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HARKIS , hommage du 25 09 2010

Posté par mdame le 25 septembre 2015

hommage 1989

hommage 1989

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 A l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux HARKIS et membres des forces supplétives

ALGERIANIE a participé à la cérémonie présidée par le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants qui a eu lieu samedi 25 septembre 2010 dans la cour d’honneur  de l’Hôtel national des Invalides.

Après une remise de décorations et un dépôt de gerbe le S.E.D.A.C. a rappelé le sacrifice des Harkis, la fraternité de certains officiers pour leurs hommes. Il a évoqué la mise en place prochaine de la Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie.

A l’entrée, des filles et fils de Harkis réclamaient à l’aide de banderoles que le candidat élu à la Présidence de la république tienne ses promesses, tout en regrettant qu’il n’honore pas de sa présence la cérémonie

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ORAN !

Posté par mdame le 15 septembre 2015

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“ ORAN !   

« Oran !… »                                                          Fut le cri                                                         

Du Marquis de Santa Cruz A la vue de ton abrupte baie. 

Et ce fut une prière : Celle de ta Vierge dressée 

Par une guirlande fidèle, Dévote, rassemblant 

Les flancs de ta montagne. 

Face au vent du Nord, Qui détrempe la Sainte 

De nuages de larmes Que ramène la nuit, 

Tu mêles la mémoire et les songes. 

Tu crois en une France, grande, Qui ne sut te rêver, 

Ni te dire, enfin, Si ton père fut ce Maure, 

Cet inquiet Levantin, ou ce héros d´Alsace. 

Tant d´hommes sont venus 

Sur le flux de l´Histoire, Portés sur tes rivages, 

Libres de leur misère Et fuyant le passé. 

Leurs familles ont semé Pour tisser leurs coutumes 

Une langue nouvelle. 

Que de croix ont plantés Les journaliers rompus 

De soleil, Pour qu’enfin le désert 

Pût se faire verger ! Et que d´enfants perdus, 

Drapés dans la Bannière, Plutôt que regretter 

Leurs espoirs entêtés ! 

 

 

Tu connais ce tonnerre 

Que gardent tes entrailles, Et qui sut mettre en fuite 

Jusqu’aux plus valeureux. Tu ne crains la mer brave, 

Ni les soleils brûlants Que tu offres assagis 

Aux enfants des rivages, Qui dressent sur tes plages 

Mille châteaux d´espoirs fous. 

Mais un Homme est venu, Aux desseins malhonnêtes, 

Ajoutant à la Guerre une haine de plus, Et, à la Vierge, là-haut, encore plus de blessures. 

Alors, les patios se sont tus 

Où bruissait la guitare. Tes places se sont fanées 

Où pleuraient les fontaines Des rendez-vous manqués. 

Puis ton Histoire niée D´amours et de labeurs. 

Sur les quais de douleurs, Sonnent alors déchirantes 

Les sirènes du départ : Les vivants, vers leur sort incertain, 

Les morts, vers le sûr infini. 

Tu es ce que nous fûmes, Et ton cœur bat en nous 

Malgré l´oubli de tous. Prie toujours pour les tiens, 

Oran,  Oran, ma ville sacrée.     

Carlos Galiana Ramos (*) 

 

 

 

 

(*) Traduit de l´original en espagnol « ¡Orán ! » ,  inclus dans le livre « Españoles en Argelia – Memoria de una Emigración » de Juan Ramón Roca, par Marie-Hélène Carbonel  

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Les feux de la Saint Jean : fogueras de ORAN en ALICANTE en 1933

Posté par lesamisdegg le 11 septembre 2015

22 06 1933

ALICANTE

Jeudi 22 juin 1933, 8 heures du matin. Les passagers de l´ »Ipanéma » prennent le frais sur le pont, au moment où on aperçoit la côte. Au bout des jumelles, une masse montagneuse se défait d´un léger voile de brume, tandis que le soleil ponctue la blancheur des premières mouettes. Le profil du mont Benacantil se précise, et déjà certains vacanciers embarqués se promettent de visiter ce Castillo de Santa Bárbara qui le couronne, pour contempler la ville comme on admire Oran depuis Santa Cruz, toutes proportions gardées. Le navire glisse presque´en silence vers l´entrée du port, alors que des rumeurs musicales se conjuguent avec les senteurs marines. L´approche s´amorce enfin vers un quai couvert de monde. Et comme pour saluer la foule, le bateau gîte sur bâbord de tout son poids de passagers surpris. Puis soudain, des mille éclats de cuivres d´une trentaine de fanfares, jaillit une grandiose Marseillaise, qui fait sursauter ces cœurs africains et s´affoler les mouettes autour du grand pavois. Ces premières émotions vont ajouter du feu aux poudres des fêtes de la Saint Jean, car tout va dès lors aller très vite dans ce tourbillon ludique dont Alicante a le secret. Sous le regard de ces centaines de visiteurs, munis de leurs précieux sauf-conduits ( 5 jours, 80 pesetas -190 francs de l´époque- voyage et hôtel compris) les autorités locales, présidées par le maire M. Lorenzo Carbonell, se fondent en accolades avec le Comité Oranais des fêtes de San Juan, tandis que la « Reine d´Oran », Mlle Francine Figuérédo, et ses demoiselles d´honneur, toutes submergées de bouquets de fleurs, embrassent la Bellea del Foc (« Beauté du Feu ») Mlle Carmen Hernández Flores et ses non moins ravissantes accompagnatrices. En arrivant à l´esplanade des palmiers, appelée alors Paseo de los Mártires, les oranais découvrent le monument satyrique en papier mâché en représentation de leur ville et qui, au même titre que les 30 autres hogueras  artisanales dressées dans leurs quartiers respectifs (c´est la plantá), sera voué au feu le 24 au soir. De rue en rue, de quartier en quartier, la ville a été réveillée (c´est la despertá) au son des pasodobles traditionnels ou de « Paquito el Chocolatero», ou bien à celui du folklore régional du tamboril et de la dulzaina (pipeau), le tout ponctué de pétarades allumées au cigare pour accompagner les comités locaux (comisiones gestoras) et leurs belleas. Après un répit au moment du déjeuner et de la sieste, les esprits s´animent à nouveau en direction des arènes, afin d´ aller juger sur pièce le gabarit des taureaux arrivés d´Andalousie. C´est ce desencajonamiento qui va permettre au public de parier sur la teneur des corridas à venir, à mesure que les superbes bêtes sont libérées de leurs cages au milieu du ruedo.

L´ »Ipanéma » a ainsi déversé de nombreux touristes de descendance espagnole, de seconde ou même de troisième génération d´émigrés, issus des provinces de Valence, Alicante, Murcie et Almeria. Au départ d´Oran, ces nouveaux français manifestaient leur désir de connaître enfin leur terre d´origine, et ce voyage fournit l´occasion d´aller faire un semblant de pèlerinage du côté du village de leurs aïeux. Ainsi les agglomérations les plus proches comme Dénia, Callosa de Ensarriá, La Nucía, Aspe, Monforte del Cid, Santa Pola, Orihuela, etc., pourront faire l´objet de visites aussi brèves qu´émouvantes, indépendamment du résultat obtenu dans les recherches d´un nom de famille, d´un quartier, d´une rue ou d´une maison qui n´a peut-être pas survécu.

Carlos GALIANA RAMOS

 

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