Printemps 1925 à ORAN

Posté par lesamisdegg le 21 mars 2017

Enfin, le beau temps est revenu. Dans le ciel de lapis-lazuli où voguent quelques nuages floconneux, pareils à un troupeau de nomades moutons, le soleil resplendit animant le paysage de ses rayons. C’est à présent qu’il fait bon se lever avant l’aurore.

Je ne connais rien de plus délectable que de partir vêtu d’un léger costume, mon chien fidèle trottinant à mes chausses, vers les hautes falaises qui dominent la Cueva del Agua et le Ravin blanc. L’air du large fortement saturé d’iode, pénètre en mes poumons, les dilatants d’extase. Sur les flots, là-bas, vers l’horizon s’attarde une buée légère, le dernier voile de la nuit. A mes pieds, au fond de l’abîme, les vagues, doucement, caressent les rochers. L’onde est transparente, d’un bleu d’émeraude, jamais troublé Le port s’éveille et la cité aussi. Dans les branches des ficus et d’un caroubier, les oiseaux pépient joyeusement. D’un petit jardin tout proche me parviennent les senteurs des fleurs printanières. Et je songe que la nature lance vers le ciel, vers l’Etre suprême, Dieu ou toute autre divinité, son encens, les doux parfums des fleurettes, et ses actions de grâces, les chants des oiseaux.

Le train siffle, soudain, sur les quais. La sirène d’un bateau lui répond. Aussitôt après, c’est le bruit incessant des treuils et des grues, les cris des portefaix, qui me parviennent vaguement, comme le clapotis des lames contre la falaise là, en bas. L’orient où stagnait un nuage effiloché se colore soudain, d’un ton d’orange mûre à point, tandis que le nuage s’empourpre tout à coup. Puis le disque du soleil, éblouissant, s’élance vers le zénith. J’entends là-bas, vers la place d’armes, le crissement aigu des roues des premiers tramways glissant sur les rails. L’heure de rejoindre le labeur quotidien étant proche je retourne au logis, l’esprit et le corps plus dispos.

José STÉFANI-POQUET

ORAN au printemps A. FERRANDO

ORAN au printemps
A. FERRANDO

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Pieds-Noirs et macron

Posté par lesamisdegg le 2 mars 2017

Plus fell que les fellagas , le macron !

Ce candidat à la présidence de la République française, cet ex-banquier soutenu par les plus obscures puissances  économiques internationalistes, est parti recevoir le sacrement du bouss-bouss en Alger en février dernier . Ceci n’a pas évité à nombre de ses compétiteurs se faire éliminer de la compétition ! Ah le mauvais œil ! Peut être cette cérémonie d’intronisation, très bourgeoise aurait dit Molière , aura-t-elle ouvert les mannes de pétrodollars et de votes des binationaux établis sur les deux de la Méditerranée .

En tout cas toute cérémonie a un cout . Pour commencer à rembourser sa dette , le macron s’en fut donner une entrevue sur petit écran .Il avait en amont retenu les éléments de langage de sa conseillère constantinoise , puis retenu les salamalecs des islamistes et fells du cru.

Le contenu de ses propos anticolonialistes en fait un avorton de janissaire de ce nouveau siècle . Il a le droit de se vendre à qui il veut , et les tarifs sont libres dans ce métier là .

Mais là ou le bat blesse , là ou la ligne rouge est franchie , là ou son ignorance est criminelle , c’est quand il veut parler des Pieds-Noirs.

D’abord il les confond avec des « expatriés« -travailleurs français à l’étranger- ,

ensuite il ne sait pas de qui il parle « les Pieds-Noirs comme d’aucuns emploient le terme »

avant de lâcher fielleusement qu’on ne peut leur dire

« vous n’avez rien été , vous êtes simplement des criminels « 

Ce sont ces dernières déclarations qui sont inacceptables , inexcusables  et condamnables .

Leur caractère raciste , négationniste , ostracisant ressemble trop aux discours tenus au siècle dernier par les dirigeants de sinistres régimes criminels cherchant à légitimer les nettoyages ethniques qu’ils allaient entreprendre . Ceux-là et d’autres ont commis des crimes contre l’humanité . En reprenant cette phraséologie le macron se fait le complice de ces barbaries , et notamment des crimes de masse de Français d’A.F.N. commis de 1954 à 1964 par ses alliés.

Voilà bien la marque d’une indignité qui conduira à la condamnation , puis à l’élimination du triste sire , de la course présidentielle.

Al Gérianie

02 2017

02 2017

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CORSO de carnaval

Posté par lesamisdegg le 1 mars 2017

Le corso, ou corso fleuri, est un défilé de chars se déroulant dans la rue .Ce nom d’origine italienne signifie, « rue », parfois « promenade publique ». Celui-ci, coïncide souvent avec l’arrivée du printemps, des carnavals, qui reste attachée à la fin de l’hiver, autour du Mardi gras.

À la fin du XIXe siècle, les corsos étaient composés surtout de charrettes décorées de branchages et de fleurs. Les participants étaient bien souvent grimés comme pour Mardi gras.

Ces chars étaient à l’origine tirés par des chevaux, parfois des bœufs .  À cette époque, ces défilés de chars étaient appelés cavalcades, car en général tirés par des chevaux. On retrouve cette appellation, par exemple, au Carnaval de Paris, où les grands cortèges de 1896 et 1897 de la « Promenade du Bœuf Gras », furent baptisés « Cavalcade du Bœuf Gras ».

C’est vers le milieu du XXe siècle qu’apparaît le mot « corso ». Après la guerre de 1914-1918, quelques voitures, parfois petits camions, sont décorés et se mêlent aux chars traditionnels. Après la Seconde Guerre mondiale, c’est l’apparition des premiers tracteurs

corso du carnaval de Bizerte en 1903

corso du carnaval de Bizerte en 1903

 

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