HARKIS soldats d’Algérie française

Posté par lesamisdegg le 25 septembre 2018

LE  MASSACRE  DES  HARKIS

Héros pour les uns, traîtres pour les autres, l’histoire des harkis est mal connue des Français. Dans le langage courant, on désigne aujourd’hui sous le nom de harkis toutes les catégories de supplétifs de la guerre d’Algérie : harkis, moghaznis, Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), Groupes d’autodéfense (GAD) et auxiliaires de la gendarmerie, à l’exclusion des appelés et des militaires sous contrat.

C’est en janvier 1955 que, pour les besoins de guerre d’Algérie, virent le jour les premières unités musulmanes, en l’occurrence 30 goums de 100 hommes : les Groupes mobiles de protection rurale (GMPR), qui deviendront ensuite Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), comparables à nos Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Le 5 septembre 1955, le gouverneur Jacques Soustelle créera les sections administratives spécialisées (SAS), chargées d’encadrer les zones rurales. Protégées par un maghzen de 25 à 50 moghaznis, 700 SAS seront créés et complétées par 30 sections urbaines (SAU). Elles contribueront à l’armement de 2000 villages en autodéfense. Les moghaznis seront 20 000, en 1962.

Le 8 février 1956, les premières harkas destinées à participer aux combats, voient le jour. A partir de 1957, las de la tyrannie du FLN qui multiplie les sévices à l’encontre des populations autochtones du bled : enlèvements, rançons, égorgements, razzias sur les douars, sévices multiples et raffinés, les habitants vont se soulever et rejoindre en masse l’armée française. 114 GMS seront créés, soit 19000 hommes, ainsi que 700 sections administratives spécialisées et urbaines (SAS et SAU).

En décembre 1958, à l’initiative du général Challe, le nombre des harkis passera de 28000 à 60000. Ils formeront d’efficaces groupes de combat œuvrant au plus près des soldats d’élite, paras et légionnaires et commandos. Par ailleurs, 2000 douars représentant 55000 hommes armés, seront placés en autodéfense, soit un total de 223000 soldats autochtones qui combattront sous l’uniforme français avec une efficacité et une ardeur reconnues de tous…

S’étant engagés davantage pour la défense de leurs familles que pour la solde, les supplétifs étaient opposés à la conception totalitaire du parti unique du Front de Libération Nationale (FLN). Ils faisaient confiance à l’armée pour faire évoluer l’Algérie dans un sens démocratique et égalitaire et, surtout, pour faire obstacle à la terreur du FLN qui s’imposait, notamment de nuit, dans les villages. Le rappel du général Challe en mars 1960 ne permit pas de mener à bien son projet de Fédération des Unités Territoriales et des autodéfenses, qui auraient constitué un parti français opposé au FLN.

Fin 1958, la guerre est pratiquement terminée sur le terrain. Le FLN, exsangue, ne se maintient plus que par ses attentats sournois et barbares. R. MADAOUI, alors officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN), rejoindra, comme sous-lieutenant, une unité régulière de l’armée française dans l’Ouarsenis puis, plus tard, les rangs de l’OAS. Il écrira : « L’espoir est si grand que la Wilaya IV (la plus puissante et la sienne) pavoise aux couleurs de la France, que les rebelles cessent les attentats et déposent leurs armes devant les mairies ». Ainsi, les fellaghas, eux-mêmes, sûrs de leur impuissance, brandissent des drapeaux français dans leurs repaires…

L’ex officier de l’ALN, Ali BOUZIANE, qui rejoindra les harkis du fameux « Commando Georges », unité crée par le Colonel BIGEARD, écrira sur ce point : « La population, qui était notre raison de combattre et notre soutien, nous abandonne. J’ai confiance en De Gaulle, et mes frères dans le maquis aussi. Nous avons été trompés, et l’Algérie heureuse, nous la ferons avec lui ».

De Gaulle, désormais installé à l’Elysée, reçoit le Bachaga BOUALAM qui lui dit : « Mon général, donnez-moi 500000 harkis, et vous pouvez renvoyer tous les appelés chez eux ; je vous garde l’Algérie à la France. » De Gaulle ne répondra mot et, contre toute attente, se prononcera pour l’intégration, solution utopique que ni les Musulmans, ni les Européens, ni les militaires, ne croient.

En janvier 1959, De Gaulle, élu Président de la République, gracie, à la surprise générale, 150 terroristes condamnés à mort pour crimes de sang et en libère 7000 autres. Ces mesures (ressenties comme une marque de faiblesse par la population autochtone et les unités supplétives) jettent le trouble parmi elles, ce qui fit dire au chef d’une harka du 20ème BCP : « Le général De Gaulle n’a rien compris aux fellouzes ».

En Septembre 1959, après le célèbre discours de De Gaulle sur l’autodétermination, le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) déclarera : « Ce discours est notre 1ère victoire politique ».

Le 10 juin 1960, le colonel de l’ALN, SI SALAH, chef de la wilaya IV (Algérois),  décide de faire un putsch contre le GPRA et, reçu avec ses adjoints, les commandants Si Mohamed et Lakhdar à l’Elysée par De Gaulle, ils lui annoncent la reddition dans un premier temps des trois quart des combattants de l’ALN. Mais De Gaulle, ne voulant déjà plus entendre parler de l’Algérie française, leur opposera une fin de non-recevoir et ses services, par la voix d’Edmond Michelet, informeront le Ministre des Affaires extérieures du GPRA, Krim Belkacem de cette proposition de reddition. Commencera alors une purge sanglante « à la Amirouche » au sein de leurs partisans qui ne connaîtront aucune clémence de la part des « frères » installés en Tunisie. Le secret de cette entrevue avec le Maître de l’Elysée devant être rigoureusement gardé, tout sera mis en œuvre pour éliminer définitivement les derniers témoins et Si Salah et Si Mohamed seront tués par les troupes françaises dans des conditions plus que curieuses…

Après l’échec du putsch d’avril 1961, les harkis, soucieux, désemparés et amers, répèteront inlassablement à leurs chefs : « Il fallait déclarer la mobilisation générale en Algérie, faire une levée en masse de harkis, renvoyer tous les appelés chez eux, et on avait le monde entier avec nous. »

Mai 1961, nouvelle décision désastreuse du général président qui atterrera les Musulmans fidèles à la France : La trêve unilatérale accompagnée de la libération de 6000 fellaghas. Dès lors, l’ALN exsangue, forte de ces renforts successifs, va se reconstituer et reprendre de plus belle ses actions meurtrières sans réelle opposition des troupes françaises privées, par ailleurs, d’une partie de leurs unités d’élite dissoutes au lendemain de l’échec du putsch. A partir de ce moment, les supplétifs comprendront que, pour eux, c’est la fin et les premières désertions verront le jour -1 pour 1000 -.

En janvier 1961, le général Crépin, successeur de Challe, avait promis que les harkis, considérés comme vainqueurs, auraient la première place dans l’Algérie future, et qu’ils resteraient groupés et armés pendant un an après le cessez-le-feu. Mais, dès l’été 1961, le gouvernement décida d’amorcer la réduction des effectifs des harkas et des autodéfenses et de « civiliser » les SAS, alors que Challe leur avait confié la responsabilité opérationnelle des Quartiers de Pacification.

Les promesses de Challe (emprisonné) et de Crépin ne seront pas tenues et les négociateurs français d’Evian se préoccuperont très peu de l’avenir des musulmans fidèles à la France… Cependant, avec une inconscience révoltante, les déclarations officielles continuaient de pleuvoir. Dans une homélie fracassante, le général Gambiez s’était écrié à l’adresse des harkis : «Vous avez mené le bon combat. Soyez sans crainte, la France ne vous abandonnera pas ! » Et dans une déclaration aux cadres, Pierre Messmer, le ministre des armées, affirmait avec solennité : « Pour rassurer ceux qui combattent et se sont engagés à nos côtés, nous devons leur répéter la volonté de la France de n’abandonner aucun de ses enfants. »… Cela s’adressait aux Musulmans servant sous l’uniforme français.

Pourtant le dégagement militaire avait commencé depuis le mois de juin 1961 par le rapatriement de deux premières divisions et l’évacuation de 1000 postes de protection de la population du bled. Mais afin de rassurer les consciences, on continuait d’assurer avec une apparente conviction qu’en aucun cas la population civile n’aurait à souffrir de ces mesures ou à voir sa sécurité diminuer…

Quel leurre ! Pauvres Musulmans ! Vous avez accepté de faire partie des groupes d’autodéfenses, encouragés en cela par le sous-préfet ou le commandant de secteur : Vous serez mutilés puis égorgés ! Vous vous êtes engagés dans les GMS ;  vous êtes devenus harkis ou moghaznis, c’est-à-dire soldats de la France : Vous serez tués à la hache ou écorchés vifs! Vous étiez des fellaghas repentant, ralliés à la France, et le colonel Bigeard –bientôt général !- vous avait désignés pour le fameux commando Georges : Vous aurez les yeux crevés, les mains coupées, vous serez traînés dans les rues sous les huées d’une foule déchaînée et vous périrez après d’horribles tortures !

Ce fut un des grands mensonges de ce drame algérien qui en avait vu tant, mais d’autant plus odieux qu’il couvrait l’abandon et la mort d’innombrables Musulmans livrés à la vengeance du FLN.

Ces hommes étaient pourtant encore des Français, couverts et en principe protégés par les lois et par l’Etat français qui leur demandait  depuis des années de lui faire confiance. La conscience la plus élémentaire eut semblé devoir au moins amener le Pouvoir à informer le pays des mesures décidées et de toutes ses conséquences. Et ce fut une bien piètre et honteuse satisfaction que de se dire qu’en lui dissimulant, on avait épargné sa responsabilité…

Mais qui aurait pu penser, en Métropole, que depuis sept ans des soldats Musulmans pourchassaient sans répit les fellaghas, que depuis sept ans ils mouraient pour la France et l’Algérie française… et que depuis des mois on cherchait à faire oublier –comme jadis en Indochine- leur existence ? Pendant que le silence les recouvrait, les projecteurs étaient braqués sur les dirigeants du FLN, assassins en puissance qui se pavanaient désormais dans les salons français et qu’il fallait à tout prix transformer pour l’opinion en hommes d’Etat, déjà partenaires et bientôt alliés.  Si les sphères dirigeantes ne savaient plus comment cacher cette nouvelle situation, le GPRA n’ignorait pas qu’il ne pourrait leur imposer son autorité que si auparavant, l’armée française les eût désarmés. Certains de ses membres reconnaissaient, qu’ils seraient, d’une manière sûre, trois millions à suivre activement et spontanément un mouvement que l’évolution de la situation provoquerait en faveur de la France. Ces hommes, ces Français, ces compatriotes, n’étaient pas un mythe. Ils étaient une réalité vivante.

Du coup, l’Elysée prit peur. Il fallait à tout prix désarmer ces hommes trop zélés qui s’imaginaient encore pouvoir rester français… Le 4 Mai 1962, lors du Conseil des Ministres, De Gaulle déclara : « Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre  (sic, Alain Peyrefitte)».  Et ce fut, alors, l’ignoble campagne de désarmement, la conclusion du pacte tacite conclu entre le Pouvoir et le FLN…

Après avoir évacué les postes militaires du bled et les avoir remis, intacts, aux ennemis d’hier, la troupe reçut l’ordre de désarmer les autodéfenses. Pour ces pauvres gens qui avaient eu confiance en la parole de la France et en ses officiers, la restitution des armes signifiait la mort à plus ou moins brève échéance. Sans doute, que les militaires avaient reçu des ordres stricts. Sans doute, ils se devaient d’obéir à ces ordres. Mais le serment de jadis de conserver l’Algérie à la France et de protéger cette population n’avait-il pas été prononcé ?

A tous ces hommes désormais voués à la vindicte du FLN, il fallait ajouter ceux qui s’étaient engagés politiquement sans pour autant revêtir l’uniforme. Qui publiera jamais le nombre de maires, délégués spéciaux, conseiller municipaux, élus de tous ordres et fonctionnaires qui avaient déjà payé et qui paieraient encore de leur gorge tranchée, leur loyalisme ? Ceux qui s’étaient engagés volontairement du côté de la France connaissaient que trop l’article peu répandu de la charte issue du congrès de la Soummam qui les vouait avec leurs familles à la liquidation physique, pour trahison. Et les milliers d’assassinés depuis 1954 étaient la triste preuve que les Melouza (où le FLN massacra plus de 300 personnes en une seule nuit) n’étaient pas le produit de l’imagination…

Dès lors, désarmés, livrés sans défense à la vindicte du vainqueur, le génocide des harkis commençait… Dans le bled où le drapeau vert et blanc remplaçait désormais le tricolore, les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions militaires français et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de sitôt oublier…

Désormais, maîtres du bled (et bientôt du pays), forts de leur immunité et de leur impunité, les fellaghas se ruaient à la curée… En dépit des informations alarmantes qui lui parvenaient quotidiennement, le gouvernement français demeura inerte. Pire ! Il participa indirectement à ce génocide en livrant, lui-même, ces pauvres gens à la hache et au couteau des égorgeurs après que Louis Joxe (père de l’ex Ministre de l’Intérieur socialiste, Pierre Joxe), rédigea par deux fois leur condamnation à mort.

« Télégramme n° 125/IGAA – 16 mai 1962 / Ultra Secret / Stric. Confidentiel.             Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut-Commissaire rappeler que toutes initiatives individuelles tendant à installation métropole Français Musulmans sont strictement interdites. En aviser urgence tous chefs S.A.S. et commandants d’unités. »                       Signé : Louis Joxe

Directive de Monsieur Louis Joxe, Ministre d’Etat :  « Je vous renvoie, au fur et à mesure, à la documentation que je reçois au sujet des supplétifs. Vous voudrez bien faire rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement, et faire prendre les sanctions appropriées. Les supplétifs débarqués en métropole, en dehors du plan général, seront renvoyés en Algérie, où ils devront rejoindre, avant qu’il ne soit statué sur leur destination définitive, le personnel déjà regroupé suivant les directives des 7 et 11 avril ».   Et conscient du caractère odieux de cette décision, l’honorable ministre avait ajouté : « Je n’ignore pas que ce renvoi peut être interprété par les propagandistes de la sédition, comme un refus d’assurer l’avenir de ceux qui nous sont demeurés fidèles. Il conviendra donc d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure. »                                                                                 15 Juillet 1962             Signé : Louis Joxe

Dans le même temps, le colonel Buis, ancien commandant du Secteur de Bougie, devenu général, écrivain et stratège prisé des médias, donnait depuis Rocher Noir des instructions aux termes desquelles il fallait limiter au maximum le départ des harkis pour la France. Conjuguée avec celles de Joxe, ces directives condamnèrent systématiquement ces pauvres gens. Dès lors leur avenir était tout tracé. Le gouvernement de Ben Bella allait s’en charger d’une manière expéditive…

- A Iri-Llabi, des hommes furent enterrés jusqu’aux épaules, et sur ces têtes posées au ras du sol, une meute de mégères fut invitée à jeter des pierres. Certaines victimes, le crâne fracassé du premier coup, cessèrent vite de souffrir. Mais d’autres mirent des jours à mourir dans de terribles plaintes allant jusqu’à effrayer les troupeaux de chacals qui rôdaient flairant le sang.

- Dans les Aurès, on coupa les mains et on creva les yeux des harkis et des tirailleurs abandonnés par les soldats français.

-  A Tiaret, on les attacha à des poteaux plantés sur les places publiques et on les fit écorcher lentement à coups de canif.

- A Orléansville, on jeta, vivants, ceux qui n’avaient pas pu fuir avec leur chef, le Bachaga Boualam, dans des cuvettes et des chaudrons d’eau bouillante.

- A Nemours, la harka de la demi-brigade de fusiliers marins fut exterminée dans des conditions effroyables. Tous furent émasculés puis ébouillantés.

- A Penthième (département de Bône), harkis et moghzanis furent décapités et leurs têtes exposées à l’entrée d’une cité. La consigne du FLN était de barbouiller de merde la tête de ces malheureux, consigne suivie par les enfants et surtout par les femmes.

- A Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès, les harkis du Commandant Guizien qui s’étaient ralliés au Putsch d’avril 1961, furent exterminés avec leurs familles dans des conditions effroyables.

Partout on fusilla après avoir torturé, on mura dans des bâtisses de pierres, on enterra vivants, on brûla sur des bûchers, on flagella, on égorgea, on roua de coups des victimes enfermées dans des sacs, membres liés. Dans le Nord-Constantinois, des femmes tuèrent même des captifs à coups de dents !…

Et dans toute l’Algérie ces mêmes scènes d’horreurs se renouvelèrent, ce qui fit dire au Commandant Pierre Granier : « On ne fusilla pas les moghzanis, on ne les pendit pas non plus. Simplement, des dizaines de fellagha les traînèrent par les pieds, par les mains, les frappant à coups de bâtons et de pierres. Ils moururent quarante-huit heures après dans d’indescriptibles souffrances… »

Ni Jules Roy qui avait stigmatisé l’action des parachutistes français lors de la « bataille d’Alger », ni Mauriac, ni Sartre, ni Monseigneur Duval, ni les communistes, ni l’Eglise, ni les gaullistes, ni les « humanistes », ni les soldats du contingent qui avaient hurlé leur haine de l’Algérie, ni les officiers français qui avaient livré ces martyrs à la vindicte publique, ni les associations prétendument humanitaires, ni Hervé Bourges grand ordonnateur de « l’année de l’Algérie en France », conseiller et ami de Ben Bella, ne s’émurent le moins du monde. Aucune de ces hautes consciences qui font résonner le monde de leurs sermons et tiennent toujours prêtes des pétitions couvertes de signatures, ne vit dans ces massacres la moindre atteinte à la dignité des hommes et à leur liberté.

Et l’horreur de la situation devint telle que le Lieutenant de Vaisseau Cucherat rejoignit les rangs de l’OAS et résuma dans un cri d’indignation à l’adresse des officiers Français toute cette tragédie : « Il n’y a pas en ce monde d’expiation qui puisse ressusciter les harkis ébouillantés, effacer les mutilations des suppliciés… réparer le suicide des pères désespérés, ou guérir les vieillards conduits à la folie par votre traîtrise et votre lâcheté. Il n’y a pas de drogue qui puisse endormir en vous cette honte et ce remords qui vous empêcheront de plus regarder jamais dans les yeux, à supposer qu’ils vivent encore, le chef de votre ancienne harka, ou le maire de votre regroupement, et tous ceux qui avaient cru en votre parole, s’étaient engagés derrière vous et à qui vous avez menti… »

José CASTANO

 

ada har 2018

 

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« changer l’eau des olives »

Posté par lesamisdegg le 7 septembre 2018

*Olives vertes et violettes, sel, poivre en grains, fenouil sauvage, laurier, coriandre, thym, clous de girofle et citrons.

*Jarre en grès vernie à l’intérieure.

*Choisir les olives mures vertes et violettes d’un bon calibre. Eliminer les  éventuelles véreuses. *Préparer une jarre remplie d’eau claire.

*Casser les olives en les écrasant avec une pierre plate ou un maillet sur une planche épaisse et sans éclater les noyaux.

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*Mettre les olives cassées au fur et à mesure dans la jarre pour éviter l’oxydation et laissez déborder l’eau dont les olives auront pris la place.

*Changer l’eau des olives une à deux fois par jour pour éliminer l’amertume pendant 15 jours.

 

Préparation de la saumure :

-Aujourd’hui on préconise 100g de sel par litre d’eau, à mon époque nous préparions la saumure à l’aide d’une pomme de terre que nous mettions dans l’eau. Nous ajoutions le sel jusqu’au moment où la pomme de terre se mettait à flotter. La saumure était alors bonne.

-Ajouter à la saumure les branches de fenouil, quelques feuilles de laurier, quelques branches de thym, des grains de coriandre, des grains de poivre, 4 à 5 clous de girofle et des citrons coupés en quartiers.

-Recouvrir la jarre, sans la fermer hermétiquement et laisser macérer pendant 1 mois voir plus avant de consommer.

-Ne pas retirer les olives de la jarre avec un ustensile en fer mais préférer la louche en bois percée: louche à olives.

*Il est possible de préparer avec la même recette les olives violettes incisées.

NB : la partie de l’eau saumâtre retirée chaque jour, coulait du robinet de la jarre avec une couleur, une odeur, une mousse qui pouvait faire penser à l’urine, d’où l’expression populaire

« changer l’eau des olives «

 

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FRITA de mi ouéla pour les « escargots à l’oranaise »!

Posté par lesamisdegg le 1 juillet 2018

Pour nous quatre elle est revenue du marché kargentah avec 1 kg de tomates , bien mures bien vilaines mais très gouteuses , et aussi 1kg des « piments » bien bien verts .

Sur le kanoun de la fatma elle s’est fait griller un peu les piments pour mieux les «éplucher avant de les couper en morceaux .dans l’huile des olives, l’aouéla s’est fait revenir un peu  des ognons puis les piments.

Pendant ce temps-là les tomates entaillées au couteau se sont offert un bain d’eau bouillante, de moins d’une minute, pour mieux se faire éplucher. Coupées en petit morceaux, elles rejoignent les « revenus « dans la cocotte pour mijoter à petit feu, une bonne heure ac du sel et du poivre.

 

frita

frita

 

 

 

 

escargots

escargots

 

 

 

 

 

Les escargots qui ont jeuné sur un lit de farine jusqu’aux « cagates » blanches ont alors droit aux grands bains d’eau salée et vinaigrée qui vont leur faire perdre toute la « bave ». Après la grande douche d’eau fraiche ils vont mijoter une petite heure dans un court-bouillon.

Au bout du compte, dans la cocotte, ou l’on a fait revenir 4 poignées de lardons de petit-salé, vont se retrouver la frita et les escargots égouttés, des piments de cayenne, 2 clous de girofle et 4 gousses d’ail hachées menu   .

C’est reparti à mijoter une heure, à couvert, avant qu’on se régale.

 

frita aux escargots

frita aux escargots

 

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La LEGION à CAMERONE 30 avril 1863

Posté par lesamisdegg le 30 avril 2018

 

 

L’armée française assiégeait Puebla.

La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut désignée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2 000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

 

CAMERONE 30 04 1863

CAMERONE 30 04 1863

 

À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge. Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »

« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes.

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription : « Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée, sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats Français le 30 avril 1863 .A leur mémoire, la patrie éleva ce monument »

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »

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les COCAS de la tia Pépica

Posté par lesamisdegg le 15 avril 2018

Ce jour-là je me suis réveillé de bonne heure pour voir la vieille tia préparer des cocas à la frita pour la kémia de midi.

 

Vinga qu’elle se mélangeait la farine ac’ un verre d’eau tiède salée et un poquico  de l’huile des olives, bien vert foncé. Elle s’est laissé la pâte trop fatiguée d’être pétrie se reposer une bonne demi-heure.

 

Pendant ce temps-là, tia Pépa se préparait une bonne frita  un peu pour les cocas et le reste pour accompagner les côtelettes. Comme vous êtes  des cuisiniers à de bon, poz c’est pas la peine qu’on vous zesplique comment faire ! Couper, griller, les piments, les tomates, l’ognon et tout le tchaklala, ac’ l’huile des olives et un chouïa de piment de cayenne!

 

Pendant que çà ronronne dans la cocotte, la tia m’a étalé la pâte sur le tab’ de la cuisine, ac’ le rouleau des pâtissiers. Ac’ le bol du café de l’aouélo elle s’est fait des ronds – pas dans l’eau, bande de calamars dedans la pâte reposée soi-soi.

Elle s’est mis de la frita sur une moitié avant de refermer en pinçant bien les bords jaunis à l’œuf –pour qu’ çà colle bien bien. AC’ le reste du jaune des ouévoss, la tia leur a peint le dessur.

 

Pour la cuisson au four elle a fait comme d’habitude.

 

Je vous dit pas com’ on s’est régalés ! La tia elle était tchalée de nous voir.

 

Pépico de Saintugène d’Oran

 

Ps : j’vous mets la foto, pas de moi bovoss, des cocas !

 

cocas

cocas

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MOUNA y MONA

Posté par lesamisdegg le 31 mars 2018

Ce gâteau de Pâques qui réveille tant de bons souvenirs parmi les Oraniens, a toujours été désigné, chez nous en milieu hispanophone par le mot mona. L’appellation mouna n’étant qu’un accommodement à la française, une naturalisation si vous préférez. Dans les faubourgs populaires de Sidi-Bel-Abbès et des autres villes d’Oranie, l’authenticité du mot mona était jalousement préservée de génération en génération. Le peuple Oranien avait certes des racines métropolitaines, d’Alsace Lorraine, du Languedoc, du  Sud-Ouest, de Corse, et d’ailleurs mais aussi  des racines italiennes, espagnoles. La colonie ibérique constituait, à elle seule, plus de la moitié de la population européenne.

Pour en revenir à notre gâteau, on nous propose dans les grandes surfaces, à l’approche de Pâques, des mounas, bien sûr, étiquetées de la façon suivante : « Pâtisserie méditerranéenne ». Pour les besoins commerciaux, l’amnésie est ici totale. De la mona espagnole, honorée en Oranie, nous passons allègrement à la mouna de tout un bassin méditerranéen.

Alors ! Quelles sont les origines de ce gâteau ? Si on raisonne à partir du mot mouna, on se perd en conjectures. On affirme alors, sans rire, que les Oranais allant fêter le lundi de Pâques sur les pentes boisées du Fort Lamoune, baptisèrent ce gâteau ‘mouna’ par analogie avec ce lieu habituel de leurs réjouissances. Or les adeptes de ce pique-nique étaient à 90% des hispanophones ou descendants d’hispanophones. Ils savaient très bien, eux, qu’à l’heure du dessert, ils mangeaient la mona de leurs parents ou grands-parents. Ce serait les traiter avec beaucoup de légèreté que de leur faire injustement endosser la paternité du mot mouna.

en route pour le four

en route pour le four

D’ailleurs l’immense majorité des gens de Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen, Ain-Temouchent, Bénisaf, Saint-Denis du Sig, Perrégaux, Mostaganem, Mascara, Saïda, Tiaret,  qui de père en fils a pétri et dégusté des monas, n’a jamais entendu parler du Fort Lamoune d’Oran. D’autres, expliquaient que les familles des prisonniers espagnols du Fort faisaient parvenir aux détenus, une fois l’an à Pâques, au moyen de longues perches, des gâteaux appelés depuis mounas .Enfin une autre explication, aussi fantaisiste que les précédentes, établissait une relation entre le nom espagnol du gâteau, mona, et celui des singes qui recevaient des morceaux de brioches que les prisonniers du Fort leur balançaient du haut de leurs fenêtres. Au lecteur de choisir la bonne explication.En somme, Il n’y en aurait pas d’autres. Certes, si l’on appelle, mona (1), la guenon à queue courte, il faut savoir que le mot a ici une étymologie totalement différente. En vérité, en contrebas de ce Fort, se trouvait une avancée rocheuse et boisée que les Espagnols (dès le 16ème siècle) appelaient « punta de la mona », la pointe de la guenon. Cette précision apparaît dans certaines cartes anciennes. Emmanuel Roblès imaginait ce que Cervantès, lors de son voyage à Oran fin 1581, avait pu voir en arrivant sur nos côtes : le Murdjadjo , le Fort de Santa Cruz, Le Fort de la guenon, « el Fuerte de la mona » .Voila comment on en arrive à l’appellation Lamoune.

D’aucuns avancent aussi que ‘mico’ signifie une petite mona, gâteau. La confusion vient de ce petit travers de plaisantins qui illustrait souvent notre discours, un peu à l’instar des Andalous. Nous aimions beaucoup faire usage de jeux de mots, de mots équivoques, de traits d’esprit. Ce que les Espagnols appellent « un chiste» ou bien « una broma» Ainsi lorsqu’un enfant peu sage demandait à sa maman qu’elle lui fît des monas, celle-ci, agacée, lui répondait souvent : « Oui ! C’est ça, je vais te faire des monas et tu ne veux pas des micos aussi ?». Les « micos » désignant une autre variété de singes, à queue longue celle-là. Il s’agissait bien sûr d’un jeu de mots. La maman, peu encline à lui être agréable, ne pensait ici qu’aux deux variétés de singes. Pour ceux qui faisaient la fine bouche ou qui n’appréciaient pas assez cette pâtisserie, il était de bon ton de leur dire : « Si tu n’aimes pas les monas, eh bien, mange des micos ». Encore une plaisanterie où l’on propose à l’interlocuteur de croquer une seconde variété de singe, en feignant de comprendre qu’il n’aimait pas la première. On joue évidemment ici sur le double sens du mot mona.Ces drôleries dites en version originale ont une toute autre saveur bien sûr ! Pour compléter, j’ajouterai qu’il était courant de dire chez nous d’une personne laide, qu’elle ressemblait à un « mico ». Nous ne faisions alors nullement allusion à une petite brioche. C’était bien à un singe que nous pensions.

MONAS 1961

MONAS 1961

Ainsi donc, notre mona et son caractère sacré, symbole pour nous de Résurrection, aura reçu, d’une part, un baptême païen sur les flancs d’une colline oranaise ou sous les étroites fenêtres d’une bastille. Elle se sera vue, d’autre part, curieusement rattachée au monde des singes. Chacun appréciera à sa façon le sérieux de la chose.

En fait, dans les quartiers populaires, très espagnols, des villes d’Oranie, le nom de ce gâteau de Pâques, « religieusement » préparé durant la semaine sainte, se prononçait avec l’accent tonique sur le ‘o’ de la première syllabe [móna].Cette pâtisserie n’est pas d’origine Andalouse comme on l’a aussi écrit. Par contre, la calentica et les torraïcos, oui ! La « mona » n’est bien connue dans la Péninsule que sur la côte Méditerranéenne, depuis la province de Murcia au sud environ, jusqu’à celle de Barcelone au nord. Ce sont les émigrés des provinces de Valence, et d’Alicante surtout, qui ramenèrent chez nous, dans leur panier en osier [cabassette], à partir de 1850 environ, cette pâtisserie, adoptée ensuite par toute la communauté ibérique, Andalous compris.

Le dictionnaire de la « Real Academia » de langue espagnole définit ainsi le mot mona (je traduis) : gâteau brioché souvent orné d’un œuf, cuit au four, que l’on mange à Pâques le jour de la Résurrection. Le dictionnaire étymologique précise que ce mot vient de l’arabe hispanique « máwna », avec le sens premier de provisions-vivres. Les gens de ces provinces avaient aussi coutume, le lundi de Pâques, d’aller manger sur l’herbe à la campagne. Ils préparaient, au feu de bois, un riz au poulet ou au lapin, ce que nous appelions « arroz con pollo ».Parfois, c’était des gazpachos manchegos, galettes émiettées mijotant dans un jus de viandes très variées, du gibier si possible, préalablement rissolées avec tomate, ail et oignon. A l’heure du dessert, ils faisaient alors honneur à la mona.

Blasco Ibañez, célèbre écrivain et enfant du Levant espagnol, a admirablement bien immortalisé ces sites charmants de la Huerta, plaine fertile valencienne, dans ses nombreux ouvrages sur la région. Les champs d’orangers, la Albufera, véritable Camargue, et les bois en bordure de mer, se prêtaient à merveille à cette célébration champêtre pascale. Cette coutume fut ensuite perpétuée, par l’immigration espagnole, dans tous les coins d’Oranie où le lundi de Pâques fut communément appelé « el día de la mona », le jour de la mona.

Les Algérois et les Constantinois suivirent également cette mode mais de façon moins spectaculaire. Pour ces derniers, c’était « la Saint Couffin ».Le mot mouna était apparu très tôt dans les récits des premiers chroniqueurs métropolitains, venus chez nous pour rendre compte, aux gens de l’Hexagone, de ce qui se passait dans la colonie. Peu hispanophones sans doute ou pas assez curieux, ils débaptisèrent par erreur notre Mona. Elle perdit son accent tonique, très espagnol, sur le ‘o’, on rajouta un ‘u’, elle perdit ainsi son orthographe ibérique, et la prononciation se fit plus douce, plus française en quelque sorte, par déplacement de l’accent sur le ‘a’ final [mouná].Si les hispanophones restèrent fidèles, jusqu’en 1962, à leur mona, les autres communautés, surtout dans l’Algérois et le Constantinois adoptèrent la mouna.

Alors [móna] ou [mouná] ? A chacun son plaisir et ses habitudes bien sûr.

Chez moi, dans mon faubourg, au four banal de Pepe Ferrer et à la boulangerie de Alejandro Gil, là où les femmes du quartier se pressaient, en un va- et- vient incessant, pour aller faire cuire leurs gâteaux, je n’ai jamais entendu parler de mouna.Je peux en témoigner. J’avais 24 ans au moment du rapatriement. La mona de mes grands-parents, de mes parents et de tous mes amis d’enfance, celle que ma femme continue de me préparer chaque année, au temps pascal, évoque encore et toujours en moi, lorsque je la déguste, une foule de souvenirs bien trop chers pour que je l’oublie. Elle sera toujours en bonne place dans ce patrimoine culturel intime auquel je demeure très attaché.

En Métropole, on trouve quelques boulangers pâtissiers qui en font de délicieuses. La plupart d’ailleurs sont de chez nous ou apparentés à notre grande famille. En conclusion, ce qui est bien triste et un peu agaçant même, c’est cette amnésie au moment d’essayer d’établir la vérité. Un peu comme si, voulant gommer des racines culturelles déplaisantes ou dérangeantes, on préférait remettre les pendules à zéro : « Borrón y cuenta nueva » comme on disait chez nous (On efface tout et on recommence).On réécrit alors l’Histoire par petites touches en retenant plusieurs versions ; peu importe si elles sont différentes les unes des autres, voire contradictoires. Ça ne dérange pas ! Le lecteur choisira celle qui lui conviendra. Très curieusement, l’explication la plus logique est pratiquement ignorée ou n’apparaît jamais dans les écrits. Surprenant non ? Nos grands-parents n’étaient pourtant pas tombés du ciel. Un certain nombre d’entre eux était arrivé de la péninsule voisine, avec une langue, une culture, des coutumes. Je pense que ce serait leur faire honneur que de ne jamais l’oublier. Ne dit-on pas souvent : « Oublier ses racines, c’est perdre son âme. »

Manuel Rodriguez

(1) En Oranie (c’était tout au moins le cas à Sidi-Bel-Abbès), on utilisait peu le mot « mono,a » pour désigner le singe. On employait plus souvent « mico » et, très curieusement, surtout le mot « marta » (martica). Pourtant en castillan, comme en valencien, « una marta » c’est toujours une martre. Bizarre !!!!! « Mona », c’était le gâteau de Pâques. Et employé comme adjectif (mono, a), il signifiait mignon, onne.

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Complément en valencien pour les « despavilés »      D’on prové el nom?

L’etimologia de la paraula “mona” no és clara. Hi ha tesis que apunten a la “muna” de l’àrab antic, altres l’atribueixen al “monus” llatí o, fins i tot, al grec “munus”. En tots els casos, coicideixen amb el significat, “regal” o “ofrena”. El diccionari de la Reial Acadèmia de la Llengua de 1783 defineix la mona com una coca amb ous típica de la Pasqua a Catalunya, València i Múrcia.

La tradició de la mona representa la fi de les abstinències de Setmana Santa. En els inicis del cristianisme, es prohibia menjar carn, llet i ous durant la Quaresma. Els ous que es col·loquen en aquest pastís representen el principi de la vida. De fet, l’ou de Pasqua és símbol de la resurrecció primaveral a tot Europa.

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Colonel Bastien-Thiry , 11 mars 1963 , fort d’Ivry

Posté par lesamisdegg le 11 mars 2018

Il y a cinquante-cinq ans ,  le 11 mars 1963 tombait au Fort d’Ivry le colonel Bastien-Thiry, héros de l’Algérie française, fusillé sur ordre du de gaulle.

 

FORT D’IVRY A LA FRAICHE

 

« Tu n’étais pas un baroudeur, mon Colonel

Tu n’étais pas une figure légendaire

Ni un brillant stratège de la guérilla
Ni un seigneur du djebel.
Tu n’étais pas un fasciste
Ni un chouan pétri de traditions
Ni un automate sorti des camps viets
Ni un officier perdu d’orgueil.
Tu n’étais pas un para
Tu n’avais pas l’amour des combats impossibles
Ni le culte du Désespoir
Ni la vanité des soldats d’élite.
Tu n’étais pas révolutionnaire
Tu ne voulais la place de personne
Tu n’étais pas amer
La haine ne couvait pas dans ton cœur
Ni le dégoût dans ton regard
Ni l’insulte dans ta bouche.
Non.

Tu n’étais qu’un homme paisible
Calme, honnête, responsable
Un chrétien réfléchi et pur
Un officier consciencieux
Un jeune savant, technicien appliqué
Qui menait la vie de tout le monde
Entre sa femme et ses filles…

Mais un jour…
Un jour a cessé la paix civile.
Car l’Orgueil est entré dans la cité
Pour étrangler la Patrie au nom de la Patrie
Pour lacérer les drapeaux au son des fanfares
Pour décapiter l’armée qui était la Force de la Nation
Pour épurer la Fonction qui était l’Élite de la Nation
Pour soudoyer l’Église qui était la conscience de la Nation
Pour tromper les masses qui étaient la Nation même
Pour appeler chaque défaite un triomphe
Chaque crime un miracle
Chaque lâcheté un fait d’armes
Pour appeler la comédie Droiture
L’impuissance, Fermeté
L’Abandon, Succès
La Haine Modération
L’indifférence, Lucidité
Et les Plébiscites Référendums

Toi, on t’avait appris
Qu’une parole ne se reprend pas
Que la France est une et indivisible
Que la loi est la même pour tous
Que la télévision est à tout le monde
Et bien d’autres choses encore,

Tu as vu tous les grands
Tu as vu tous les responsables
Tu as vu tous les dignitaires
Protester mollement, d’abord
Et puis se taire bien vite
Dès qu’ils ont senti le bâton.

Et tu n’as pas compris qu’ils étaient lâches
Car tu ne t’étais jamais parjuré
Car tu n’avais jamais hésité et menti
Ta vie était droite comme l’horizon des mers
Et tu regardais le soleil en face.
Les généraux pouvaient empêcher la France de mourir
Et aussi les fonctionnaires
Et aussi les évêques
Et aussi les professeurs
Les députés
Les magistrats
Et aussi les grands bourgeois
Les financiers
Les journalistes
Mais ils ont préféré la servitude
Ils ont vendu leur liberté trente talents
Ils ont acheté trente talents le droit
De survivre à leur Patrie
Pour continuer à ramper comme des vers
À grouiller comme des cloportes dans les ruines d’un monde en flammes.

Alors toi, mon Colonel
Un citoyen inconnu, un patriote inconnu
Tu as senti ton heure venue
Tu es devenu le glaive
Tu as frappé devant Dieu et les hommes.

On t’a traîné devant les juges
Pour une parodie de procès
Où des robots vêtus d’hermine
Petits fonctionnaires des abattoirs
Choisis sur mesure par le Prince
Au nom du peuple français
Ont ri de tes paroles
Bouché les oreilles à tes explications
Et t’ont condamné de leur voix mécanique
A quitter la comédie humaine.

Tu les gênais, toi qui ne jouais pas
Tu les salissais, toi qui étais pur
Et ta voix nette et claire
Témoignage de l’Histoire Eternelle
Il fallait l’étouffer pour qu’on cessât de voir
Les fronts rouges et les âmes sales
Des courtisans chamarrés
Affolés par ton audace d’homme libre.

Adieu, Brutus.
Tu es mort, un chapelet tressé dans tes doigts
Sans haine et sans colère comme un héros paisible
Il s’est trouvé des soldats pour t’abattre
Ils t’ont couché dans l’herbe du fort
Et ils ont basculé ton corps dans une fosse
Sous la pluie fine de l’aurore
Ils ont joué aux dés ta tunique bleue d’aviateur
Déchiré ton ruban rouge
Et dispersé tes galons d’argent et d’or au vent de l’Histoire.
Et ils ont cru, les déments
Que ta mémoire piétinée
Ton souvenir effacé par décret
Se tairait à jamais la voix d’un homme.

Alors que ta mort tranquille
Nous rendait un dernier service…

Regarde-nous mon Colonel
Du haut du paradis des croyants
Situé à l’ombre des épées :
Regarde-nous

Tu as maintenant dix mille fidèles
Que ton martyr d’officier
A rendu à la lumière ;
Qui jurent devant Dieu
De faire éclater nos chaînes,
Et de révéler ton image

Un jour au soleil d’été
Dans l’avenue qui portera ton nom
Des milliers d’hommes aux yeux fiers
Défileront d’un même pas
Guidés par les clairons de la postérité
Et d’un seul geste, au commandement,
Croiseront le regard de ton effigie
À jamais sanctifiée par les hommes.

Dors maintenant, mon Colonel,
Tu es entré dans la paix…
Mais qu’ici-bas sur la terre
La malédiction demeure…
Que ton sang retombe sur les têtes
Des Pilate et des Judas
Qui poursuivent leurs vies d’insectes
Au prix d’un forfait si grand…
Et que nos larmes brûlantes
De douleur et de colère
Fassent jaillir de la terre grasse d’Europe et d’Afrique
La race nouvelle d’Occident…
Merci pour tout, mon Colonel
D’avoir vécu en français
Et d’être mort en Officier.
Car le moment est venu
Où après un tel exemple
Tu vas nous obliger à vaincre…
« 

 

Jean de BREM

Jean Nicolas Marcetteau de Brem, dit Jean de Brem, né le 2 août 1935 à Paris , tué par la police le 18 avril 1963 à Paris,  journaliste, officier parachutiste français et militant de l’OAS.

 

l'éxécution du 11 03 1963

l’éxécution du 11 03 1963

le carré des suppliciés

le carré des suppliciés

 

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l’accent des PIEDS-NOIRS

Posté par lesamisdegg le 22 février 2018

Mon Dieu, ils m’ont tout pris

Ma maison, mon ciel bleu, ma petite église, mes djebels.

De mon pays perdu, il ne me reste plus que l’accent.

Mon Dieu, faites que le temps qui passe ne me le prenne pas mon accent.

Ce n’est pas que l’accent de Provence n’est pas mélodieux :

Pagnol, la lavande, Giono, le mistral c’est très joli.

Ce n’est pas que l’accent du Nord n’est pas chantant :

Les chtis, les frites, le carnaval c’est très joli.

Ce n’est pas que l’accent de Paris manque de charme:

Gavroche, la Bastoche, les Champs Elysées c’est splendide

Mais moi Seigneur, mon accent c’est tout ce qui me reste de mon pays perdu.

Faites que le temps qui passe ne me le prenne pas mon accent Mon Dieu.

Car cet accent-là, c’est l’accent de mon grand-père qui, à Verdun a crié à ses zouaves

« Allez Mohamed, allez Mamadou, allez Fernandez, baïonnette au canon et vive la France  »

Car cet accent-là, c’est l’accent de mon père qui, à Monte Cassino a crié à ses tirailleurs

 » Allez Kadour, allez Santini, allez Sposito, à l’assaut et Vive la France »

Car cet accent-là, c’est l’accent de mon frère qui au cours du dernier assaut Viet à Dien Bien Phu, avant de mourir a crié à ses légionnaires

« Allez Steiner, allez Pablo, la Légion ne se rend pas Vive la France  »

Mon Dieu, faites que le temps qui passe ne me le prenne pas mon accent.

Parfois, certains qui ne nous aiment pas me disent que mon accent sent la merguez, le couscous .Ils ne savent pas ces gens-là, qu’au lieu de me vexer ils me remplissent de joie car cet accent-là, c’est l’accent d’Albert Camus, du Marechal Juin………..

Si le temps me le prend mon accent comment je vais faire Seigneur pour raconter à mes petits-enfants comment il criait le marchand de légumes dans les ruelles de Bône ?

Si le temps me le prend mon accent, tu m’entends moi Seigneur dire à mes petits enfants avec l’accent, tous les vilains mots que l’on criait à Galoufa l’attrapeur de chiens errants dans les rues de Bône?

Alors mon Dieu, je vous en supplie faites que le temps qui passe ne le prenne pas mon accent de la bas, l’accent de mon pays perdu.

Jacques HUVER de Bône -02 2018

Pieds-Noirs 2017

Pieds-Noirs 2017

Pieds-Noirs 2017 -ongles

Pieds-Noirs 2017 -ongles

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CARNAVAL 1925 à Oran

Posté par lesamisdegg le 12 février 2018

Les fêtes de Carnaval ont toujours été des plus réussies à Oran. Cette année-ci, malheureusement, elles ont été, en partie, contrariées par les subites sautes d’humeur de dame Nature. Samedi, durant les dernières heures de la nuit, d’abondantes averses transformèrent les rues de notre cité en de véritables cloaques de boue  liquide. Le dimanche, débuta pluvieux, incertain. Le jour d’un gris sale, se leva tard, comme un vieux rentier et .le soleil, capricieux, ne parut que par intervalles. Toutefois, petit à petit, les principales artères prirent leur air guilleret des dimanches de fête.

Boulevards du Lycée et Seguin, Place Villebois-Mareuil et rue d’Arzew, les marchands de confettis et de serpentins, installaient leurs légers baraquements et leurs éventaires, profitant d’une soudaine éclaircie, réconfortante ainsi qu’un féminin sourire. Enfin, vers midi, le soleil, las de nous faire grise mine, accorda la douceur de ses rayons joyeux. Le froid très vif rougissait davantage les frais minois de nos gentes Oranaises, délicatement fardées, avivant les regards enjôleurs jaillis d’entre les fourrures de skunks ou d’opossum. L’après-midi, malgré le vent un peu vif, la théorie des véhicules plus ou moins bien décorés, et les nombreuses frasques qui ne pouvaient se payer le luxe d’une calèche ou d’un taxi défilèrent dans les principales rues d’Oran, entre deux haies de chaises garnies de spectateurs et de mignonnes spectatrices. La gaité, saine et fraiche, brillait en tous les yeux. Cette première journée, fut assez animée sans, toutefois, égaler les fêtes des années précédentes.

Très peu de chars et de groupes artistiques. Tous, ou presque, sacrifiaient au dieu du jour; j’ai nommé la Publicité. Citons seulement le beau char de la maison Vila – où se trémoussaient de jolies personnes-, celui de l’anis Diamant aux personnages déjà remarqués l’année dernière -soldat d’opérette espagnole- . Le soir la foule des masques où se perdaient quelques gens non déguisés assaillit les dancings organisés un peu partout : au Régent, au Continental, au Palais de la Danse à l’Alhambra, que sais-je encore ?

Lundi, le vent se mit de la partie, un vent très froid, qui tailladait la peau du visage. Cela n’empêcha pas nos concitoyens de rivaliser d’entrain, quoique les groupes déguisés et les véhicules parés fussent moins nombreux que la veille. Pour une deuxième journée de fêtes, elle ne fut pas trop mal réussie. Mardi, le soleil se leva dans un ciel sans nuages, nous promettant une belle après midi, En effet le ciel redevenant aussi azuré qu’à l’ordinaire incita les masques à sortir plus nombreux, tels les escargots qui après la pluie, dressent vers le soleil leurs molles antennes. Et la bataille commença. Les serpentins zigzaguèrent dans l’espace lancés des balcons, bondés de gentes demoiselles ou des véhicules joliment décorés. Et les confettis, lancés à brûle-pourpoint, saupoudrèrent les souples chevelures des promeneuses et leurs toilettes claires.

Quelques masques isolés donnèrent la note comique, cependant que ces couples richement travestis témoignaient de leur goût artistique. Remarqués parmi ceux-ci deux charmants petits pages très XVème siècle. Ce fut une belle et bonne journée, trop courte, hélas !

Les boulevards conservèrent leur animation jusqu’à fort tard dans la nuit. Dans tous les bals il y avait foule et les jeunes et même les pas tout à fait vieux, s’en donnèrent à cœur joie, pour ne se réparer qu’à l’aube naissante. Combien d’idylles ébauchées avec la complicité du loup de velours ! Que de drames poignants soigneusement cachés sous le rictus des visages fardés ! Qu’est-ce que l’existence, d’ailleurs ? Une éternelle mascarade, un infernal Carnaval où chacun trompe tout le monde : parents, voisins, amis et inconnus.

Chacun porte son masque que nous n’ôterons que le jour où sonnera j’heure de la Justice. Amusez-vous, jeunes gens ! Ne songez pas que ces fêtes sont le symbole de notre vie ici bas ! Aujourd’hui, vous avez déposé dans un tiroir votre masque de satin noir. A vos épaules pèse à nouveau le joug de l’existence. Gardez au moins le doux souvenir de ces, quelques journées de plaisir, qui vous ont  permis d’oublier les soucis quotidiens.

La vie marocaine, algérienne et tunisienne.

 

ORAN 1925 -murdjadjo , ville port , remparts , faubourgs

ORAN 1925 -murdjadjo , ville port , remparts , faubourgs

Oran 1925 02

Oran 1925 02

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Pélotass de Noël de l’aouéla

Posté par lesamisdegg le 25 décembre 2017

Pot-au-feu aux boulettes -Cocido con pelotas-

boulettes et pot-au-feu

boulettes et pot-au-feu

Préparation des pélotass de Noël pour six personnes : préparer la farce, de préférence la veille. Il vous faut 600 g de chair à saucisse, 300 gr de mie de pain trempée dans le lait et égouttée, 50 g de pignons de pin, 1 oignon, 3 gousses d’ail, un bouquet de persil (tout cela haché fin), 2 œufs, sel, poivre, noix muscade. Bien malaxer le tout et en façonner des boulettes que vous verserez dans un bouillon de pot au feu.

Le pot au feu: la veille faire tremper dans une grosse quantité d’eau froide 300 g de pois chiche. Le lendemain  mettre  ces pois chiches dans une grande marmite remplie d’eau, y ajouter 800 g de jarret ou paleron de bœuf, un oignon piqué de clous de girofle. A l’ébullition, écumer le bouillon. Y ajouter une poule, un bouquet garni. Donner de la couleur à votre bouillon en versant un sachet de spigol. Avant la fin de la cuisson des viandes  y ajouter carottes, navets, pommes de terre…Quand le pot au feu est prêt, ajouter les boulettes et cuire 20 minutes.

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