DISPARUS en Algérie

Posté par lesamisdegg le 5 octobre 2016

Dans mon ouvrage

Le cri retenu

j’ai décrit toutes les circonstances de l’enlèvement de mon mari, Philippe Gomis et de mon frère, Aimé Montero. Mais j’y ai surtout dit l’angoisse, le désespoir forcené qui m’ont longtemps tenue aux abois. Je n’admettais pas l’idée qu’ils puissent ne jamais revenir. Je suis restée donc en Algérie jusqu’en 1965 pour les rechercher, les attendre, entrant dans l’enseignement comme professeur de lettres puisque nos biens avaient été nationalisés et que j’avais les diplômes requis. Dans Le cri retenu, je crie mon désespoir en me situant dans un passé récent. Ici je dirai simplement ce qu’il en a été sans m’abriter dans les replis du temps.

Cela se passa donc le 15 avril 1962, au « Domaine des Andalouses » propriété de mon beau-père, près du petit village d’El-Ançor, dans le département d’Oran. Depuis deux mois, fuyant la campagne, mes enfants et moi étions venus nous réfugier en ville chez mes parents. Mon mari demeurait seul dans la propriété pour veiller sur les prochaines récoltes. Mais au fil des jours, les routes étant de moins en moins sûres, il espaça ses visites et j’en devins inquiète. Aussi, ce matin d’avril, n’ayant eu personne au bout du fil, ai-je demandé à mon frère de se rendre au domaine pour avoir des nouvelles. – « Mon coupé est en panne » a objecté mon cadet. – « Prends donc ma Simca, elle est garée au bas de l’immeuble ». Ma vie durant j’aurai devant les yeux le seuil de cet appartement oranais où, angoissée, je tendais des clés que l’on a pris d’une main réticente.

C’est vers 15 heures qu’un ami de la famille vint nous avertir que l’on venait d’enlever mon frère et mon mari dans la propriété de ce dernier. « On les a poussés dans une camionnette bâchée après les avoir ficelés de barbelés » nous dit-on. « Ma vie a alors basculé d’un coup, sans un cri, dans l’univers dur et exalté de la révolte » ai-je écrit dans mon ouvrage. Puis, vers 19 heures, le gérant de mon beau-père vint nous dire qu’une rançon était réclamée et dont la somme malheureusement n’avait pu être réalisée. Mon père et ses frères se sont alors rendus en pleine nuit et en dépit du couvre-feu, au lieu indiqué avec dix millions d’anciens francs. Mais « le contact » ne les avait pas attendus.

J’étais alors loin d’imaginer que ces deux êtres étaient perdus dès l’instant qu’on les avait pris. J’étais sûre (et il ne fallait pas me contredire) qu’ils reviendraient, qu’on nous les rendrait. De 1962 à 1965 je les ai recherchés tout en m’attelant à ce nouveau métier d’enseignante. Avec mon père nous avons interrogé la police judiciaire, la DST et sillonné préfecture et consulat d’Oran. Nous nous sommes également rendus aussitôt sur les lieux de l’enlèvement. Mais là, plus âme qui vive. Tous les ouvriers européens et arabes avaient fui le domaine. « Ils ont peur de parler » dira mon père. À la gendarmerie d’El-Ançor on ne put nous apprendre que ce que nous savions déjà. Dans tous les services visités on nous répétait qu’il ne fallait pas perdre courage. Je contactais également la Croix-Rouge, délégués puis enquêteurs. Mais on les sentait inquiets, ils étaient souvent menacés. À cette époque j’ai été souvent appelée à identifier des corps trouvés au fond d’un puits ou jetés au creux d’un ravin. J’ai eu des coups de téléphone curieux, pour n’employer que cet adjectif ; en effet me parvenait, après quelques mots en arabe, une sorte de gargouillis. « On a dû couper la langue à l’un d’eux » me répondra sans sourciller un gendarme. Puis les réflexions de ce genre affluèrent : « Ils doivent être trop abîmés, on ne peut vous les rendre »… « On les promène de douar en douar les yeux crevés, au bout d’une ficelle pour amuser les enfants », etc… Voilà ce que durant trois ans j’ai enduré. J’avais également écrit à M. de Broglie, alors secrétaire d’État aux Affaires étrangères et cela à plusieurs reprises. La réponse fut celle-ci : « Ils sont sûrement décédés ». Puis en 1964, le jugement déclaratif du Tribunal de Grande Instance de la Seine fit de moi une veuve… « présumée ». On m’a presque ri au nez quand j’ai demandé que l’on recherche leurs dépouilles. « Dans tous ces charniers que pourrait-on identifier ! ». Rentrée en France en 1966 et devenue libraire, j’espérais toujours. En particulier en 1970 quand la rumeur courait qu’il existait des camps de prisonniers au Sahara, à la frontière marocaine, ainsi que des camps itinérants qui se déplaçaient pour ne pas être repérés. On parlait même de déportation en Orient et dans les pays de l’Est.

Et aujourd’hui, où j’œuvre pour avoir accès aux archives des Affaires étrangères, et où je sais que nous allons apprendre « certaines » vérités, j’espère toujours que quelque part dans le monde, ils sont vivants.

Philippe Gomis avait 36 ans. Aimé Montero avait 25 ans.

Andrée  MONTERO

Andrée MONTERO

disparus enlevés

disparus enlevés

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HARKIS

Posté par lesamisdegg le 26 septembre 2016

l’engagement

Les motivations d’engagement des Français-Musulmans d’Algérie en général et des supplétifs en particulier furent multiples et variés, mais il est possible de les regrouper en quelques grandes catégories, en gardant à l’esprit qu’elles ne furent pas exclusives les unes des autres.

Suite aux exactions du FLN
Pour les supplétifs, c’est le motif qui revient le plus souvent. Pas ou peu connu au début des évènements, pressé de s’imposer comme seul représentant du peuple algérien, le FLN choisit l’arme de la terreur. Le premier tract interdit d’emblée toute hésitation ou toute velléité de neutralité : « Se désintéresser de la lutte est un crime ». Un document trouvé sur le chef fellaga Zighout Youssef précise que « Le FLN mène la guerre sur deux fronts :
contre l’autorité française en réclamant l’indépendance au nom du peuple algérien,
contre le peuple algérien, pour s’imposer à lui comme son représentant ». L’arrivée au maquis de « chefs locaux » peu formés politiquement, marqués par une culture de clans, de rivalités ancestrales violentes entre familles ou villages, va favoriser les assassinats au moindre soupçon d’opposition au FLN voire simplement pour l’exemple.

Comme le note Mouloud Feraoun, « les suspects tombent au détour des chemins, à la descente des cars, à l’intérieurs des cars, dans les villages, les marchés, les villes. Ils tombent partout… En attendant qu’il donne la puissance aux Fellagas, Dieu donne surtout la peur à tous les autres. » Dans ce contexte, la majorité des harkis ou moghaznis le sont devenus pour fuir la terreur du FLN, pour se protéger et défendre leurs familles. Plusieurs milliers de harkis ont quitté le FLN et sont devenus harkis par refus des méthodes de certains chefs FLN, notamment les exactions contre des civils musulmans ou européens. La violence fût une stratégie décidée, diffusée et encouragée par le FLN à laquelle répondront d’autres formes de violences militaires. Ainsi s’alimentait le cercle vicieux de l’horreur voulu par le FLN pour atteindre un « état de guerre ».

Solidarité familiale ou clanique
La famille maghrébine est marquée par la primauté du groupe sur l’individu et l’impérieux devoir de solidarité envers les siens : d’abord ses parents et enfants, ensuite ceux portant le même nom, puis ceux de son village contre un autre village, … Cette superposition de solidarités concentriques qui impose d’aider et de défendre la vie ou l’honneur des siens a favorisé les engagements de familles entières voire de villages ou de tribus, lorsque ses membres avaient été assassinés ou lorsque le chef de famille, du village ou de la tribu, s’engageait contre le FLN.

V.P.

1958

1958 commandos et harkis

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Le porte drapeau de MOSTAGANEM

Posté par lesamisdegg le 21 août 2016

Morts au Champ d’Honneur pour un drapeau : voici l’ incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de Mostaganem.
C’était un nommé Tcham Kouider qui a Mostaganem portait le Drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait ni de nom ni de loi. Tcham Kouider ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse. Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi. Cela se passait vers la fin de l’année 1956.
Tcham Kouider fût abattu le 14 février 1957 par un terroriste fellaga. Sa dépouille fût portée par ses camarades. On fit un discours.

Caîd Mechta portait le drapeau et l’inclina bien bas devant la tombe encore ouverte.il ne se passa pas longtemps avant que Caîd Mechta ne fût à son tour, l’objet de menaces de mort. Il rendit compte à son président et, tout comme Tcham Kouider, refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fut. Il fut abattu le 21 juin 1957.
Bensekrane Yahia conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur. Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui aussi ne pût accepter de se renier, il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet, il fut abattu le 8 août 1957.
Hennouni Besseghit devint le 4ème porte-drapeau de cette année, il fut abattu le 5 octobre 1957.
Les évènements prenaient une meilleure tournure et Hadj Gachegache, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance.
Bey Bagdad lui succéda …Bey Bagdad fut abattu le 14 juillet 1959.
Addad Ali fit comme tous ceux qui l’avaient précédé et avec son humeur tranquille, quand il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste dont il était investi, il fut abattu le 11 septembre 1959.
Son camarade Rhamouni Lakdar releva sa charge et après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.
Il se trouva des volontaires dans la section des combattants de Mostaganem pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à Berlarbi Larbi. Belarbi Larbi reçut une balle dans la tête le 16 janvier 1961.Il advint que Belarbi Larbi n’en mourut pas. Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France, puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France, il emporta son drapeau.
Belarbi Larbi est en France, il est toujours porte-drapeau. Il n’est pas sûr de ne pas être encore menacé. Il ne se pose pas la question de savoir ce que signifie encore le drapeau de la section des anciens combattants de Mostaganem, ni ce qu’il pourra en advenir de son drapeau et de lui-même. Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le drapeau.
Je salue son drapeau, roulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourds du poids de tant d’âmes et de tant de foi et de tant d’amour de la France.
Général Vanuxem

Belarbi Larbi est décédé en Mai 1996, à Mantes La Jolie en sa maison, il a eu une fille, qu’il a prénommé France. le drapeau de mostaQuand on aime ……!!

 

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Abd-el-kader et Abd-el-rahman 1831-36

Posté par lesamisdegg le 12 août 2016

Dés 1831, l’empereur du Maroc Abd el-Rahman chercha à s’emparer de Tlemcen, et c’est dans la crainte que toute la province ne tombât entre les mains de ce voisin puissant, que le général Clauzel fit occuper la ville d’Oran le 4 janvier 1832. En même temps, le colonel d’état major Auvray fut envoyé vers l’empereur pour sommer ce prince de respecter le territoire algérien, comme étant une dépendance de la France. Le colonel Auvray ne dépassa pas Tanger, où il fut retenu par le gouverneur de la province,cependant la cour de Maroc promit d’évacuer la province d’Oran, et de ne plus se mêler des affaires de la régence; mais cet engagement ne fut pas respecté.

Lorsqu’il s’agit, bientôt après, d’imposer des beys tunisiens aux provinces de Constantine et d’Oran, les principaux chefs de cette dernière envoyèrent une députation à Muley-Abd-el-Rahman, pour l’inviter à venir prendre possession de la province menacée. Au nombre des personnages chargés de cette mission, figuraient les chefs des Douairs et des Zmélas, et à leur tête Mustapha-ben-Ismael et El-Mezari, devenus ensuite deux de nos plus fidèles serviteurs; ils furent accompagnés par les chefs de Tlemcen, parmi lesquels se distinguait au premier rang Ben-Noona, institué plus tard par l’empereur caïd de Tlemcen.

Muley-Abd-el-Rahman accepta avec empressement la proposition qui lui était faite, et se hâta d’envahir le territoire algérien avec une armée de 12,000 hommes, commandés par Muley-Ali, son neveu, et un autre chef appelé Bel-Amri. Le premier prit possession de Tlemcen et de ses environs; le second s’avança jusqu’à Miliana, d’où il fut repoussé .

Le successeur du général en chef Clauzel, M. le duc de Rovigo, écrivit au consul général de France à Tanger, pour l’engager à faire à ce sujet des remontrances à l’empereur de Maroc; mais cette négociation secondaire vint bientôt se fondre dans celle que dirigea M. le comte Charles de Mornay, envoyé extraordinaire de la France. M. de Mornay informa le duc de Rovigo, par dépêche datée de Méquinez, le 4 avril 1832, que le gouvernement marocain, renonçait d’une manière positive à ses prétentions sur la ville de Tlemcen et sur les districts environnants, dépendant de l’ancienne régence d’Alger. En conséquence, l’empereur de Maroc s’engageait à ne plus entrer dans les démêlés que nous pouvions ou pourrions avoir à débattre avec les habitants de ces contrées, qu’il reconnaissait appartenir maintenant à la France.

Forcé ainsi de renoncer à agir directement sur la régence d’Alger, l’empereur de Maroc voulut du moins exercer une influence occulte dans les affaires de la province d’Oran, qu’il espérait réunir tôt ou tard à son empire. A cet effet, il se mit des lors en relations intimes avec le jeune Abd-el-Kader, qui commençait déjà à briller d’un certain éclat dans cette contrée, et qui, à raison de son âge, lui parut devoir se soumettre à son ascendant avec plus de docilité que les autres chefs. Outre cela, il existait entre eux une espèce de lien de parenté, l’un et l’autre se disant chérifs ou descendants du prophète. Abd-el-Kader, en homme habile, accepta le patronage qui lui était offert, se réservant de l’employer à son propre agrandissement.

Dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, Abd-el-Kader a jusqu’ici tenu, vis-à-vis de l’empereur, la conduite d’un vassal. C’est le nom de ce prince qu’il a fait constamment invoquer dans la khotha (prière pour le souverain) récitée dans les mosquées soumises à son autorité; c’est à ce prince qu’il a successivement fait hommage des cadeaux qu’il a reçus de la France, après le traité conclu avec le général Desmichels, le 26 février 1834, et le traité de la Tafna, du 30 mai 1837; c’est à lui aussi qu’il a souvent envoyé, soit les prises qu’il faisait sur nos colonnes, comme à la suite de l’affaire de la Macta, soit même les prisonniers qu’il enlevait à nos alliés indigènes, entre autres notre bey de Médéah en 1836, Mohammed-Ben Hussein, mort en prison à Oujda. En retour de ces actes de soumission, Abd-el-Kader a tiré jusqu’à ce jour du Maroc ses principales ressources en armes et en munitions, qui lui ont permis de continuer la lutte .

L’assistance donnée par Abd-el-Rahman à Abd-el-Kader, et surtout la présence de 5,000 Marocains dans les rangs de notre ennemi aux combats des 20 et 27 janvier 1836, après la prise de Tlemcen, nécessitèrent l’envoi d’une nouvelle mission auprès de l’empereur. Elle fut, confiée à M. le colonel de La Rue, aujourd’hui maréchal de camp. Cet envoyé, qui, dans le cours de sa mission, ne déploya pas moins de modération que de fermeté, obtint, comme M. de Mornay, les mêmes protestations d’amitié, les mêmes désaveux de toute participation à des menées hostiles, les mêmes assurances du désir de maintenir la bonne harmonie et la paix entre les deux États voisins. Mais ces assurances, ces protestations ont eu la valeur des premières; les relations ont continué entre l’empereur et l’émir sur le même pied que par le passé, et des secours de toute nature n’ont pas un instant cessé d’être envoyés à notre ennemi, jusqu’à ce que les choses en soient venues à l’agression ouverte du 30 mai dernier.

1840 empire de Maroc , régences d'Alger , de Tunis et de Tripoli

1840 empire de Maroc , régences d’Alger , de Tunis et de Tripoli

L’Illustration juillet 1844

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Compagnies Méharistes Sahariennes

Posté par lesamisdegg le 2 août 2016

A la fin du 19e siècle, Marie Joseph François Henry Laperrine d’Hautpoul, jeune saint-cyrien et capitaine de cavalerie au 2e dragons, s’ennuie ferme dans son cantonnement de métropole. Il lui faut de l’aventure. Ce sera l’Afrique ! Arrivé au Sahara, il est conscient, comme bon nombre de soldats connaisseurs de la région, que guerroyer dans cet espace difficile nécessite d’employer des moyens adaptés. « S’il faut lutter contre des nomades, alors utilisons les moyens des nomades et les nomades eux-mêmes ». 

En 1897, après un séjour en métropole, il retourna au Sahara qu’il ne devait plus quitter. Cette longue expérience lui permit de mettre au point l’organisation de compagnies méharistes en se basant sur le fait que, pour lutter contre des nomades, il faut employer des nomades. Mais pour avoir bien en main ces auxiliaires jugés incapables de se plier à une discipline militaire, il fallait respecter leur cadre traditionnel et leurs coutumes parfois anarchiques. Pour ces raisons, Laperrine voulait que les futures compagnies sahariennes devinssent de véritables tribus nomades, astreintes à un minimum de service et placées sous l’autorité paternelle mais ferme d’officiers des affaires indigènes et de gradés français volontaires, capables de mener la vie rude et sobre de leurs hommes. De plus, chaque formation devrait avoir une organisation intérieure correspondant à sa mission et à la région dans laquelle elle était destinée à opérer. Cette souplesse de conception administrative devait être difficilement admise par l’état-major de l’armée et les services financiers du ministère.

Un fait d’armes, resté célèbre dans l’histoire du Sahara, allait, le 7 mai 1902, donner définitivement raison à ceux qui assuraient que la pacification du désert ne pouvait être poursuivie qu’avec des troupes spéciales. Il s’agit du combat de Tit au cours duquel le goum du lieutenant Cottenest, formé à l’aide de nomades du Tidikelt récemment soumis et d’une cinquantaine de Chaambas, mit en déroute un « rezzou » de 300 Touareg. En 1902, Laperrine , nommé commandant des oasis, fait découvrir le sud algérien à l’un de ses camarades de Saint-Cyr, dont l’ermitage dans le Hoggar allait demeurer célèbre : Charles de Foucauld.

« Souvenir français »

fort polignac 1955

fort polignac 1955

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ORAN 14 juillet 1928

Posté par lesamisdegg le 14 juillet 2016

Comme les années précédentes, la population oranaise a célébré la fête nationale du 14 Juillet avec beaucoup d’entrain. Les diverses manifestations prévues au programme de la journée de samedi ont été suivies avec intérêt par le public.

Dès 7 heures du matin, une foule nombreuse envahit les abords du boulevard Gallieni où doit se dérouler la revue des troupes de la garnison. Lorsque le canon tonne, pour annoncer le début de la cérémonie, la tribune d’honneur réservée aux personnalités officielles est abondamment garnie.

Escorté de son état-major, le général de Lamothe, passe l’inspection des troupes qui s’alignent jusqu’à la promenade de l’Etang. Au-dessus de la ville une escadrille d’avions évolue en ordre de combat. Face aux tribunes, il est ensuite procédé à la remise des décorations. Puis les troupes se reforment près de la rampe Valès et défilent impeccablement aux sons d’une marche guerrière.

Quelques instants après, M. le général de Lamothe se rend place d’Armes où les membres de l’association « Les Poilus d’Orient » se trouvent réunis au pied du monument de Sidi-Brahim. Après avoir remis le drapeau du groupement, à M. Touret, président, M. le général de Lamothe remercie ce dernier de l’avoir associé à cette manifestation. Puis, il exprime son plaisir de se retrouver au milieu des vaillants « poilus » qui, en Orient, par leurs héroïques prouesses contribuèrent largement au succès final des armées françaises et alliées, dans la grande guerre de 1914-18.

C’est ensuite le défilé des sociétés sportives et musicales de la ville qui attire l’attention du public qui s’est répandu dans les grandes artères centrales. Parties de l’avenue Loubet, où elles s’étaient rassemblées autour du monument de la Victoire, les sociétés parcourent en très bon ordre la rue d’Arzew, le boulevard Séguin et la place d’Armes. Elles s’alignent face aux grands escaliers de l’Hôtel de Ville où se trouvent M Menudier, premier adjoint au maire, remplissant les fonctions de maire, entouré du Conseil municipal au complet. La dislocation a lieu après le « Salut au drapeau » exécuté par les fanfares.

Sur divers points de la ville d’autres cérémonies ont eu lieu au milieu d’un grand nombre d’assistants. Dans le courant de l’après-midi, une brillante fête indigène s’est déroulée au village Nègre. Des épreuves sportives et des jeux divers ont obtenu le meilleur succès. Jusqu’à une heure avancée de la nuit, les nombreux bals publics organisés sur les différentes places de la ville ont connu une grosse affluence et un très vif entrain.

défilé des sociétés sportives

défilé des sociétés sportives

tiré de « L’Afrique du Nord illustrée »

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711 invasion musulmane de L’ESPAGNE

Posté par lesamisdegg le 11 juillet 2016

Le 11 juillet 711, les mahométans défont les troupes de Rodrigue, roi wisigoth qui règne sur l’Espagne chrétienne. Cette bataille de GUADALETE va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d’au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d’abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par les Francs de CLOVIS et s’étaient repliés sur la péninsule espagnole.

A  l’aube du VIIIe siècle, Wittiza, un roi wisigoth, est démis de ses fonctions. De dépit, il appelle à l’aide un seigneur musulman , l’émir de Tanger. Les chrétiens d’Occident ont  à cette époque une notion très floue de l’islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale. L’émir de Tanger envoie à son nouvel ami une armée berbère commandé par Tarik ibn Zyad.

C’est ainsi qu’en avril 711, 6000 guerriers débarquent en Espagne. Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (ar «djebel al Tarik» montagne de Tarik). Les musulmans s’emparent d’Algésiras et s’avancent vers Cordoue. Ils se heurtent bientôt à l’armée du roi Rodrigue.

La rencontre est dite bataille de Guadalete . Bien que les Wisigoths soient très supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Wittiza. Le roi Rodrigue périt dans l’affrontement.

Tarik n’a plus beaucoup de mal à s’emparer de Cordoue, Séville, Grenade… Il est rapidement rejoint par l’émir Mousa . Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l’Espagne. En quelques années, la résistance chrétienne est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l’extrême nord de la péninsule.

Les envahisseurs  traversent les Pyrénées. Ils se heurtent à Toulouse au duc d’Aquitaine. La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef Pélage bat les musulmans à Covadonga, près d’Oviedo. Cette bataille symbolise le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens -la «Reconquista»-..
bataille de GUADALETE

Miss V. Pédia.

 

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Le massacre d’ORAN-the massacre of Oran- 5 7 1962

Posté par lesamisdegg le 5 juillet 2016

 

11 h Le sirocco s’est levé, depuis quelques minutes et, bien que nous roulions sur la route de Tlemcen à Oran à plus de 100 à l’heure, l’air qui nous fouette est brûlant. A la sortie d’un petit village écrasé de chaleur, nous sommes arrêtés par deux soldats de l’ALN qui portent des mitraillettes tchèques en travers de la poitrine. L’un d’eux s’approche, entre sa tête dans la voiture et avec un grand sourire nous serre la main à tour de rôle; nous repartons.

12h20 -Dans les faubourgs d’Oran, autre barrage. Brusquement, il n’est plus question d’amabilité. Un soldat de l’ALN ouvre ma portière avec violence, et me fait littéralement tourbillonner hors de la voiture. Là, il me pose sa mitraillette sur le ventre pendant qu’un autre me fait lever les bras et me fouille de la tête aux pieds.  Mon collègue Biot, se fâche « Enfin, qu’est-ce qui vous prend ? Nous sommes journalistes ! » Aussitôt, changement d’attitude. La mitraillette s’abaisse « Il y a eu des coups de feu devant la mairie -m’explique le soldat-. Il y a beaucoup de blessés et beaucoup de morts; ça tire encore en ce moment ». 

the massacre of oran  1962 07 -galéa jean misères de la guerre 1967

the massacre of oran 1962 07 -galéa jean misères de la guerre 1967

 Nous sommes stupéfaits. Je demande »Qui a tiré ? » C’est l’OASSE, bien sûr ! Au loin, nous entendons crépiter des coups de feu ponctués d’explosions.


12h50 -Nous roulons au pas. Notre hôtel n’est qu’à 500 mètres, mais il me semble qu’il nous faudra des heures pour y parvenir. Autour de nous, des soldats musulmans embusqués dans les porches des maisons tirent à l’aveuglette.

12h55 -Nous embouchons le boulevard du 2e Zouaves. Une mitrailleuse lourde se déchaîne, puis une autre. Nous restons paralysés. Puis, brusquement, je réalise et je me mets à brailler « Mais, bon sang, c’est sur nous qu’ils tirent! ». « Marche arrière » crie Biot. La voiture bondit en arrière dans un hurlement de pignons. Nous virons à toute allure, en marche arrière. Je bloque les quatre roues, moteur calé. Nous nous précipitons vers un porche. Tout cela n’a pas duré plus de cinq secondes. Nous n’avons pas le temps de souffler. -Haut les mains ! Nos bras jaillissent vers le ciel. Je crie: -Nous sommes journalistes. L’autre, un ATO à mitraillette, se fige aussitôt et nous exécute un irréprochable «présentez armes».

13h -L’ATO est monté sur le capot de la voiture et nous dirige vers le Commissariat central: -Là-bas, vous serez en sécurité, dit-il. En fait, à peine arrivés, nous nous retrouvons tous à plat ventre sous les balles qui viennent d’on ne sait où.

13h20- Nous avons trouvé refuge dans une caserne de zouaves… Un cadavre est écroulé devant la porte de la caserne. C’est un musulman que d’autres civils musulmans ont poursuivi jusqu’ici. Avant même que les zouaves aient eu le temps d’intervenir, le malheureux a été abattu d’une balle de revolver, puis achevé à coups de crosse et à coups de couteau. Le corps n’a plus rien d’humain. La tête est à moitié arrachée.

14h -A l’abri dans la caserne, nous montons sur la terrasse et, à la jumelle, nous regardons ce qui se passe: les voitures fouillées, les ambulances de la Force locale qui passent, hérissées de mitraillettes. Vers le quartier Saint-Eugène, un vacarme énorme se déclenche. Mortiers, grenades, mitrailleuses lourdes, tout y passe. Une demi-heure plus tard, on tire toujours à Saint-Eugène. De notre côté, les choses semblent calmées. A la jumelle, je vois deux soldats français fouillés par des civils musulmans en armes.

15h -Un capitaine qui commande un détachement de zouaves a réussi à faire libérer les Européens retenus prisonniers par les ATO au Commissariat central.

15h15 -Je vois une longue colonne d’Européens qui remontent la rue, plus de quatre cent. Les visages sont durs, fermés, certains tuméfiés. La colonne est silencieuse. C’est un spectacle poignant. A 15h30, les tirs se sont tus.

17h30 -Les rues sont désertes.

Le lendemain, on cherche des explications. Quel est le bilan ? Comment la fusillade a-t-elle démarré ? Sur les causes de la fusillade, il court deux versions différentes. On parle, bien sûr, d’une provocation OAS, mais cela semble peu vraisemblable. Il n’y a plus de commandos, ou presque, parmi les Européens qui sont demeurés à Oran… On parle aussi de règlements de comptes politiques entre musulmans. Or, on raconte en ville que, durant la nuit du 5 au 6, nombre de musulmans ont été collés au mur en ville arabe et fusillés. On ajoute que parmi eux, il n’y avait pas que des pillards. Ceci tendrait donc à confirmer la thèse du règlement de comptes. Peut-être s’agit-il tout simplement d’un coup de feu lâché par inadvertance ou par enthousiasme par l’un de ces nombreux jeunes musulmans qui étaient descendus en ville avec un revolver passé dans la ceinture ? Déjà au soir du 1 er juillet, on dénombrait un grand nombre de morts et de blessés en ville musulmane, morts et blessés simplement victimes de fantasias.

Ce qui est certain, c’est que cette fusillade fut le résultat d’une crise d’hystérie collective durant laquelle les coups de feu partirent dans tous les sens. Un autre élément est le fait que quinze cadavres européens qui se trouvent à l’hôpital civil d’Oran, treize ne portent pas de blessures par balle, mais ont bien été tués à coups de couteau. Quant au bilan des morts et des blessés, on ne saura jamais avec certitude ce qu’il en a été. Les victimes musulmanes furent immédiatement emportées en ville arabe et, comme le Coran le prescrit, enterrées le jour même; il est demeuré impossible de faire un dénombrement exact des victimes…

C’est sur nous qu’ils tirent!  par Serge Lentz

extrait du Paris-Match n°692, 14 juillet 1962

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ORAN juin 1962

Posté par lesamisdegg le 30 juin 2016

Les 29 et 30 juin 1962 , l’Espagne du général Franco vient au secours des Pieds-Noirs en affrétant deux ferrys < le Victoria et le Virgen de Africa > .Pour accoster le long des quais d’Oran il aura fallu longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes .

Le 30 à 10 h du matin , malgré l’opposition du de Gaulle , le général Franco donne l’ordre à ses capitaines d’embarquer les Pieds-Noirs , faisant fi de la pression imposée par la France .
Franco prévint de Gaulle qu’il était prêt à l’affrontement militaire pour sauver ces Pieds-Noirs abandonnés sur les quais d’Oran et livrés à la barbarie des terroristes djihadistes fells. De Gaulle est également informé que l’aviation et la marine de guerre espagnoles sont en route jusqu’aux eaux internationales , face à Oran .
Face à la détermination du général Franco , la France cède et le samedi 30 à 13 h ces 2 bateaux espagnols ont pu embarquer 2200 Pieds-Noirs , 85 voitures et un camion .Lors de l’embarquement , les courageux capitaines espagnols durent s’opposer à la montée d’une compagnie de CRS sur leurs bateaux , des CRS qui voulaient lister tous les Pieds-Noirs embarqués à destination de l’Espagne.
Finalement à 15 h 30 , les quais d’Oran , noirs de monde se vidèrent . Les bateaux espagnols prirent enfin la mer malgré une importante surcharge .
De l’arrivée jusqu’au départ des ferrys espagnols , les Pieds-Noirs scandaient :

< Viva España ! Viva Franco !!>.

oran gare maritime 06 1962

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Télégraphe aérien en Algérie

Posté par lesamisdegg le 22 juin 2016

Tandis que la télégraphie aérienne était sur le point de disparaître en France, le gouvernement résolut de l’introduire en Algérie pour prêter son concours aux opérations militaires. M. Alexandre, fonctionnaire de l’administration, fut chargé d’aller étudier sur place l’établissement de grandes lignes et d’organiser le personnel nécessaire, et, au mois de juin 1844, le Ministre de la guerre prit un arrêté organisant définitivement la télégraphie dans toute l’Algérie. Un réseau aérien fut construit en Algérie de 1844 à 1854, sous la direction de M. César Lair. Les travaux furent exécutés par le génie militaire, d’après les données fournies par les employés du télégraphe. Ils ne furent pas d’ailleurs sans danger : souvent il fallut s’entourer de bataillons, pour protéger les travailleurs contre les attaques des arabes.

Les lignes partant d’Alger desservaient vers l’ouest et le sud-ouest : Blidah, Milianah, Médéah, Cherchell, Tenez, Orléansville, Mostaganem, Oran, Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen ; vers l’est : Aumale, Dellis, Bougie, Sétif, Constantine, Philippeville, Guelma, Bône, et enfin vers le sud-est : Batna et Biskara. Les postes télégraphiques ne ressemblaient pas à nos stations françaises. C’étaient de véritables blockhaus, flanqués de deux petits bastions, et environnés d’une palissade, percée de meurtrières. Ainsi mis à l’abri, le poste télégraphique pouvait résister à toutes les attaques des malfaiteurs. Il faut dire néanmoins, qu’ils n’eurent jamais à repousser aucune attaque.

En raison de la pureté habituelle de l’atmosphère, les stations télégraphiques de l’Afrique française étaient séparées par une distance de douze kilomètres. M. César Lair avait simplifié les signaux, ainsi que le vocabulaire, et ces réformes judicieuses accéléraient sensiblement le passage des dépêches.

L’appareil télégraphique fut réduit à sa plus simple expression. Il ne consista plus qu’en un régulateur fixe, avec deux indicateurs mobiles ; le tout soutenu par deux poteaux parallèles. Un vocabulaire spécial dut être appliqué à l’appareil ainsi modifié par la suppression d’une des pièces principales.

Par son extrême simplicité, le télégraphe d’Afrique présentait moins de chances de dérangements et fatiguait peu l’opérateur. Il rendait plus facile le passage des dépêches, au moyen de son vocabulaire, aussi riche que celui de France, quoique basé sur un nombre de signaux moindre

Pour établir très-rapidement les lignes, M. César Lair fit construire des supports formés de deux poteaux obliquement croisés aux deux tiers de leur hauteur, et pouvant se fermer comme les deux lames d’une paire de ciseaux. La partie la plus longue des poteaux se démontait en deux pièces, et les indicateurs de la machine pouvaient se replier, avec leur queue, sur le régulateur. Un télégraphe, machine et support, démonté et replié, ne présentait pas une longueur de plus de 3 mètres, et pouvait facilement être transporté par un seul mulet. En un quart d’heure, il pouvait être déchargé, monté et prêt à fonctionner. « C’était là, dit M. Gerspach, le véritable télégraphe aérien de campagne, vainement cherché sous la République et l’Empire ». Les stationnaires étaient choisis parmi des sous-officiers en congé, habitués, par un long séjour, au climat de l’Afrique et aux mœurs du pays.

La télégraphie aérienne a parfaitement fonctionné pendant quinze ans, dans notre France d’Afrique, sous la direction de M. César Lair. Elle fut remplacée, en 1859, par la télégraphie électrique. M. César Lair, le même qui avait fait construire, en 1844, la première station de télégraphie aérienne, faisait démolir le dernier blockhaus de télégraphe aérienne.

1844 Algérie

1844 Algérie

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