écrivains au nom connu a suivi le chemin de l’expression algérianiste. Prenons leurs noms au hasard d’une bonne bibliothèque : Jeanine Montupet, Emmanuel Robles, Andrée Montero, Albert Camus, Jean Pommier, Frédéric Musso, Paul Achard, Edmond Brua, Gilbert Espinal, Daniel Saint Hamon, Marcello Fabri, Geneviève Bailac, Augustin Ibazizen, Jean Bogliolo et tant d’autres encore. Faut-il encore rappeler comment Augu le bônois, Cagayous l’algérois, Tia Angustia l’oranaise  ont développé le langage pataouète riche de son accent, de son lexique populaire, de sa syntaxe latine. Ils ont donné au peuple des Algériens-français sa coloration linguistique propre. Il faut savoir que cette expression littéraire explose au présent grâce au culte de la fête communautaire qui nous rassemble par milliers lorsque l’été arrive comme avant, pèlerins multiples réunis par la grâce de Marie-Myriem, de Santa-Cruz peut être.  L’âme du peuple des Pieds-Noirs se perpétue de génération en génération, témoignant de sa vivacité, de sa foi en l’avenir.                                    2012 05 08 GG

 

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Louis BERTRAND

Posté par lesamisdegg le 24 mai 2013

BERTRAND Louis

Né à Spincourt en Moselle, le 20 mars 1866, il fut élève de l’Ecole normale supérieure et professeur aux lycées d’Aix-en-Provence et de Bourg-en-Bresse. Le 1er octobre 1891 il est professeur de rhétorique au lycée Bugeaud d’Alger.

« Ce que j’aperçus d’abord en Algérie », dira-­t -il, « ce fut le labeur silencieux de la terre, les hommes qui la défrichaient, qui asséchaient les plaines marécageuses, qui semaient le blé, qui plantaient la vigne, qui bâtissaient des fermes, des villas, des villes entières, et qui s’acharnaient à ce labeur souvent ingrat, en dépit des hiboux qui en prédisaient l’inutilité, malgré l’insouciance ou la malveillance de la métropole, malgré les années de sécheresse et de mévente, où l’on était obligé de lâcher dans le ruisseau des flots de ce vin invendu qui avait tant coûté. Tout un peuple vivant de peu, aux mœurs rudes, aux costumes et aux langages colorés, s’obstinait à ce travail de fouisseurs et de fertiliseurs, comme s’il faisait cela uniquement pour la gloire. Véritable mêlée cosmopolite de mercenaires, de colons, de trafiquants de toute sorte, ce sont eux que j’aperçus d’abord, quand je cherchai l’Algérie vivante, active, celle de l’avenir. »

Il visite l’Algérie: Médéa, Ain-Oussera avec les rouliers. Il découvre Tipasa avec son ami Stéphane Gsell et va jusqu’à Laghouat en 1895. Il est fasciné par les ruines romaines de Timgad. Pénétré des classiques latins et grecs, il lui apparaît que l’Afrique française est purement et simplement la continuation de l’Afrique latine ancienne et que nous ne faisons que retrouver notre héritage, c’est à dire « une province perdue de la Latinité »……………. Il a été le premier à introduire l’idée d’une Afrique latine toute contemporaine dans la littérature romanesque. Homme de gauche convaincu dans sa jeunesse (défenseur du capitaine Dreyfus), il retrouve la foi de son enfance à Bethléem en 1905. C’est alors qu’il imagine le rôle que la religion catholique pourrait jouer dans le renouveau d’une Afrique du Nord, retournée à ses racines latines … ..

Louis Bertrand a beaucoup écrit : quinze romans, seize ouvrages de voyages, d’histoire, et des essais, ainsi que deux ouvrages de critique. Il a été influencé avant tout par Gustave Flaubert. « C’est Salammbô qui m’a conduit en Afrique, j’étais tout obsédé de son image lorsque j’y arrivai » écrit-il. Ses premiers romans algériens et méditerranéens sont très situés au milieu du petit peuple des faubourgs (Bab-el-Oued). Il a décrit avec un grand talent les passions de ce mélange de races et de sangs, de cette plèbe méditerranéenne. Il a largement participé par son œuvre algérienne à l’émancipation littéraire de l’Algérie. Son idée d’Afrique latine fut adoptée par plusieurs de ses contemporains, dont le Docteur Trenga, par exemple, ou encore, autour des années 1920, le colonel Godechot.

Robert Randau, Jean Pomier, Louis Lecoq, Charles Hagel et d’autres, fondateurs du mouvement littéraire l’algérianisme (du nom d’un roman de Randau, les Algérianistes) ont  puisé leur inspiration dans l’oeuvre de Louis Bertrand, même si ce fut inconscient et même s’ils ont ajouté un élément important avec l’entrée dans leur œuvre des populations autochtones, trop oubliées de Louis Bertrand.   

Odette Goinard

Parmi ses œuvres - le sang des races 1899,   - La Cina 1901,

- Pépète le Bien-aimé, 1901, réédité sous le titre Pépète et Balthazar en 1920,

- le jardin de la mort 1905,  - les villes d’or 1921,  - Sur les routes du Sud ( journal et chronique) 1936,

- Saint Augustin 1913   - Maréchal de Saint-Arnaud 1921  - Le mirage oriental 1909,   - Le livre de la Méditerranée.   Louis BERTRAND dans ACTUALITE louis-bertrand-211x300

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