• Accueil
  • > Archives pour novembre 2017

GASSPATCHO oranais , le gaspacho , el gazpacho manchego

Posté par lesamisdegg le 12 novembre 2017

Le gasspatcho est un ragoût de petit gibier et de viande blanche, accompagné de galettes de froment appelées tortas de gazpacho. C’est un plat qui se mange chaud et qu’il ne faut pas confondre avec le potage froid du même nom.
C’est une recette originaire de la Mancha que les chasseurs préparaient avec du gibier, sur le terrain, parce que la viande ne se conservait pas. Elle a perduré en Algérie, est devenue une spécialité du lundi de Pâques en Oranie.
Ingrédients:   500 gr de porc, 3 pigeons ou 1 pintade,   1/2 lapin
1 kg de tomates, 2 kg d’oignons,  4 gousses d’aïl,   1 bouquet garni.
Pour les galettes:   250 gr de farine,   1 cuillerée de sel,   1 bon verre d’eau.
Préparation:

Les galettes: la veille, mélanger farine, sel et eau. Pétrir légèrement. Etaler pour former 3 ou 4 grandes galettes les plus fines possible. Piquer la pâte à la fourchette. Cuire 15 mn à four moyen. ousinon utiliser des « galettes juives »

Le gasspatcho:   Dans une grande poêle à bords hauts, faire revenir toutes les viandes coupées en morceaux, les retirer. Faire revenir les oignons émincés, ajouter les tomates coupées, laisser cuire 5 ou 6 mn.  Hacher grossièrement l’ail, l’ajouter à la sauce avec le bouquet garni, saler, poivrer. Remettre toutes les viandes, couvrir avec 3 litres d’eau.  Laisser cuire environ 1 heure.

gaspatcho

gaspatcho

Ajouter les galettes coupées en petits morceaux et laisser cuire 15 à 20 mn, jusqu’à ce qu’elles soient souples sans devenir pâteuses.

Publié dans cuisine, MEMOIRE, PATAOUETE | 2 Commentaires »

la soubressade , le makrout et la gargoulette

Posté par lesamisdegg le 4 novembre 2017

Un régal, un rêve !

 

Et si vous preniez deux œufs, que vous les cassiez ?

Après vous les battez bien pendant cinq minutes, Puis vous prenez une petite poêle, avec un petit fond d’huile d’olive, vous versez les œufs,

Après vous allez a la fenêtre dans la cuisine, dans le petit garde-manger, vous prenez une belle soubressade piquante de chez Zéralta, vous savez le charcutier du marché de Belcourt. Vous enlevez la peau et la ficelle rouge, et vous l’éparpillez dans les œufs .

Juste un petit instant, après vous la versez dans une assiette, vous prenez un bon morceau de pain mahonnais, avec la mie bien dure, un bon verre de vin rose bien frais, pour celles et ceux qui aiment le vin, ou la gargoulette avec de l’eau bien fraiche, vous vous mettez au balcon, assis par terre, les jambes en tailleur, et en regardant en bas la mer bien bleue, avec les bateaux qui rentrent et qui sortent du port. Vous vous tapez un repas royal, Que même Azrine il ne peut pas nous enlever, et quand il n y a plus rien dans l’assiette, vous descendez en bas chez le tunisien, et vous prenez un bon makrout plein de miel qui vous coule entre les doigts, et doucement mais surtout bien doucement, les yeux fermes, vous le dégustez, et même qu’à la fin vous vous léchez les doigts tellement c’est bon.

 

Et puis catastrophe, votre femme vient vous réveiller, et tout ce beau rêve y fait tchouffa !

Quand est-ce qu’on arrêtera de penser à ce foutu pays ??

Jamais !!! Oh non jamais, plutôt crever !

soubressade

soubressade

makrout

makrout

 

JEAN LLORENS de Belcourt s/c de Judd Gerald

Publié dans cuisine, MEMOIRE, PATAOUETE | 4 Commentaires »

TOUSSAINT ROUGE 1 11 1954 par Jean BRUNE

Posté par lesamisdegg le 1 novembre 2017

La guerre subversive ?

« Chaque victime était un otage innocent versé dans les charniers pour satisfaire aux exigences glacées d’une arithmétique de la terreur. Peu importaient les qualités ou les défauts des victimes, leur nom, leur poids d’entrailles humaines et les symboles inclus dans leur métier. Ce qui comptait, c’était le nombre des morts à partir desquels la peur s’installait dans la vie et commençait de la corrompre comme un poison.

On ne tuait pas comme on tue à la guerre pour ouvrir dans les rangs de l’ennemi des brèches dans lesquelles s’engouffraient les soldats. On tuait pour créer un scandale et par ce scandale attirer l’attention du monde non pas sur les victimes, mais sur les bourreaux. L’entreprise supposait une organisation méticuleuse des complicités; chaque nouveau mort étant l’occasion d’exprimer les solidarités qui liaient le meurtrier à un immense camp d’intérêts et d’idées. Chaque nouveau massacre collectif servait de prétexte à une explosion d’indignation en faveur des écorcheurs. Ainsi les hommes étaient-ils immolés sur l’autel d’un calcul, et les morts versés comme un carburant nécessaire au fonctionnement d’une machine.

Pour que s’ouvrît et fût alimentée une controverse, il fallait que mourussent des innocents. On brûlait la vie dans les hauts fourneaux des fonderies d’idées.

Dans cette incroyable logique de l’absurde, les Français d’Algérie fournissaient les morts. Ils étaient les hommes-charbon indispensables au fonctionnement de la grande machine « anticolonialiste » affectée à la subversion de l’Occident.

Pour que les journaux progressistes de France pussent s’indigner du sort des Algériens, pour que M. Sartre pût donner une conférence à Rome en compagnie de l’un des chefs des égorgeurs, pour que l’archevêque d’Alger pût rédiger l’un de ses communiqués abscons qui sont égale injure à la justice, à la charité et à la syntaxe; enfin, pour que l’Organisation des Nations unies pût se poser à New York en gardienne intransigeante des droits de l’homme, il fallait

qu’une femme fût violée dans une ferme d’Oranie, après avoir été contrainte d’assister à l’égorgement de sa fillette et de son mari;

qu’un petit garçon fût assommé à coups de pioche dans un village de l’Algérois;

que des jeunes filles fauchées par le souffle des bombes fussent mutilées à Alger et qu’une explosion hachât des enfants dans un autobus au retour  de l’école.

Pour que M. Mauriac pût jouer des grandes orgues de son talent dans sa chapelle, il fallait que fussent abattus des fidèles anonymes à la porte d’une église de la vallée du Chélif, ou que deux prêtres fussent égorgés aux confins oranais des steppes sahariennes et qu’une vieille femme fût assassinée le jour de Pâques dans un hameau de Kabylie bruissant de ce murmure d’averse qui tombe du feuillage des eucalyptus.

Car c’était cela le mécanisme de la guerre dite « révolutionnaire ». C’était l’assassinat des innocents, conçu comme une technique d’alerte destinée à attirer l’attention sur les revendications politiques des assassins. Et plus le crime était monstrueux, plus l’émotion qu’il soulevait servait la monstrueuse cause.

A Boufarik, près d’Alger, officiait le docteur Rucker. Il avait été mon condisciple au lycée d’Alger; donc, celui d’Albert Camus. C’était un gentil bohème aux gestes un peu gauches, mais dont la charité était inépuisable; l’un de ces médecins algériens toujours penchés sur les humbles, pour qui la médecine était un sacerdoce. Un jour de consultation, l’un des « malades » brandit un revolver et tua le docteur Rucker de quatre balles tirées à bout portant. Le meurtre fit sensation. Fleurirent les articles condamnant le « colonialisme ». Dans ces pages, on accusait la France d’entretenir en Algérie plus de gendarmes que de médecins ou instituteurs; mais les techniciens de la terreur tuaient plus de médecins que de gendarmes le premier mort de la guerre d’Algérie était justement un instituteur.

Peu importait l’état des victimes ! Ce qui comptait, c’était que chaque jour reçût sa fournée de morts pour que ne s’éteignît point la controverse politique. Le sang du docteur Rucker servait d’encre à Mauriac ou à Sartre, et aux procureurs de l’O.N.U.

Longtemps les Français d’Algérie avaient courbé la tête sous l’orage. Ils attendaient que leur fût rendue la justice élémentaire qui exige que soient châtiés les hommes qui attentent la vie des hommes. Au bout de cette longue patience, ils avaient découvert qu’ils étaient seuls à faire les frais du procès. C’est que la subversion avait pris soin de pourrir les esprits et l’occasion est belle d’en démontrer ici une part du mécanisme. La calomnie sur l’exploitation coloniale permettait de camoufler les crimes commis sur les innocents en une sorte de justice sommaire exercée sur des coupables.

Les assassins devenaient des redresseurs de torts. Ce sera l’une des hontes de ce siècle finissant d’avoir admis comme un postulat l’idée de culpabilité collective qui a livré des foules entières aux mains des bourreaux improvisés et fait payer à des enfants les délits imputés à des sociétés.

Le docteur Jean Massonnat a été tué à Alger, au cours de cette fusillade qui a couché sur pavé tant d’Algéroises et tant d’Algérois. Il était mon ami. Comme ce mot paraît soudain démesuré, et comme, en certaines circonstances, on se sent brusquement envahi par la peur de ne pas en être digne. La dernière lettre qu’il m’avait écrite était un cri :

« Non seulement, on veut nous chasser, mais on veut, encore, que nous soyons des salauds, pour que nous soit retirée jusqu’à l’espérance en un mouvement de pitié de la Métropole … ».

Jean Massonnat, agenouillé sur un blessé, a été tué de trois balles tirées dans le dos par ceux que « Le Figaro » appelle « le service d’ordre »!

Pourquoi sommes-nous maudits ? 

Jean BRUNE

Jean BRUNE

Mais à travers ces confusions, on entrevoit ce qui, jour après jour, est devenu la hantise des Français d’Afrique. Ils ont cherché à se laver de la calomnieuse accusation de « colonialisme » pour être rendus à leur état d’innocents injustement frappés et ainsi renvoyer leurs tortionnaires à leur culpabilité d’écorcheurs. C’est le sens des grandes offrandes de mai 1958:  une « Nuit du 4 Août » étalée sur quinze jours de soleil dans un ressac de clameurs et de chants. »      Jean BRUNE

 

 

Publié dans "LES EVENEMENTS" en ALGERIE, ACTUALITE, ARTS et LETTRES, COMMEMORATIONS, HISTOIRE, MEMOIRE, TERRORISME | 3 Commentaires »

 

michelhenrialexandre |
POUR MES POTES |
prostitution etudiante |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecoblog le blog éco
| Néolibéralisme & Vacuit...
| Maatjes en bier