• Accueil
  • > Archives pour octobre 2009

LE PATAOUETE

Posté par mdame le 24 octobre 2009

Le “Pataouète”  par Gérard Garcia

La langue “pataouète” s’est créée entre ports et banlieues au creuset du faubourg populaire. Là, les parfums se passionnent de soleil et de mer pour effacer la misère du monde à mi-chemin entre l’enflure verbale et l’expression héroïque. Ce dialecte est né durant la deuxième moitié du 19ème siècle au confluent des races méditerranéennes.

 Laissons la parole à Louis Bertrand qui écrit dans “Le sang des races”

: “ Quand ils quittaient le valencien, leur langue était celle qui se parle au Faubourg, mais avec quelque chose de plus prétentieux qui sentait le commis-voyageur. On y retrouvait les expressions boulevardières d’il y a dix ans à côté des vieilles élégances de corps de garde apportées jadis par les troupiers de 1830. Des métaphores marseillaises se heurtaient à des dictons espagnols, des mots de sabir ou d’arabe bigarraient le français officiel appris à l’école des Frères. Et parfois, au milieu de ces phrases bâtardes, martelées avec les rudes intonations gutturales de l’Afrique, s’enlevait une belle image, robuste et saine, sortie toute vive du riche terroir de Valence ou étincelante et dure comme les roches d’Alicante et que le mauvais français du Faubourg laissait transparaître, ainsi qu’une loque misérable.”

Ce système linguistique deviendra le système de communication obligatoire et nécessaire pour une nouvelle communauté, celle de ceux que l’on appellera les PIEDS-NOIRS, un véritable parler créole plus élaboré qu’un pidgin ou que le sabir. Des emprunts ont été faits dans toutes les langues originelles des peuples unis dans l’effort pendant plus d’un siècle. Notre langue est un vrai dialecte méditerranéen quant à la syntaxe quasi-latine, l’accent, le lexique. Le dialecte pied-noir rappelle à tous les linguistes, aux Académies et à la nôtre en particulier, comment une langue vit. Le pataouète était parlé ou compris par une population nord-africaine de cinq millions de personnes en 1962, toutes origines confondues. Il reste une langue vivante pour les Nord-Africains, en péril pour les Pieds-Noirs. notre peuple veut le parler, l’écrire, le comprendre, le savourer, l’entendre. Maintenant, elle chante le passé, ensoleille notre présent. C’est le creuset où se préparent nos lendemains

 retour à la page d’accueil   LE PATAOUETE fleche_064

images.jpg

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

IL FAUT LE DIRE !

Posté par mdame le 19 octobre 2009

Editorial du Président :Gérard Garcia

     Pour ceux qui ne le savaient pas encore, depuis le 8 mai 1945 l’Algérie et ses populations connaissent les affres mortelles du terrorisme et du contre-terrorisme. Les peuples qui ont envahi successivement ce territoire sont tous des colonisateurs et des colonisés qui ont su vivre en paix, ensemble, avant de se massacrer.

       Le lâche abandon, par un gouvernement misérable, des populations vivant dans les départements d’Algérie en juillet 1962   a occasionné la mise en place d’un régime unique en Algérie et un des plus grands déplacements de population vers la France fuyant la terreur.

      Depuis 1962 les gouvernements de la France n’ont ni voulu ni su prendre la mesure de ce drame. Aucune politique n’a vraiment été mise en place depuis 47 ans. Le Haut Conseil au Rapatriés (HCR) ne peut donc exercer sa mission de conseil au gouvernement .

     Tout ceci nous l’avons répété au Conseiller technique  du premier ministre qui nous a reçus le 22 Juin dernier. Nous lui avons confirmé notre démission (1) Nous devons constater que malgré les efforts de hauts fonctionnaires dévoués à la MIR et l’ANIFOM, le gouvernement de la France ne met pas en place une politique juste et efficace pour les « rapatriés » qui se sentent  des « exilés  » par un tel manque de considération . A ce jour, il faut dire que les promesses du candidat élu à la Présidence de la République ne sont pas tenues.

     A l’initiative de notre association avec le soutien du CLAIR.R et de nombreuses associations amies, 122 personnes ont assisté à une messe du souvenir le 5 juillet dernier ,célébrée par Monseigneur BOZ. Nous étions honorés de la présence du Président et de la directrice de l’ANIFOM entre autres personnalités

     Notre association a soutenu le 8 juillet par sa présence et continué à soutenir moralement Nicole Guiraud, victime de l’attentat du Milkbar , dans le procès qu’elle intente à France 3  pour l’apologie du terrorisme . Là encore il faut constater que le gouvernement de la France ne fait pas tout ce qu’il faudrait. Une trop grande partie des médias s’aligne sur les méthodes de la parole unique de la Régence d’Alger. 

     A l’occasion de la commémoration du débarquement du 15 Août 1944 en Provence notre ami le général Maurice Faivre a rappelé au Président de la République le déficit mémoriel ressenti par les Anciens Combattants natifs d’Algérie : de 1943 à 1945 l’armée de libération a mobilisé
2% des Maghrébins,
0,5% de coloniaux
16% des Français d’AFN
et 1,7% de Français de l’hexagone.
Cet effort exceptionnel des Français d’AFN dans la libération de la France n’est jamais évoqué!

     Notre association a également  soutenu le 11 Septembre la « Journée internationale contre le terrorisme ».

                                                      Gérard Garcia

 retour à la page d’accueil    IL FAUT LE DIRE ! dans HISTOIRE fleche_064

images.jpg

 

Publié dans HISTOIRE, MEMOIRE | Pas de Commentaire »

Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli,

Posté par mdame le 15 octobre 2009

Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli,
professeur agrégé au Val de Grâce, Chevalier de la Légion d’Honneur
, officier de l’Ordre National du Mérite

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !

C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion. Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadram , Histoire des Berbères,T I, p.36-37, 40, 45-46. 1382).

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30 000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12 000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5 000 Turcs, 100 000 Koulouglis, 350 000 Arabes et 400 000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2 000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » – j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, – il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle – mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie.

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75 000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de 200 000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées – ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français,
André Savelli,

 retour à la page d’accueil   Lettre ouverte au Président Bouteflika de M. André Savelli, dans ARTS et LETTRES fleche_064

Publié dans ARTS et LETTRES | 4 Commentaires »

 

michelhenrialexandre |
POUR MES POTES |
prostitution etudiante |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecoblog le blog éco
| Néolibéralisme & Vacuit...
| Maatjes en bier