• Accueil
  • > Archives pour octobre 2015

CAGAYOUS

Posté par lesamisdegg le 26 octobre 2015

cagayous 1895 10

Parlez-vous CAGAYOUS ou PATAOUETE ?

On ne saurait dire que Cagayous, de Musette, soit une nouveauté, puisque la publication de ces récits remonte à quelques années, du moins pour les premiers.

Sous le pseudonyme de Musette se dissimulait un journaliste algérien, de son vrai nom Auguste Robinet, mort en 1930 .A partir de 1894, il publia chaque semaine une brochure à dix centimes qui relatait les mots, les hauts faits et la vie anecdotiques de Cagayous. Sous ce nom, Musette avait eu l’idée d’incarner le Gavroche issu de la mêlée des races, du mélange des sangs propre au terroir d’Alger.

Le vocabulaire et la syntaxe de Cagayous représentent un singulier mélange d’argot, d’italien, d’espagnol, d’arabe, de maltais .Quant à son esprit, ce n’est pas une composite bouillabaisse de polissonnerie, de vilaines farces et de mystifications .L’ amour de la bataille voisine en lui avec le bon sens populaire, la probité; la bonhomie, et la finesse. L’ensemble de l’œuvre n’est pas négligeable, puisque la Faculté de lettres d’Alger, dit le Temps du 24 juillet 1931, en prépare une édition intégrale, avec notes et glossaires.

M Gabriel Audisio a choisi les histoires les plus caractéristiques, il y a joint une remarquable préface et des notes.  C’est le volume que l’on nous présente aujourd’hui et qui se recommande surtout par son intérêt documentaire.

Revue des lectures 1931

Publié dans ARTS et LETTRES, LIVRES, PATAOUETE | Pas de Commentaire »

ORAN 1790

Posté par lesamisdegg le 8 octobre 2015

oran 08 octobre 1790

 « Dans la nuit du 8 au 9 octobre dernier, à une heure et quelques minutes, alors que le sommeil exerce le plus grand empire sur la nature humaine, Dieu fit peser sur nous le glaive de sa justice, menaçant de nous exterminer tous dans les convulsions d’un tremblement de terre si profond qu’en moins de trois minutes il ruina la majeure partie des édifices et ébranla le reste de fond en comble.

….Le peuple réclamait à grands cris qu’on lui ouvrît les portes de la ville afin de se réfugier dans la campagne et se soustraire ainsi à la chute des édifices, partout ébranlés. C’était en effet, pour nous, un sujet de terreur que ces murailles encore debout, quoique chancelantes sur leurs bases qui, à la moindre commotion du sol, oscillaient d’une manière effrayante. On demandait toujours les clefs de la ville mais, avec une partie de la maison du gouverneur, elles étaient enterrées sous les ruines de l’église métropolitaine.

…Les premières lueurs du jour nous surprirent dans cet état d’anxiété; à la faveur de la lumière on entreprit des fouilles laborieuses et nous acquîmes la certitude que le Gouverneur Général (Don Nicolas Garcia) et toute sa famille avaient péri.

…..Car encore que nous eussions de la farine, nous étions sans tamis, sans pétrin et sans four pour la cuisson du pain… On appliqua, dans la matinée même, tous les ouvriers qu’on pût réunir, à la construction de fourrs de plein air, lesquels commencèrent à fonctionner immédiatement. »

L’ennemi profite de l’occasion, et des brèches des murailles, pour attaquer la ville, mais il est repoussé.

« Mais je laisse Votre Majesté juge de l’héroïsme de cette conduite, si Elle veut bien tenir compte de l’impression sous laquelle combattaient ces hommes; si Elle daigne considérer que les tremblements de terre durent toujours, quelques-uns si profonds encore qu’ils nous rappellent les malheurs dont les premiers nous ont rendu témoins; si Elle songe, enfin, qu’en recouvrant une plus grande liberté d’esprit, chacun de nous devra, à la vue des vides laissés autour de lui, regretter plus amèrement, le père son fils, le fils son père, le mari sa femme, la veuve son mari, tous enfin des parents, des amis ; et un grand nombre, le fruit des sueurs de toute leur vie ; car ceux-ci ont vu leur fortune s’écrouler avec les maisons qui étaient leur ouvrage, ou s’ensevelir sous les ruines ; ou leurs bijoux, leurs vêtements ; souvenirs qui, toujours présents à leurs yeux, les plongent dans un abattement capable d’abréger leur vie.

…Tel est, Sire, l’état dans lequel nous nous trouvons, abrités sous nos tenttes de campagne, aujourd’hui 2 novembre 1790.

Comte de Cumbre-Hermosa

(Original à l’Archive de la Réal Audencia de Valencia n° 20.137)

 

Publié dans COMMEMORATIONS, HISTOIRE, MEMOIRE | Pas de Commentaire »

LAMPARO – PECHE AU-

Posté par mdame le 4 octobre 2015

lamparos


 

 Cette méthode, que l’on dit millénaire, consiste à placer une lumière au dessus d’un banc de sardines, d’anchois ou de maquereaux après l’avoir repéré. Attiré par la lumière, le poisson va monter à la surface. Pratiquée de manière rudimentaire, nommée « sardinal » avec des barques à rames et des lampes à pétrole, cette technique s’est développée tardivement sur notre littoral.Ce sont les Pieds-Noirs d’Algérie qui l’y ont amenée sous sa forme actuelle.PORT-VENDRES est devenu le premier port sardinier du littoral méditerranéen français et, grâce aux lamparos, on y trouve une sardine réputée pour sa qualité.
Tout semble favorable à ce type de pêche. Aucun quota ne pèse sur le prélèvement des sardines et des anchois, la pression de pêche n’est pas trop forte et le renouvellement est assuré. De plus, dans le Golfe du Lion, les ressources sont jugées importantes. Autre élément très en faveur du lamparo, c’est une pêche en phase avec les préoccupations de protection de l’environnement marin.
Les lamparos, bateaux de plus de 18 mètres avec des équipages de 10 à 12 marins, sortent pendant la période qui va d’avril à octobre, mais uniquement par mer calme. Un peu de vent et le bateau ne quitte pas le port, comme chaque soir peu avant minuit. Une, deux heures après, parfois plus, le temps de détecter un banc de poissons avec les sonars , le marin qui s’occupe de la lumière peut aller mettre en place la petite barque remorquée et allumer ses puissants projecteurs. Si tout va bien, quelques heures plus tard, avant que le soleil se lève, le filet tournant sera placé et relevé dans le jour naissant.Une bonne pêche peut amener plus de 10 tonnes de sardines ou d’anchois sur le pont. Avec cette technique, le poisson n’est pas compressé, pas stressé, pas abîmé au fond d’un filet. Il ne traîne pas non plus des heures sur le pont ou à fond de cale. Le poisson qui arrive sur le quai, autour de 7 h -8 h du matin, vient de sortir de l’eau. Étonnez-vous après cela que les amateurs de sardinades et maintenant les chefs de cuisine, qui ont mis à la mode la chair délicate de la sardine, ne jurent plus que par l’incomparable qualité du poisson pêché au lamparo.
 

 


Publié dans ACTUALITE | Pas de Commentaire »

 

michelhenrialexandre |
POUR MES POTES |
prostitution etudiante |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecoblog le blog éco
| Néolibéralisme & Vacuit...
| Maatjes en bier