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Des hommes et des dieux : Un formidable “état de grâce”

Posté par mdame le 27 septembre 2010

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DES HOMMES ET DES DIEUX

Un formidable “état de grâce”

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Un formidable état de grâce avait plané sur les “peoples” du Festival de Cannes, pendant la projection du film consacré au témoignage (martyrion) des moines de Tibhirine : Des hommes et des dieux. Le titre peut paraître ambigu, si la grâce ne l’est pas. Elle avait déjà saisi d’une énorme émotion, pendant tout le tournage, les acteurs et le réalisateur du film, Xavier Beauvois : “Sur ce tournage, j’ai passé les deux plus beaux mois de ma vie. Dans un perpétuel état de grâce. Tout était simple, limpide, facile, évident, étrange et beau. Oui, l’esprit de Tibhirine a soufflé sur nous. Il existe. J’espère qu’il touchera le Festival et fera du bien à tous.” Le vœu de Xavier Beauvois a été entendu par le demi-million de spectateurs qui sont restés sans voix devant le film, dès sa première semaine d’exploitation, comme il le sera par tous les autres dans les semaines qui viennent, quelles que soient leurs convictions et leurs pratiques religieuses, car l’Esprit souffle où il veut, et il n’est question ici que de liberté intérieure face au totalitarisme: la liberté de la Foi.

Qui a enlevé, assassiné, décapité en 1996 ces sept moines cisterciens vénérés dans les montagnes du Sud d’Alger par tout leur entourage musulman ? Les terroristes islamiques du GIA, qui l’ont revendiqué ? Les services secrets du gouvernement totalitaire de M. Bouteflika, qui les manipulaient ? Personne ne peut trancher aujourd’hui, et Beauvois a raison de ne pas s’y aventurer.

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Le MUSÉE de la FRANCE en ALGÉRIE

Posté par mdame le 11 septembre 2010

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Les porteuses de feu

Posté par mdame le 4 septembre 2010

film de Faouzia Fekiri, présenté par FR3 le 26 janvier 2008 

Ce sont les entretiens d’une journaliste algérienne Faouzia Fekiri avec une trentaine de jeunes algériennes, âgées de 16 à 20 ans, devenues des poseuses de bombes engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre la France en Algérie. Ces tueuses d’enfants, de femmes et de personnes âgées, sont devenues pour certains des « figures emblématiques » de la « bataille d’Alger ». Elles racontent leur histoire qui les a transformées de jeunes filles bénéficiant de la civilisation occidentale en terroristes assassinant des civils désarmés. Ce documentaire donne, paraît-il, la parole à des victimes ayant survécu à leurs odieux attentats



Chaque nation a ses héros, et l’Algérie a le droit d’avoir les siens. Mais chez elle en Algérie. Pas chez nous en France (Nicole Guiraud)

Ass. Prof., dr. Gérard Lehmann,
Centre d´Études françaises, Syddansk Universitet Le 29 janvier 2008
Engvejen 18
DK 5874 Hesselager
Danemark
LETTRE OUVERTE À FR 3
Le sourire des assassinsLes porteuses de feu, réalisation algérienne présentée sans commentaire par FR3 ce samedi 27 février à 23h. 15, est un documentaire rappelant un épisode sanglant de la guerre d´Algérie (1954-1962): les attentats terroristes d´Alger qui entraînèrent la bataille d´Alger et la fin de cette vague d´attentats. Le terrorisme FLN n´est pas nouveau: la guerre avait commencé le 1er novembre 1954, très symboliquement, avec l´assassinat d´un instituteur, Guy Monnerot et d´un caïd ancien combattant qui l´accompagnait. À Alger, en ces années 1956-1957, des bombes sont déposées dans des endroits publics, des cafés, des arrêts d´autobus, des stades, à des heures où les foules se pressent. Les explosions soufflent les vitrines, renversent les gens, les tuent, les mutilent, hommes, femmes et enfants. Des civils innocents.Pour ces jeunes filles BCBG, d´allure très européenne, habillées à l´européenne, elles en ont le look, dit l´une d´entre elles, rien de plus facile que de se fondre dans la foule retour de plage, qui s´attarde aux terrasses de café, de déposer son sac et de filer discrètement. C´est leur mission, leurs opérations, leur lutte contre l´armée française. Et avant même qu´on leur pose la question, nous avons la réponse: les états d´âme, c´est toujours pour nous, jamais pour eux. Il s´agit de la reconquête de la souveraineté de l´Algérie, dont on sait pertinemment qu´elle n´a jamais existé, au moment de la conquête française en 1830, que comme une colonie turque, un repaire de pirates et une terre d´esclavage.Ces femmes prétendent s´être battues contre l´armée française et contre les ultras colonialistes. Dans la mesure où les attentats terroristes sont dirigés contre la population européenne, les Français d´Algérie, sans compter les musulmans qui ont pris le parti de l´Algérie française (Hizb frança) et aussi bien dans les villes que dans le bled, tous ces gens-là sont assimilés à des ultras colonialistes. Les Français d´Algérie dans leur ensemble doivent donc être considérés comme solidaires du fait colonial: vrai ou faux? Solidaires du fait colonial, ils sont justiciables de la rébellion algérienne. La responsabilité est alors collective:
Il faut tuer: abattre un Européen, c´est faire d´une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: restent un homme mort et un homme libre,
écrit Sartre : ne leur a-t-il pas donné sa caution morale dans sa Préface aux Damnés de la terre de Frantz Fanon ? Tel est le soutien qu´apporte Sartre aux poseuses de bombes: comment ne se sentiraient-elles pas en bonne compagnie? Assassiner un bébé ultracolonialiste, est-ce vraiment un crime? Mais dans ce discours des poseuses de bombes ou de leur chef Saadi, le pied-noir n´existe pas vraiment, sinon comme une excroissance à éliminer. Où sont ces victimes innocentes, ces familles décimées, ces enfants mutilés, explosés? Où sont les photos de leurs corps sacrifiés, leurs cris, et leurs angoisses près de cinquante plus tard?
Qu´on ne vienne pas me parler ici de vengeance, de représailles, d´équilibre de la terreur. Le terrorisme est l´élément central d´une stratégie de la guerre subversive et du monopole du pouvoir dans la conduite de cette guerre par le FLN. Une bombe qui tue dix personnes et en blesse cinquante est psychologiquement plus efficace que l´anéantissement d´un bataillon français. Cette instruction de la Centrale aux « combattants » du FLN définit assez bien cette logique de la guerre: creuser un fossé de sang et de haine, provoquer la répression aveugle qui fera, chose tout aussi inacceptable, des civils innocents dans la population musulmane, animer ainsi l´engrenage maudit de la terreur et de la haine. Et ces femmes, il est vrai, jouent un rôle important, qui n´ont pas fait le compte des morts, des mutilés, des estropiés, du pourcentage d´enfants qui ont été leurs victimes, et qui aujourd´hui sourient, paradent, détaillent leurs exploits, sans un mot pour la souffrance de leurs victimes et de leurs familles.

Dans la droite ligne de cette stratégie: la valise ou le cercueil, le nettoyage ethnique, la résistance désespérée des pieds-noirs trahis et abandonnés par leur gouvernement, le siège de Bab-El-Oued, le massacre du 26 mars 1962, cette manifestation pacifique noyée dans le sang, l´Oradour, à Oran, des 5 et 6 juillet 1962, sous le regard indifférent du général Katz, les milliers d´enlèvements, et nos frères harkis suppliciés, abattus après d´indicibles tortures. Dans la droite ligne: les crimes d´État du gouvernement « français » dont on attend vainement, aujourd´hui encore, qu´il prenne ses responsabilités et assume ses crimes, désigne ses coupables, qu´il rende justice à une mémoire et rompe avec l´éternel politiquement correct d´une écriture historienne inspirée par le FLN bouteflicard et ses alliés intellectuels, en France même.

J´aurais compris que l´on présentât ce film s´il avait été suivi d´un débat, avec, en regard, d´autres images, que l´on donnât la parole à certaines des victimes, à quelques uns de ces Français qui, comme Albert Camus, porté par l´espoir fou d´une Trêve civile, voulait au moins que l´on épargnât, des deux côtés, les civils innocents.

Les responsables de l´émission de FR 3 Les porteuses de feu auraient dû y réfléchir à deux fois avant de produire unilatéralement ce message de triomphe haineux qui, loin de servir la cause d´une hypothétique réconciliation, délivre un message négationniste, intellectuellement malhonnête, et insulte à la douleur du peuple pied-noir et de ses frères musulmans sur les deux rives de la Méditerranée.

Vous auriez pu au moins rebaptiser ce « documentaire » Le sourire des assassins.

de M’dame

La salle Cosmos de Riadh El Feth a abrité, mardi dernier, la projection en avant-première du documentaire Les Porteuses de feu de la reporter et réalisatrice Faouzia Fekiri qui, émue, a déclaré rester sans voix, suite aux attentats perpétrés à Ben Aknoun et Hydra, en matinée de ce 11 décembre 2007… « Je pensais que mon pays avait fini avec ces déboires. On ne nous laisse pas tranquille. Le virus ne vient pas d’ici mais d’ailleurs » a-t-elle ajoutéRestée sans voix ? pourquoi ? est -il plus scandaleux et stupéfiant d’oser tuer des Algériens pour défendre un peuple affamé et désespéré devant l’incurie et la corruption d’un gouvernement haï par la majorité des Algériens ?Le virus ne vient pas d’ailleurs vous le portez encore à la semelle de vos souliers.
Les victimes de lâches attentats ne sont-elle dignes de pitié que musulmanes ? Avez-vous mesdames eu jadis une seule pensée de regrets, de compassion, pour ces enfants qui sont devenus, à cause de vous, des adultes toujours mutilés, sans bras, sans jambes ? Moi qui ne suis pas coupables comme vous, j’ai eu pitié des victimes et je les ai plains, sans les oublier dans mes prières j’ai pensé qu’elles auraint pu être d’anciens petits élèves.Non mesdames, je pense que vous n’en n’avez pas fini avec  » ces déboires » pourquoi ne pas avoir dit ces avatars . Ma rancune et mon ressentiment ne m’inspirent que le regret que ce ne soit pas vous qui vous trouviez sous ces bombes au lieu de ces pauvres innocents.
de Maurice Faivre, historien
Ce film constitue une somme de contre-vérités :
- les poseuses de bombes à Alger ne combattaient pas contre l’armée française, elles étaient des terroristes qui tuaient des civils innocents dans les rues, les stades et les autobus. Selon le maire d’Alger, ces attentats ont fait en 14 mois 314 morts et 917 blessés. Des enfants ont été amputés des jambes et des bras.
- ces attentats n’étaient pas une réplique au napalm de l’armée, qui n’a été utilisé que contre les bandes armées du FLN, et jamais contre la population civile,
- la bombe des activistes européens ( le 12 août 1956 rue de Thèbes) avait été précédée des bombes du FLN : – le 17 juin 1955 à Philippeville – le 12 décembre 1955 dans deux cinémas d’Alger. Des ateliers de fabrication de bombes ont été découverts en avril 1955 à Constantine et en juillet 1955 à Blida-Sidi Salem (source le SLNA du colonel Schoen).
- l’émancipation de la femme algérienne, reconnue par l’ordonnance de Gaulle du 4 février 1959, a été abrogée en 1973, et remplacée par le Code de la famille en 1984,
- très rarement des femmes ont été torturées, Zorah Driff l’a reconnu,
- le sous-officier français, servant de faire-valoir et de témoin à ces terroristes, est considéré comme un imposteur par ses chefs et ses camarades. Ses déclarations à Florence Baugé du Monde sont mensongères.
A une époque où le terrorisme de l’Islam radical se développe, il est regrettable que la télévision française glorifie les poseuses de bombes et falsifie leur véritable histoire.
LE RECOURS FRANCE COMMUNIQUE
Le samedi 26 janvier 2008 à 23h25, France 3 a diffusé un reportage ayant pour titre :  » les porteuses de feu « .
Faouzia Fekiri, journaliste et réalisatrice algérienne a rencontré dans le cadre de son reportage, entre autre l’ancienne terroriste algérienne Madame Zohra Driff.
Durant une heure nous avons eu droit à des déclarations qui ne sont autre que l’apologie de CRIME DE GUERRE.
A aucun moment de ce documentaire produit par France 3, chaîne de télévision publique et française, il n’a été question des victimes civiles et innocentes.
Celles-ci et majoritairement des femmes et des enfants, ont été passées sous silence.
Le Recours France et les Rapatriés d’Algérie ne laisseront pas sans suite ces attaques dues à des idéologues qui ne faciliteront certainement pas l’établissement de relations apaisées entre la France et l’Algérie.
Il est temps que nos gouvernants prennent conscience que ces insultes sont insupportables au monde des Rapatriés, et que l’on évite de laisser les  » Porteuses de mort et de sang  » pérorer sur nos antennes.
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              Philippe NOUVION
              Secrétaire Général, Recours France
              Ancien Vice-Président du Haut Conseil des Rapatriés


REPONSE DE LA MEDIATION DES PROGRAMMES DE FRANCE TELEVISION
Nota : la même réponse au mot près a été adressée à chaque protestataire.
Bonsoir,
Nous avons bien reçu votre message dans lequel vous exprimez votre vive réaction suite au documentaire consacré aux poseuses de bombes de La Bataille d’Alger, « Les Porteuses de feu », diffusé sur France 3 le 26 janvier dernier à 23h20.
Vous déplorez cette diffusion considérant que ce programme faisait l’éloge de criminelles au détriment des victimes, combattants et déracinés d’Algérie, Harkis comme Pieds-Noirs pour lesquels vous souhaiteriez d’ailleurs davantage de respect et de droit à la parole.
Je tiens à vous préciser que le médiateur n’interfère ni dans le choix des journalistes, animateurs ou consultants qui officient sur les antennes des chaînes du groupe France Télévisions, ni dans le contenu des programmes.
En revanche, il veille à transmettre aux responsables de ces programmes, les propos des téléspectateurs susceptibles d’optimiser l’adéquation de leurs attentes avec l’offre du groupe.
C’est pourquoi je vous remercie d’avoir pris le temps de nous écrire pour nous faire part de votre intérêt et vous informe que nous l’avons relayé à la direction de l’unité documentaires et magazines de la chaîne, laquelle a souhaité communiquer les éléments de réponse suivants : « Depuis toujours la télévision publique a diffusé des films ayant trait aux conflits du passé et du présent, relatifs à notre histoire ou à celle de pays étrangers.
Les films qui touchent à la Guerre d’Algérie ont toujours été l’objet d’un traitement délicat en raison de procès d’intention éventuels, en provenance des différentes parties en présence. En effet les faits sont encore récents, les protagonistes sont encore en vie, et les victimes à juste titre encore très marquées par la violence de certains événements qu’elles auront vécus. Acteurs comme victimes, tous sont marqués à vif par une plaie non encore cicatrisée.
Faouzia Fékiri, auteur du film, est une réalisatrice reconnue, d’origine algérienne, et déjà lauréate d’un FIPA d’OR pour un précédent travail historique sur son pays. Elle est également journaliste à RFI depuis de très nombreuses années.
Le film diffusé ce samedi, relate un épisode connu et notoire de cette guerre, inséré dans ce qu’on a appelé « la Bataille d’Alger », et a déjà été traité dans d’autres films, notamment le très primé LA BATAILLE D’ALGER de Gillo Pontecorvo, dont les images illustrent en grande partie le document de France 3, et plus récemment L’AVOCAT DE LA TERREUR de Barbet Schroeder, présenté au festival de Cannes 2007.
Si le film touche à un sujet sensible, qui peut raviver une histoire douloureuse, il n’est en revanche aucunement une apologie de la violence, ne glorifie pas les actes terroristes perpétrés par des femmes qui ont, à un moment donné de l’histoire de leur pays, pris des armes pour rejoindre les rangs du FLN. L’absurdité de la violence et de la guerre, l’existence de victimes innocentes sont des évidences lorsqu’on aborde de tels sujets, et dans chaque image montrée on ne peut s’empêcher d’y penser.
Le film relate un élément de cette histoire, raconté par des protagonistes qui l’ont vécu, et il y est beaucoup moins question du FLN, et du conflit colonial au sens large, que de la situation des femmes dans un pays musulman, en temps de guerre et sous l’occupation française et de l’impact de leurs actes sur leur entourage, leur famille et leur vie en général.
Un ancien officier de l’armée française témoigne également du carnage, de la violence de ces actes et de la manière dont le gouvernement français a fait face à cette situation.
D’autres films, tels que la série LES PIEDS NOIRS déjà diffusé, ou un film sur le massacre de la Rue d’Isly à Alger, en cours de production, et il y a encore plus longtemps, le documentaire de Patrick Jeudy sur Elie de Saint-Marc (même productrice) composent différentes facettes d’une partie (douloureuse) de l’histoire de France. Une histoire très récente qui provoque à chaque fois des réactions, passionnelles, à la mesure de la violence des faits, en provenance des différents groupes qui se sont affrontés à l’époque.
Chacun de ces films illustre le point de vue d’un auteur, et fait le récit d’événements parfois condamnables, mais aucun d’entre eux n’a fait ou ne fera « l’apologie des tortionnaires, des assassins ou des mutilateurs »…
La presse, qui a salué le film sous différentes formes, n’a relevé aucun message instigateur de violence. »
Salutations attentives
Médiation des programmes                                     
France Télévisions

 Voir aussi Le sourire des assassins  

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Compte-rendu du procès de Nicole Guiraud contre France Télévision

Posté par mdame le 3 septembre 2010

le 8 juillet 2009, au Tribunal de Grande Instance  de Paris.

Analyse personnelle de MC San Juan (présente le 8 au procès).

 

Nicole Guiraud a intenté un procès à FR3 (France Télévision) et à la production du film « Les Porteuses de feu ». Il a eu lieu le 8 juillet.

Le film, programmé en 2008, glorifiait les actions des poseuses de bombes du FLN, et notamment de celle qui mit la bombe au Milk Bar, à Alger, attentat dans lequel Nicole, alors enfant, fut gravement touchée, traumatisme qui perdure, par ses conséquences irréversibles, physiques et psychologiques. Voir ce film a été un traumatisme supplémentaire, ravivant l’horreur.

Un avocat de la défense a dit qu’elle n’y était pas obligée… Bien sûr qu’elle l’était : c’est son histoire. Comment aurait-elle pu accepter d’ignorer la manière dont son histoire était traitée ? Dire et croire cela c’est bien mal comprendre comment on reconstitue son identité en combattant pour la justice, la vérité des faits, et dans le refus des idées qui ont justifié horreur et terreur. Ce qui blesse là, c’est que le film soit présenté en niant l’atteinte, puisque celle-ci n’est pas dite.

Là aussi, un avocat, répondant à la plaidoirie de maître Courbis, a considéré que mettre l’accent sur la négation des victimes c’était demander de les montrer, de jouer sur les émotions, le sensationnel. Ce n’était certainement pas ce qui était suggéré dans cette plaidoirie qui ne s’appuyait pas non plus sur la question de l’apologie du terrorisme (plainte qui de toute façon n’aurait pas été du ressort d’une victime), contrairement à l’interprétation qui en fut faite par la défense à certains moments.

Au contraire, Pierre Courbis a mis l’accent sur la souffrance de la victime, atteinte au plus profond de son identité, de son intégrité, et blessée encore et encore par ce qui la nie, parce que sa réalité, dans un tel film, est rendue abstraite. On peut faire exister et reconnaître les êtres sans rentrer d’aucune manière dans le sensationnel. Mais les faire exister, quand ils ont été dévastés, ce serait rendre nécessaires des questionnements qui mettraient en question la nature même du film, contenu et forme. Nécessaire, aussi, sur la chaîne, FR3, une armature de commentaires extérieurs, dont l’absence révèle un échec, une faillite.

Pierre Courbis a montré ce qu’était la réalité de la personne, justement : profondément, humainement. De celle qui ne veut surtout pas d’une quelconque compassion (terme qui fut employé par la défense) : juste du respect.

Il faut ajouter autre chose encore. Dans sa démarche Nicole Guiraud s’est engagée en tant que personne, mais elle représentait symboliquement les autres victimes de telles atteintes, qu’elles soient victimes des uns ou des autres : il ne s’agissait pas pour elle de revanche partisane. Preuve en est le fait qu’elle ait évoqué, en artiste (plasticienne), dans un film de mémoire et de création, Delphine Renard, elle qui fut la jeune victime d’une autre forme de terrorisme (OAS), et qui représente elle aussi d’autres victimes plus anonymes, sur les deux rives.

La plaidoirie sera-t-elle entendue ? Ce serait une avancée considérable de la pensée. Délibéré le 30 septembre.

MC San Juan, Paris, 18 juillet

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Le mythe de la « hijrah », l’installation en pays musulman

Posté par mdame le 2 septembre 2010

Rêve d’Islam

Moussa, prénom musulman d’un Français converti à l’islam depuis huit ans, ne pouvait s’accommoder de l’islam « modéré » qui prévaut selon lui en France. Formé dans le génie civil, le jeune homme de 25 ans a pensé un temps s’installer en Egypte pour y apprendre l’arabe et le Coran. Puis, « malgré un niveau d’anglais plutôt moyen », il a cherché du travail dans un pays du Golfe, afin de pouvoir pratiquer sa religion « de la meilleure façon ». Il vit aujourd’hui dans les Emirats arabes unis avec sa femme franco-portugaise, également convertie. Et n’envisage pas de revenir en France : « Trop difficile », estime-t-il. Même s’il lui manque, dans l’ordre, « sa famille et le pain ».

Comme en écho à certaines positions défendues lors du débat sur l’identité nationale, qui a prospéré ces dernières semaines, Moussa est de ces musulmans français qui considèrent que « la France et l’islam sont incompatibles ». Tous ne franchissent pas le pas comme lui. Le phénomène, que les chercheurs ne se risquent pas à chiffrer, demeure d’ailleurs marginal dans la communauté musulmane. Mais, le mythe de la « hijrah », l’installation en pays musulman, parcourt de manière insistante les salles de prière et les mosquées de France.

Sans comparaison avec le « retour au pays » idéalisé par les populations immigrées de la première génération, ce nouvel horizon, popularisé par les tenants du salafisme, un courant rigoriste de l’islam, traverse des populations, dont les « origines » sont lointaines ou inexistantes dans les pays rêvés. Une pratique orthodoxe de la religion musulmane ajoutée aux discriminations réelles ou ressenties dans la vie professionnelle et sociale constitue les moteurs de ces expatriations d’un nouveau genre.

L’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, confirme cette tendance, tout au moins dans le discours : « Les jeunes des nouvelles générations envisagent la hijrah pour trouver du travail et pratiquer l’islam de manière visible tout en passant inaperçus. Certains vivent en effet leur religiosité en France avec douleur à cause du climat médiatique et sociétal. »

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