HARKIS

Posté par lesamisdegg le 26 septembre 2016

l’engagement

Les motivations d’engagement des Français-Musulmans d’Algérie en général et des supplétifs en particulier furent multiples et variés, mais il est possible de les regrouper en quelques grandes catégories, en gardant à l’esprit qu’elles ne furent pas exclusives les unes des autres.

Suite aux exactions du FLN
Pour les supplétifs, c’est le motif qui revient le plus souvent. Pas ou peu connu au début des évènements, pressé de s’imposer comme seul représentant du peuple algérien, le FLN choisit l’arme de la terreur. Le premier tract interdit d’emblée toute hésitation ou toute velléité de neutralité : « Se désintéresser de la lutte est un crime ». Un document trouvé sur le chef fellaga Zighout Youssef précise que « Le FLN mène la guerre sur deux fronts :
contre l’autorité française en réclamant l’indépendance au nom du peuple algérien,
contre le peuple algérien, pour s’imposer à lui comme son représentant ». L’arrivée au maquis de « chefs locaux » peu formés politiquement, marqués par une culture de clans, de rivalités ancestrales violentes entre familles ou villages, va favoriser les assassinats au moindre soupçon d’opposition au FLN voire simplement pour l’exemple.

Comme le note Mouloud Feraoun, « les suspects tombent au détour des chemins, à la descente des cars, à l’intérieurs des cars, dans les villages, les marchés, les villes. Ils tombent partout… En attendant qu’il donne la puissance aux Fellagas, Dieu donne surtout la peur à tous les autres. » Dans ce contexte, la majorité des harkis ou moghaznis le sont devenus pour fuir la terreur du FLN, pour se protéger et défendre leurs familles. Plusieurs milliers de harkis ont quitté le FLN et sont devenus harkis par refus des méthodes de certains chefs FLN, notamment les exactions contre des civils musulmans ou européens. La violence fût une stratégie décidée, diffusée et encouragée par le FLN à laquelle répondront d’autres formes de violences militaires. Ainsi s’alimentait le cercle vicieux de l’horreur voulu par le FLN pour atteindre un « état de guerre ».

Solidarité familiale ou clanique
La famille maghrébine est marquée par la primauté du groupe sur l’individu et l’impérieux devoir de solidarité envers les siens : d’abord ses parents et enfants, ensuite ceux portant le même nom, puis ceux de son village contre un autre village, … Cette superposition de solidarités concentriques qui impose d’aider et de défendre la vie ou l’honneur des siens a favorisé les engagements de familles entières voire de villages ou de tribus, lorsque ses membres avaient été assassinés ou lorsque le chef de famille, du village ou de la tribu, s’engageait contre le FLN.

V.P.

1958

1958 commandos et harkis

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