19 MARS 1962

19 MARS 1962
UN FAUX ANNIVERSAIRE POUR UN FAUX ARMISTICE
Avec l’aimable autorisation de l’auteur
Créé en 1961 pour venir en aide aux victimes de la guerre d’Algérie, le « Secours de France » poursuit cette mission, majoritairement en faveur des anciens harkis et de leurs familles. On trouvera, ci-après, publié par l’association, un texte de M. René Mayer, pied-noir, polytechnicien et haut fonctionnaire, qui participa à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan de Constantine. Il rétablit la vérité politique et juridique sur ce qu’il est convenu d’appeler les « accords d’Evian » et le cessez-le-feu, décidé lors de sa signature, avec effet au 19 mars 1962.
La FNACA , une organisation d’anciens combattants de la guerre d’Algérie, d’un genre un peu « orienté », fait campagne auprès des Maires de France pour que dans chaque ville, une rue ou une place porte le nom du 19 mars 1962. Cette date est celle de la signature des prétendus « accords » d’Évian.
La FNACA est la seule association d’anciens combattants à poursuivre cet objectif. Pour commémorer le souvenir des morts de la guerre d’Algérie, les autres préfèrent la date du 5 décembre.
En faisant état auprès des élus locaux du nombre d’adhérents qu’elle revendique sur leur territoire, en se présentant faussement comme la seule organisation à représenter les soldats du contingent envoyés en Algérie, elle obtient souvent satisfaction de la part d’élus qui ne sont pas toujours bien informés. Ceux qui osent protester contre la célébration d’une date aussi discutable sont présentés par la FNACA et par les partis qui la soutiennent comme des adversaires de la paix, des «fascistes», voire des tueurs.







